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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Caen

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Caen

11 389 décisions disponibles — page 143/570

OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA14-2501067(TA14-2501067)

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réversion de la pension d'ancien combattant de son mari décédé. Mme B, résidant au Maroc et non représentée par un avocat, n'a pas justifié de son élection de domicile sur le territoire français, européen ou suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste, non régularisée malgré une invitation, a conduit au rejet de la requête par ordonnance.

29 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501435(TA14-2501435)

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension par M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour six mois. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. A ne démontrait pas que la rupture de ses contrats de travail à durée déterminée résultait directement de la décision attaquée. Sur le fond, aucun doute sérieux n'a été retenu, le préfet ayant valablement pu rejeter la demande de changement de statut faute d'autorisation de travail et après avoir invité le requérant à produire des éléments complémentaires sans réponse. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA14-2501365(TA14-2501365)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Calvados rejetant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante brésilienne. Le juge a retenu la condition d'urgence, compte tenu de la promesse d'embauche de l'intéressée et de son mariage imminent avec un ressortissant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'affaire a été renvoyée à une formation collégiale pour jugement au fond.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA14-2501430(TA14-2501430)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour "travailleur temporaire" ou "salarié" à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus privant le requérant de toute ressource et l'empêchant d'exercer une activité professionnelle pour laquelle il avait signé un contrat. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance et justifiant d'une formation et d'une insertion professionnelle. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2300541(TA14-2300541)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du maire de Granville du 7 septembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux pour le remplacement de fenêtres en bois par des fenêtres en PVC. Le tribunal a jugé que l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France, sur lequel se fondait l'arrêté, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation ni d'inexacte application des dispositions de l'article 3-4 du règlement de la zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP), applicable en vertu de la loi du 7 juillet 2016. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et d'injonction, ainsi que des demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 425-2 du code de l'urbanisme et L. 632-2 du code du patrimoine.

28 mai 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501489(TA14-2501489)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant le refus de l'administration des douanes de lui accorder deux jours de télétravail par semaine. La juridiction a estimé que ce refus constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car il ne porte pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales de l'agent. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes manifestement irrecevables.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2300585(TA14-2300585)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SCI Le Madison, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2017-2020. La société avait déduit la TVA sur des travaux de rénovation d’un bien immobilier, mais l’administration a estimé que son option pour l’assujettissement à la TVA était invalide, car les locations consenties étaient destinées à l’habitation, ce qui est exclu par l’article 260 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la SCI n’avait pas démontré une intention réelle d’exercer une activité économique soumise à TVA, et que les locations saisonnières à partir de 2021 étaient exonérées en vertu de l’article 261 D du même code. En conséquence, les rappels de TVA et la majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) ont été maintenus.

28 mai 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501511(TA14-2501511)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Celle-ci constituait un recours gracieux adressé par erreur au tribunal, et non une requête contentieuse comportant des conclusions soumises au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2300658(TA14-2300658)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2009 à 2014. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait pu légalement appliquer le délai spécial de reprise de dix ans prévu à l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, car les omissions d'imposition avaient été révélées par l'instance pénale (la condamnation pour abus de biens sociaux) et non par la simple enquête préliminaire. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de non-cumul des poursuites et des peines, estimant que les sanctions fiscales et pénales étaient distinctes et proportionnées. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2301648(TA14-2301648)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SASU KFE Resto, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2019 à 2021. La société, soumise à une taxation d'office en raison de l'absence de déclarations, n'a pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions, comme l'exigent les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration, fondée sur les comptes bancaires et les données de la caisse enregistreuse, était justifiée. Les demandes de réduction des impositions et de suspension des poursuites ont donc été rejetées.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2301791(TA14-2301791)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A contre la délibération du 16 mai 2023 autorisant la vente de l'ancienne école de Contrières. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la convocation respectait le délai de trois jours francs (article L. 2121-11 du CGCT) et que les procurations des conseillers absents étaient régulières. Il a également rejeté les moyens de fond, considérant que le bien avait été régulièrement déclassé du domaine public et que le prix de vente, fixé sur la base d’un avis des domaines, ne constituait pas une libéralité prohibée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, y compris celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2301871(TA14-2301871)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SARL Formanett. La société contestait une décision du préfet de la région Normandie lui ordonnant de reverser 74 203,15 euros de fonds de formation professionnelle, au motif qu'elle ne justifiait pas de la réalisation des actions de formation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre la décision initiale du 26 janvier 2023, celle-ci ayant été remplacée par la décision du 11 mai 2023 prise sur recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article R. 6362-6 du code du travail. Sur le fond, le tribunal a écarté les moyens de la société, considérant que la procédure de contrôle était régulière et que le préfet avait suffisamment motivé sa décision, les pièces produites ne démontrant pas la réalité des formations dispensées.

28 mai 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501389(TA14-2501389)

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Calvados de le convoquer et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le simple risque d'une mesure d'éloignement ne suffisant pas à l'établir. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2301926(TA14-2301926)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du directeur départemental des finances publiques du Calvados de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute de son accident de trajet de 2013. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car l'expertise médicale produite montrait que l'état du genou de M. C résultait de l'addition de deux pathologies, dont l'une était dégénérative et non une conséquence exclusive de l'accident initial. La décision s'appuie sur l'article 47-18 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, qui définit les conditions de prise en charge d'une rechute.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2302024(TA14-2302024)

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, professeur d’EPS, qui contestait le refus implicite de la rectrice de l’académie de Normandie de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé que les propos à caractère sexuel tenus par l’agent envers une élève de 12 ans constituaient une faute personnelle détachable de l’exercice de ses fonctions, justifiant le refus de protection. La décision s’appuie sur les articles L. 134-1 et L. 134-4 du code général de la fonction publique. Les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA14-2302068(TA14-2302068)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande d'indemnisation de M. C, conseiller principal d'éducation, victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 13 juin 2017. La juridiction a rejeté les moyens relatifs à la légalité de la décision implicite de rejet de sa demande préalable, les jugeant inopérants car cette décision avait pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a rappelé que la responsabilité sans faute de l'administration était engagée du fait de l'accident de service. La solution retenue, fondée sur les principes de la fonction publique et le code général de la fonction publique, a été de reconnaître le droit à indemnisation de M. C pour les préjudices personnels non couverts par la réparation forfaitaire, tout en renvoyant à l'évaluation des montants par l'expertise.

28 mai 2025Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2501508(TA14-2501508)

Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 28 mai 2025, a rejeté la requête de M. B A contestant le taux d'incapacité attribué par son organisme de sécurité sociale. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, ce type de contestation ressort de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires spécialement désignés. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2302123(TA14-2302123)

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Logimanche d'un recours en excès de pouvoir contre un certificat d'urbanisme négatif délivré par la maire de Saint-Lô pour un projet de 129 logements. La société contestait notamment l'application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, relatif à la nécessité de travaux d'extension des réseaux publics. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune avait accompli les diligences appropriées en recueillant l'avis d'Enedis, qui confirmait la nécessité d'une extension du réseau électrique, et que l'autorité compétente n'était pas en mesure d'indiquer le délai et le maître d'ouvrage de ces travaux. Les autres moyens soulevés par la société Logimanche ont également été écartés.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA14-2302148(TA14-2302148)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix radié des cadres par le ministre de l'intérieur suite à sa condamnation pénale pour agression et harcèlement sexuels. Le tribunal a jugé que l'administration était tenue de prononcer cette radiation en raison de l'interdiction définitive d'exercer la profession de fonctionnaire de police, prononcée avec exécution provisoire, et qu'aucun reclassement n'était possible. Il a écarté les moyens d'illégalité, notamment ceux tirés de la rétroactivité, du défaut de reclassement ou de l'absence de caractère définitif du jugement pénal, en application des articles L. 550-1 du code général de la fonction publique et L. 114-2 du code de la sécurité intérieure.

28 mai 2025Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA14-2302166(TA14-2302166)

Le Tribunal Administratif de Caen annule un titre de perception de 7 708,10 euros émis par le préfet délégué pour la défense et la sécurité ouest à l’encontre de Mme C, psychologue contractuelle, pour un indu de rémunération. La juridiction retient un vice de forme : le titre mentionnait comme ordonnateur la préfète, alors que l’état récapitulatif des créances était signé par une autre personne (la secrétaire générale adjointe), en méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration et du V de l’article 55 de la loi du 29 décembre 2010. L’annulation du titre et de la décision implicite de rejet est prononcée, et l’État est condamné à verser 1 500 euros à Mme C au titre des frais de justice.

28 mai 2025Résumé IA
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