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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait l'arrêté du 13 septembre 2022 mettant fin à l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) suite à son affectation à l'unité éducative en milieu ouvert (UEMO) de Caen 2. La requérante invoquait l'éligibilité de son poste et une atteinte au principe d'égalité. Le tribunal a jugé que, selon la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, le bénéfice de la NBI est lié à l'emploi occupé et non au grade, et que les fonctions en UEMO ne sont pas listées limitativement comme éligibles, même si l'unité est située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., interne en médecine, contestant le refus de validation de son stage semestriel en ophtalmologie. Le tribunal a jugé que la décision de refus de validation n'était pas au nombre des décisions individuelles défavorables devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de motivation a été écarté, et les autres moyens soulevés (abus de droit, discrimination, erreur manifeste d'appréciation) n'ont pas été retenus.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Calvados du 20 janvier 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant camerounais, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une intervention rapide, et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public, en application des articles L. 412-5 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Orne du 21 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait une erreur de fait et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le premier moyen, estimant que l'erreur alléguée sur son hébergement n'était pas le fondement de la décision. Concernant l'article 8, il a jugé que M. C ne justifiait pas de liens privés et familiaux suffisamment intenses en France pour caractériser une atteinte disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 21 février 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B, ressortissante congolaise accompagnée de ses trois enfants mineurs, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur une demande d'asile tardive, méconnaissait les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas pris en compte la vulnérabilité de la requérante en tant que parent isolé. La solution retenue est l'annulation de la décision litigieuse, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de cinq jours.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 15 octobre 2021 du garde des sceaux, ministre de la justice, qui mettait fin à l'attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que la décision implicite de rejet de sa demande de rétablissement. Le tribunal estime que M. B exerce ses fonctions dans le ressort d'un contrat local de sécurité, ce qui le rend éligible à la NBI en application de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001. En l'absence de défense du ministre, les faits allégués par le requérant sont tenus pour établis. Le jugement enjoint au ministre de rétablir M. B dans le bénéfice de la NBI à compter du 1er novembre 2021, avec intérêts au taux légal pour les sommes dues jusqu'au 1er décembre 2021.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus implicite du garde des sceaux de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2017. Le tribunal a jugé que le bénéfice de la NBI est lié aux fonctions exercées, telles que listées limitativement par le décret n° 2001-1061, et non au corps d'appartenance. Il a constaté que M. A n'établissait pas que son poste à l'unité éducative de Cherbourg-en-Cotentin remplissait les conditions d'éligibilité, notamment en lien avec un contrat local de sécurité ou un quartier prioritaire de la politique de la ville. La solution s'appuie sur la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et le décret précité.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 du préfet du Calvados refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant mongol. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de M. A, compte tenu de son mariage, de la présence de ses enfants nés en France, de son emploi stable et de l'absence de réitération d'infractions après une condamnation pour violences conjugales. Par conséquent, l'arrêté préfectoral a été annulé.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ancienne agente contractuelle de l’académie de Normandie, qui demandait la condamnation de l’État pour le non-renouvellement de son contrat de travail à durée déterminée. La requérante soutenait que ce refus, motivé par ses absences pour raisons de santé, constituait une discrimination et un détournement de pouvoir visant à lui faire perdre une chance d’obtenir un contrat à durée indéterminée. Le tribunal a jugé que l’administration n’avait commis aucune faute, rappelant qu’un agent public ne bénéficie pas d’un droit au renouvellement de son contrat et que la décision de ne pas le renouveler peut être fondée sur l’intérêt du service. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er janvier 2011. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que son poste relevait des fonctions listées limitativement par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, notamment l'exercice en centre d'action éducative situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et d'indemnisation. Les textes appliqués sont la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, qui demandait l'indemnisation de jours de congé annuel non pris pour raisons de santé en 2018 et 2019, ainsi que de jours travaillés au-delà de ses obligations. La juridiction a appliqué les dispositions du décret n° 2007-832 du 11 mai 2007 et du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, qui renvoient au décret n° 84-972 du 26 octobre 1984, pour rappeler qu'un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnisation, sauf autorisation exceptionnelle de report. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour ses fonctions exercées au sein d’une unité éducative en milieu ouvert (UEMO). Le tribunal a jugé que, bien qu’une UEMO puisse être assimilée à un centre d’action éducative, la condition d’éligibilité à la NBI, prévue par le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 pris en application de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, n’était pas remplie en l’espèce. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d’annulation, d’injonction et d’indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les demandes de Mme C, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus du garde des sceaux de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter de 2011. La requérante invoquait l'éligibilité de son poste et une rupture d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté ses conclusions, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la créance antérieure à 2018 était prescrite en application de la loi du 18 janvier 1991 et du décret du 14 novembre 2001.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Fast If contestant les sanctions pécuniaires (contribution spéciale de 37 300 euros et contribution forfaitaire de 4 248 euros) infligées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration pour l'emploi de deux travailleurs étrangers sans titre. Le tribunal a jugé que l'infraction d'emploi illégal était constituée, indépendamment de l'existence d'un contrat de travail formel, dès lors que les travailleurs se trouvaient sous la subordination de la société. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail, ainsi que sur les articles L. 822-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B..., surveillant pénitentiaire, contestant le refus du ministre de la justice de l’intégrer directement comme gardien-brigadier de police municipale à Lisieux. Le tribunal a rappelé que l’intégration directe n’est pas un droit et que l’administration d’origine peut s’y opposer pour des nécessités de service, conformément à l’article L. 511-3 du code général de la fonction publique. Il a jugé que le ministre, en invoquant le sous-effectif et la continuité du service pénitentiaire, a suffisamment motivé sa décision par des nécessités de service, sans que le requérant ne démontre d’erreur manifeste d’appréciation. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme B, visant à obtenir une convocation pour un récépissé avec autorisation de travail, était devenue sans objet. Cette situation résulte de l'édiction, par le préfet du Calvados, d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, postérieure à l'introduction de la requête. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 11 mars 2025, du désistement pur et simple de la société Enrvie de sa requête tendant à la condamnation de la communauté d'agglomération du Cotentin au paiement d'un solde de marché public d'audits énergétiques. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 11 mars 2025, a donné acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche l’assignant à résidence pour 45 jours. Le préfet avait retiré cet arrêté le 28 février 2025, et le requérant s’est ensuite désisté. Le magistrat désigné a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 11 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du 4 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Manche avait rejeté sa demande de regroupement familial pour son conjoint. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les droits du requérant, notamment à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, avaient été respectés. Il a également jugé que M. B n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Croatie justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.