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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, technicien informatique au centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, qui contestait le refus du garde des sceaux de lui accorder un congé bonifié. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les nécessités de service justifiaient ce refus. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique (article L. 651-1) et du décret n°78-399 du 20 mars 1978 relatif au congé bonifié.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A, professeure de l’enseignement privé, d’une demande d’annulation d’un titre de perception émis par la rectrice de l’académie de Normandie pour le recouvrement d’un indu de rémunération de 12 412,03 euros, correspondant au demi-traitement perçu entre le 19 mai et le 31 décembre 2021. Mme A soutenait notamment que le titre était irrégulier et qu’elle avait droit à la conservation de ce demi-traitement. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le moyen tiré de l’absence de base légale était infondé, dès lors que le maintien du demi-traitement durant la procédure d’admission à la retraite, prévu par les décrets n°86-442 du 14 mars 1986 et n°87-602 du 30 juillet 1987, ne confère pas un droit définitif à son versement lorsque la décision de mise à la retraite a un effet rétroactif.
Le tribunal administratif de Caen a ordonné à M. A, occupant sans droit ni titre depuis le 1er mai 2014, de libérer une dépendance du domaine public de la gare du Mesnil-Clinchamps (parcelle AB263) après expiration d’une convention d’occupation temporaire. La société SNCF Réseau, gestionnaire du domaine, a obtenu l’expulsion sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de trois mois, sur le fondement de l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. La demande d’indemnisation du préjudice (14 026,85 euros) a été rejetée, faute de lien établi entre l’occupation et le montant réclamé.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SCEA de Fort Moville, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la région Normandie du 26 septembre 2023 lui refusant une autorisation d'exploiter des parcelles à Saint-Pierre-en-Auge. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard du code rural et de la pêche maritime et du schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) de Normandie. Il a également estimé que le préfet avait correctement appliqué le SDREA en classant la demande de la SCEA au rang de priorité n°5, inférieur à celui du candidat concurrent (rang n°3), justifiant ainsi le refus. Les autres moyens, notamment l'illégalité du SDREA, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 28 juin 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident de dix ans et le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Le tribunal a constaté que le préfet avait renouvelé la carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions sur ce point. Sur le refus de la carte de résident, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant la décision suffisamment motivée, exempte de défaut d'examen particulier, et a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet du Calvados d'abroger un arrêté du 21 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus d'abroger une décision non créatrice de droits n'a pas à être motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Surtout, il a rappelé que, sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, un tel refus ne peut être contesté qu'en raison d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait postérieur à la décision initiale, et non pour des illégalités originaires. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante comorienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Orne du 8 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays d'éloignement et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen complet et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la vie commune avec son compagnon étant récente et les ressources insuffisantes. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 3 de la CEDH, ont été implicitement écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2024. En effet, l'administration fiscale avait prononcé le dégrèvement de l'imposition contestée après l'introduction de la requête. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Calvados. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement vérifier, au-delà de l'inscription au registre du commerce, le caractère effectif de l'activité commerciale créée par le requérant, en application de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en écartant les moyens d'incompétence, d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public et d'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a rappelé la procédure en deux temps pour l'admission exceptionnelle au séjour, sans se prononcer sur le bien-fondé de la décision préfectorale dans cet extrait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence du mariage et de la présence des attaches familiales de l'intéressé en Algérie. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de l’autoriser à exercer des activités privées de sécurité. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la seule circonstance que le requérant soit sans emploi ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, par application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour obtenir une injonction de convocation en vue de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le récépissé avait été remis au requérant le 21 mai 2025, rendant sans objet la demande d'injonction. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, tout en admettant provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Jansar Logistics SP. Z O.O. Cette société demandait l'annulation d'un rapport établi par l'inspection du travail, qui relevait des manquements au code du transport et au code du travail. Le juge a estimé que ce rapport, qui ne préjuge pas des sanctions administratives futures, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Agon-Coutainville accordant un permis de construire une maison d’habitation à la SARL Seibern. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité de ce permis pour divers motifs, dont l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la compétence du maire était établie et que les règles d’urbanisme invoquées étaient respectées. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Rassemblement pour Mézidon Vallée d'Auge. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre à la commune de mettre à sa disposition des salles municipales pour des réunions publiques en vue des élections municipales de mars 2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perspective d'élections prévues dans près d'un an ne justifiant pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures. Il a également relevé que l'association n'établissait pas être dans l'impossibilité d'organiser ses réunions dans d'autres locaux.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de Mme B A contre le refus de France Travail (ex-Pôle Emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation pour un diplôme universitaire en nutrition. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressée à la date de sa décision, en tenant compte de la marge d'appréciation de l'administration. Se fondant sur les articles L. 5312-1 et L. 6121-4 du code du travail, ainsi que sur les délibérations du conseil d'administration de Pôle emploi, le tribunal a rejeté la requête. La solution retenue est que la décision de refus était légalement fondée, et la demande d'indemnité de 2 703 euros a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A de deux requêtes : une opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 052,86 euros, et une demande d’annulation du refus de remise gracieuse de cette dette. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a rejeté l’argument d’incompétence de l’auteur de l’acte et a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant. Il a constaté que l’indu résultait d’un défaut de déclaration d’une activité professionnelle non salariée, ce qui excluait la bonne foi de M. A. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, y compris celle relative aux frais de justice, en application des articles L. 5426-8-3 du code du travail et L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation pour devenir psychologue du travail, ainsi que d’une demande indemnitaire. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l’intéressé au regard des dispositions du code du travail et de l’ensemble des circonstances de fait. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du contentieux des aides aux travailleurs privés d’emploi.