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Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile. Le juge estime que la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013, a été régulière, notamment l'entretien individuel et l'accord explicite des autorités croates. Les moyens soulevés par le requérant, tirés de la méconnaissance des articles 3, 5, 17, 21 et 22 du règlement, sont écartés comme infondés. En conséquence, le tribunal rejette également les demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien et père d'un enfant français. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu de l'atteinte grave à la situation familiale et professionnelle du requérant, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, invoquant l'urgence pour reprendre son emploi. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable, car M. B n'avait pas introduit de requête au fond en annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension du refus de la préfecture de la Manche d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que l'urgence invoquée par le requérant, liée à l'imminence d'une mesure d'éloignement, n'était pas imputable à la décision contestée mais à l'obligation de quitter le territoire français prise en février 2024. Par conséquent, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, propriétaire du château de Blavou, qui contestait le refus de protection de ce bien au titre des monuments historiques. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à la composition de la délégation permanente de la commission régionale du patrimoine et de l'architecture (CRPA) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a examiné les dispositions des articles R. 611-17, R. 611-20, R. 611-23, R. 611-24 et R. 621-54 du code du patrimoine. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de maintien au centre pénitentiaire de Caen présentée par M. B. Le juge a estimé que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne porte pas atteinte aux libertés et droits fondamentaux du détenu. Il a notamment considéré que les pièces fournies ne démontraient pas que l'éloignement de 300 km du domicile familial rendait les visites très difficiles ou impossibles, excluant ainsi une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 25 mars 2022 par lequel le préfet de l'Orne avait autorisé le maire de Putanges-le-Lac à installer 21 caméras de vidéoprotection sur la voie publique pour cinq ans. La décision est fondée sur un vice de procédure : un membre de la commission départementale de vidéoprotection, dont la société était maître d'ouvrage du projet, a siégé et participé aux délibérations, ce qui a pu influencer l'avis rendu. Le tribunal applique les articles L. 252-1 du code de la sécurité intérieure et les principes généraux de régularité des procédures consultatives.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 qui lui retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était légale, la demande d'asile de M. B ayant été définitivement rejetée par la CNDA le 11 octobre 2024, conformément aux articles L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3, 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le défaut de motivation de l'interdiction de retour. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par l'association "Les trois pommes" pour contester le refus du président du conseil départemental de la Manche d'étendre la capacité d'accueil de la maison d'assistantes maternelles "Pomme d'Api d'Elle" de dix à douze enfants. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de refus était suffisamment motivée et fondée sur une appréciation correcte des conditions de sécurité et de santé des enfants, conformément aux articles L. 424-1 et L. 424-5 du code de l'action sociale et des familles. Il a également écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure soulevés par l'association. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de conseillers municipaux de Tilly-sur-Seulles demandant l’annulation de la délibération du 17 mai 2022 attribuant des subventions à trois associations. Les requérants invoquaient une violation de l’article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, en raison de la participation de trois élus, également présidents des associations bénéficiaires, aux travaux préparatoires. Le tribunal a estimé que les requérants n’établissaient pas que ces élus auraient exercé une influence effective sur la décision, et a donc écarté le moyen. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. E, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 concernant l'entretien individuel, et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, faute de preuve de circonstances particulières. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Caen à lui verser 100 000 euros en réparation de préjudices consécutifs à une extraction dentaire réalisée le 2 décembre 2019. Le tribunal a estimé, sur la base d’un rapport d’expertise, que l’intervention était médicalement justifiée et qu’aucune faute n’était établie, conformément à l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La responsabilité de l’établissement n’a donc pas été engagée, faute de lien causal entre l’acte chirurgical et l’état infectieux ultérieur du patient.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison d’arrêt de Caen, qui contestait son transfert au centre de détention de Val-de-Reuil. Le tribunal a jugé que les décisions de changement d’affectation constituent des mesures d’ordre intérieur insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, sauf si elles portent une atteinte excessive aux droits fondamentaux. En l’espèce, le requérant n’a pas démontré que le transfert compromettait gravement ses liens familiaux ou son suivi médical au-delà des contraintes inhérentes à la détention. La requête a donc été déclarée irrecevable, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler son certificat de résidence "artisan" et de lui délivrer un titre de dix ans. Le tribunal a constaté que ce refus implicite avait été remplacé par un arrêté explicite du 10 juillet 2024, et que M. A avait finalement obtenu un certificat "artisan" d'un an le 23 septembre 2024. Par conséquent, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives au renouvellement du titre d'un an. S'agissant du refus du titre de dix ans, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté du 10 juillet 2024 était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des articles 5 et 7 bis de l'accord franco-algérien.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados du 27 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de Mme F E contestant l'arrêté du 15 septembre 2023 du maire de la Ferté-Macé ordonnant le placement en fourrière et l'euthanasie éventuelle de son chien de race beauceron. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment les vices de forme et de procédure ainsi que l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a estimé que l'arrêté était légalement justifié par les dispositions du code rural et de la pêche maritime relatives aux chiens dangereux, et que les atteintes alléguées aux droits de propriété et à la vie privée étaient proportionnées à l'objectif de sécurité publique. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 4 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique où les parties ont été entendues. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, détenu, qui contestait la sanction d'avertissement prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure allégués concernant la composition de la commission de discipline et le respect des droits de la défense. Il a jugé que la délégation de signature pour engager les poursuites et présider la commission était régulière, et que la composition de la commission, comprenant deux assesseurs, était conforme à l'article R. 234-2 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 13 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment la violation du droit d'être entendu, l'absence d'examen particulier, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 10 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée du séjour de l'intéressé, de l'absence de liens familiaux établis en France et de la présence de ses attaches familiales en Turquie.