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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SCEA de Fort Moville, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la région Normandie du 26 septembre 2023 lui refusant une autorisation d'exploiter des parcelles à Saint-Pierre-en-Auge. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard du code rural et de la pêche maritime et du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) de Normandie. Il a également estimé que le préfet avait correctement appliqué le SDREA en classant la demande de la SCEA au rang de priorité n°5, inférieur à celui du candidat concurrent (rang n°3), justifiant ainsi le refus. Les autres moyens, notamment l'illégalité du SDREA, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 28 juin 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident de dix ans et le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a constaté que le préfet avait renouvelé la carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le refus de la carte de résident, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant la décision suffisamment motivée, exempte de défaut d'examen particulier, et a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet du Calvados d'abroger un arrêté du 21 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus d'abroger une décision non créatrice de droits n'a pas à être motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Surtout, il a rappelé que, sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, un tel refus ne peut être contesté qu'en raison d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à la décision initiale, et non pour des illégalités originaires. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante comorienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Orne du 8 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays d'éloignement et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen complet et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie commune avec son compagnon étant récente et les ressources insuffisantes. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la CEDH, ont été implicitement écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Calvados. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement vérifier, au-delà de l'inscription au registre du commerce, le caractère effectif de l'activité commerciale créée par le requérant, en application de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en écartant les moyens d'incompétence, d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a rappelé la procédure en deux temps pour l'admission exceptionnelle au séjour, sans se prononcer sur le bien-fondé de la décision préfectorale dans cet extrait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Jansar Logistics SP. Z O.O. Cette société demandait l'annulation d'un rapport établi par l'inspection du travail, qui relevait des manquements au code du transport et au code du travail. Le juge a estimé que ce rapport, qui ne préjuge pas des sanctions administratives futures, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence du mariage et de la présence des attaches familiales de l'intéressé en Algérie. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de l’autoriser à exercer des activités privées de sécurité. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la seule circonstance que le requérant soit sans emploi ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Calvados rejetant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante brésilienne. Le juge a retenu la condition d'urgence, compte tenu de la promesse d'embauche de l'intéressée et de son mariage imminent avec un ressortissant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'affaire a été renvoyée à une formation collégiale pour jugement au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire" ou "salarié" à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus privant le requérant de toute ressource et l'empêchant d'exercer une activité professionnelle pour laquelle il avait signé un contrat. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance et justifiant d'une formation et d'une insertion professionnelle. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension par M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. A ne démontrait pas que la rupture de ses contrats de travail à durée déterminée résultait directement de la décision attaquée. Sur le fond, aucun doute sérieux n'a été retenu, le préfet ayant valablement pu rejeter la demande de changement de statut faute d'autorisation de travail et après avoir invité le requérant à produire des éléments complémentaires sans réponse. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2024. En effet, l'administration fiscale avait prononcé le dégrèvement de l'imposition contestée après l'introduction de la requête. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Agon-Coutainville accordant un permis de construire une maison d’habitation à la SARL Seibern. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité de ce permis pour divers motifs, dont l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la compétence du maire était établie et que les règles d’urbanisme invoquées étaient respectées. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le refus de l'administration des douanes de lui accorder deux jours de télétravail par semaine. La juridiction a estimé que ce refus constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car il ne porte pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales de l'agent. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 28 mai 2025, a rejeté la requête de M. B A contestant le taux d'incapacité attribué par son organisme de sécurité sociale. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, ce type de contestation ressort de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires spécialement désignés. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Celle-ci constituait un recours gracieux adressé par erreur au tribunal, et non une requête contentieuse comportant des conclusions soumises au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Calvados de le convoquer et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le simple risque d'une mesure d'éloignement ne suffisant pas à l'établir. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation pour devenir psychologue du travail, ainsi que d’une demande indemnitaire. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l’intéressé au regard des dispositions du code du travail et de l’ensemble des circonstances de fait. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du contentieux des aides aux travailleurs privés d’emploi.