11 389 décisions disponibles — page 174/570
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'EARL Sanoner, qui contestait le refus du préfet de la région Normandie de l'autoriser à exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que le préfet avait fait une exacte application des critères de priorité du schéma régional directeur des exploitations agricoles (SDREA), en donnant la préférence au GAEC Canuet, classé en priorité n°2, par rapport à l'EARL Sanoner, classée en priorité n°5. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, notamment les articles relatifs au contrôle des structures et au SDREA.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le syndicat CFDT Défense Normandie d'une demande d'annulation du refus implicite du ministre des armées d'inscrire l'ancien bâtiment "Villeroi" sur la liste des établissements ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante. Le ministre avait soulevé une exception d'incompétence, arguant que le litige relevait du Conseil d'État. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la décision d'inscription d'un établissement sur cette liste n'a pas de caractère réglementaire et relève donc de la compétence du tribunal administratif territorialement compétent, en l'occurrence celui de Caen. Sur le fond, la décision ne tranche pas le litige, se bornant à écarter l'exception d'incompétence. Les textes appliqués sont l'article 41 de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 et les articles R. 311-1, R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante mongole. La requérante sollicitait l'annulation de ce refus, invoquant notamment un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de Mme B, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il annule la décision et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, en délivrant un récépissé dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre le refus du préfet du Calvados de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a jugé que le motif initial du refus, tiré de l'absence de trois années de présence régulière, était erroné. Cependant, il a accepté la substitution de motif demandée par le préfet, estimant que l'intéressée ne justifiait pas de trois années de séjour continu sous couvert d'un titre "salarié" comme l'exige l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. La requête de Mme B a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Pirou du 15 septembre 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour la construction d'un abri de jardin. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'inapplicabilité de la déclaration préalable (le projet relevant du permis de construire), n'était pas contesté par la requérante et suffisait à lui seul à justifier la décision. Le moyen tiré de l'inexacte application de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme a été écarté comme inopérant. Mme A a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que la requérante n'apportait pas de précisions suffisantes pour démontrer une méconnaissance de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024. Concernant l'obligation de quitter le territoire, les juges ont écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute de preuve d'une impossibilité de reconstituer la cellule familiale en RDC. En conséquence, les décisions subséquentes (fixation du pays d'éloignement et interdiction de retour) ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par le préfet de la Manche. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l'arrêté du 9 janvier 2023 par lequel le maire de Bricqueville-sur-Mer ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Cellnex France Infrastructures pour la construction d'un pylône de téléphonie mobile de 24,25 mètres. Le tribunal a d'abord admis l'intervention volontaire de la société Bouygues Telecom, destinataire des équipements. Sur le fond, il a jugé que les requérants, bien que voisins immédiats, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car le projet, situé à plus de 115 mètres de leur propriété et séparé par une route, une parcelle bâtie et un espace boisé, n'était pas de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du ministre des armées de l'admettre à la retraite anticipée pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que l'administration avait légalement apprécié les activités du requérant au regard des rubriques réglementaires de l'annexe I A du décret n°67-711 du 18 août 1967, sans établir de concordance suffisante avec les critères exigés. La solution retenue confirme le bien-fondé de la décision ministérielle, en application des articles 21 du décret n°2004-1056 du 5 octobre 2004 et des annexes du décret de 1967.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté les requêtes de la SAS Aqua clim services, qui contestait des rehaussements d’impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les exercices 2016 à 2019. La société soutenait notamment la déductibilité de redevances de marque versées à une société luxembourgeoise et de commissions versées à un prestataire, mais l’administration a remis en cause ces charges comme non justifiées ou anormales. Le tribunal a confirmé la position de l’administration, estimant que les redevances de marque ne correspondaient pas à des opérations réelles et que les commissions constituaient des salaires déguisés, sans démonstration de leur caractère commercial. Les textes appliqués incluent l’article 238 A du code général des impôts et les règles relatives à la déductibilité des charges.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État au paiement de sa rémunération pour des jours travaillés en mai 2023. La requérante n'a pas apporté la preuve du service fait, faute de production du procès-verbal d'installation signé par l'administration, pourtant prévu par son contrat. La décision s'appuie sur l'article L. 711-1 du code général de la fonction publique, qui conditionne le paiement de la rémunération à la réalité du service accompli.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B contestant les indus de revenu de solidarité active, de prime d'activité et d'aides exceptionnelles qui lui étaient réclamés. Le requérant soutenait ne pas vivre maritalement avec Mme C, mais le tribunal a estimé que la preuve d'une vie de couple notoire et permanente était rapportée. En application des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 842-1 et L. 842-7 du code de la sécurité sociale, la décision de la commission de recours amiable a été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de l'EURL LM Génération contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2017 à 2019, assorties de pénalités. La société contestait notamment la requalification d'apports en compte courant et d'une cession de véhicule en revenus distribués, ainsi que la réintégration de charges et de produits exceptionnels. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, estimant que les redressements étaient fondés sur les articles 38 et 109 du code général des impôts. Il a également confirmé l'application des pénalités pour manquements délibérés, jugeant que l'intention de la société d'éluder l'impôt était établie.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du président du conseil départemental du Calvados refusant de lui accorder une aide financière au titre de l'aide à domicile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de cinq mois écoulé entre la décision contestée et le dépôt de la requête, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite rejetant son recours contre la décision du 18 septembre 2024 du président du conseil départemental du Calvados, qui lui avait accordé une aide financière de 240 euros sans possibilité de renouvellement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du délai de six mois écoulé entre la décision contestée et le dépôt de la requête, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du président du conseil départemental du Calvados refusant de renouveler une aide financière de 320 euros, au motif que sa situation de précarité ne relevait pas d’un « accident de la vie » ou d’une « charge exceptionnelle » selon le règlement départemental d’action sociale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, Mme A ayant attendu six mois pour saisir le tribunal après la décision initiale de septembre 2024. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives à l’aide juridictionnelle et aux frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B D. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du président du conseil départemental du Calvados refusant de renouveler une aide financière mensuelle de 240 euros, au motif que sa situation ne relevait pas d'un "accident de la vie" ou d'une "charge exceptionnelle" selon le nouveau règlement départemental d'aide sociale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du délai de six mois écoulé entre la décision initiale et la requête, sans justification de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité du règlement départemental et de la méconnaissance des articles L. 222-3 du code de l'action sociale et des familles et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A C d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du département du Calvados refusant le renouvellement de son allocation d'aide à domicile. La requérante invoquait l'urgence liée à sa précarité et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'illégalité de la délibération du 24 juin 2024 modifiant le règlement départemental d'aide sociale, qu'elle estimait contraire aux articles L. 222-3 et L. 121-3 du code de l'action sociale et des familles. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé-suspension par Mme B C, mère de deux enfants en bas âge, contestant le refus implicite du président du conseil départemental du Calvados de renouveler une aide financière à domicile de 200 euros, au motif que sa situation ne présentait pas d'évolution. La requérante invoquait l'urgence liée à sa grande précarité et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'illégalité du nouveau règlement départemental d'aide sociale (délibération du 24 juin 2024) qui conditionnerait l'aide à un "accident de la vie", critère qu'elle estime discriminatoire envers les étrangers en situation irrégulière et contraire aux articles L. 222-3 du code de l'action sociale et des familles, à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et à la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation de précarité invoquée étant antérieure à la décision attaquée et ne caractérisant pas une urgence particulière justifiant la suspension. Aucune suspension n'a donc
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, du rejet implicite d’un recours contre une décision refusant l’octroi d’une aide à domicile à une famille en situation de grande précarité. La requérante conteste la légalité de la délibération du conseil départemental du Calvados du 24 juin 2024, qui a modifié le règlement départemental d’aide sociale en introduisant des critères restrictifs, notamment liés à un "accident de la vie". Le tribunal examine l’urgence, caractérisée par la situation de détresse de la famille sans ressources, et le doute sérieux sur la légalité de la décision, en s’appuyant sur les articles L. 222-3 et L. 121-3 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est la suspension de l’exécution de la décision attaquée, avec injonction de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.