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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir le traitement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. En l'absence de confirmation expresse du maintien de ses conclusions par le requérant, malgré une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du même code, celui-ci est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 23 avril 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen a condamné la société Poulingue à indemniser l'Établissement public du Mont-Saint-Michel pour les désordres affectant la porte d'entrée Ouest du centre d'information touristique, la rendant impropre à sa destination. La responsabilité décennale de la société a été retenue sur le fondement des principes régissant la garantie décennale des constructeurs, en raison d'un défaut de conception. L'indemnisation a été fixée à 12 729 euros, comprenant 8 729 euros pour les travaux réparatoires et 4 000 euros pour le trouble de jouissance, tandis que la demande pour préjudice d'image a été rejetée. Les textes appliqués sont les principes de la garantie décennale et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A contestant le refus du maire de Tracy-sur-Mer de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’existence d’un permis tacite, estimant que le délai d’instruction avait été interrompu par une demande de pièces complémentaires et qu’aucun permis tacite n’était né. Sur le fond, il a jugé que le refus était légalement fondé sur les dispositions du plan de prévention des risques littoraux, qui interdisent les nouvelles voies de desserte en zone exposée au recul du trait de côte, et a écarté les autres moyens comme inopérants ou infondés. La requête a été rejetée, de même que les conclusions à fin d’injonction et les demandes au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 24 avril 2024 par laquelle le préfet du Calvados avait suspendu l'instruction de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. C, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 20 juin 2025, ce qui ne le plaçait pas en situation irrégulière. La requête était dirigée contre le silence gardé par le préfet du Calvados.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contre une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Orne rejetant sa demande de remise d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 097,24 euros. En cours d’instance, la CAF a accordé une remise totale de cette dette le 25 avril 2024, donnant entière satisfaction au requérant. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait une contrainte émise par France Travail Normandie pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi de 1 087,58 euros. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, fondé sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction concernant le retrait de la prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat. Le tribunal a toutefois condamné l’Agence à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du même code, permettant de statuer par ordonnance sur les désistements et les frais.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C et F, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 21 mai 2024 par la maire de Trouville-sur-Mer à la société Trouville Frémont Habitat pour la réalisation de dix logements collectifs. Le tribunal a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt pour agir à la date d'affichage de la demande de permis, le 31 juillet 2023, en application des articles L. 600-1-2 et L. 600-1-3 du code de l'urbanisme. Ni la création tardive de leur société ni la signature postérieure d'un compromis de vente n'ont été retenues comme des circonstances particulières justifiant une dérogation. En conséquence, l'ordonnance a rejeté les conclusions à fin d'annulation et a condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du président du conseil départemental du Calvados refusant le renouvellement de l'allocation secours exceptionnel enfance famille. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du délai de six mois écoulé entre la décision contestée et le dépôt de la requête. Par ailleurs, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la violation des articles L. 111-1, L. 111-2 et L. 222-2 du code de l'action sociale et des familles, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de carte de séjour. Le préfet du Calvados ayant conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du même code. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s'être désisté. Par ordonnance du 23 avril 2025, il est donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme B qui sollicitait la remise totale d’un indu de prime d’activité de 3 143,77 euros, après que la CAF de l’Orne ne lui en ait accordé qu’une remise partielle de 738,68 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, résultant d’une information erronée d’un conseiller, et sa situation de précarité. Le tribunal a rappelé que la remise d’un indu s’apprécie au regard de la bonne foi et de la précarité du débiteur, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré ses charges, la situation financière de Mme B ne présentait pas un degré de précarité suffisant pour justifier une remise supplémentaire, et a donc rejeté sa requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". La juridiction a estimé que les éléments médicaux produits par la requérante ne démontraient pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide technique ou humaine, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision du président du conseil départemental a donc été jugée fondée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Mayenne-Orne-Sarthe pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 3 110,99 euros. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un vice de forme et un défaut de motivation. Le tribunal a jugé que la contrainte, signée par la directrice générale de la MSA, était régulière et que les mentions erronées sur les voies de recours étaient sans incidence sur sa validité. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A pour contester une décision de la caisse d'allocations familiales de la Manche ne lui accordant qu'une remise partielle sur un indu d'aide personnelle au logement. Les parties ont conclu un accord transactionnel le 19 novembre 2024, que la caisse a demandé au tribunal d'homologuer. Le tribunal a vérifié que l'accord était licite, respectait l'ordre public et comportait des concessions réciproques équilibrées, conformément aux articles 2044 et 2052 du code civil. Il a donc homologué la transaction et constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de remise de dette de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental du Calvados de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 244,92 euros. L’indu résultait d’une omission de déclaration de revenus par la requérante pour la période d’avril à septembre 2022. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité financière invoquée ne justifiait pas une remise totale de la dette, et que la condition de bonne foi n’était pas établie au regard de l’omission déclarative. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-1, L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant tunisien, contre le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour "salarié" ou "vie privée et familiale". Le tribunal a rappelé que l'accord franco-tunisien de 1988 régit l'admission au séjour pour activité salariée, excluant l'application de l'article L. 435-1 du CESEDA, mais que le préfet conserve un pouvoir discrétionnaire de régularisation. La solution retenue est que M. B, justifiant d'un contrat de travail à durée indéterminée depuis 2020, peut se prévaloir de motifs exceptionnels. La décision du préfet est annulée, et il est enjoint de réexaminer la demande dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Caen a statué sur la demande de Mme et M. D, qui contestaient le refus du département du Calvados de leur accorder une remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 9 513,57 euros pour la période de février 2021 à juillet 2022. Après avoir constaté qu’une remise partielle de 1 902,71 euros avait déjà été accordée en cours d’instance, le tribunal a examiné la demande de remise du solde restant de 7 610,86 euros. Se fondant sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les requérants n’établissaient pas leur bonne foi, l’indu résultant d’une omission de déclaration de ressources, et que leur situation de précarité ne justifiait pas une remise supplémentaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. A, qui contestait la décision du département du Calvados de ne lui accorder qu'une remise partielle de 1 054,12 euros sur un indu de RSA de 5 270,64 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi, affirmant ne pas avoir rempli lui-même les déclarations, et sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé les dispositions des articles L. 262-46 et suivants du code de l'action sociale et des familles, qui permettent une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision finale est attendue sur la base de l'appréciation de la bonne foi et de la précarité du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet du Calvados. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'accord franco-algérien de 1968, était suffisamment motivée et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, inapplicable aux Algériens. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de dossier déposé.