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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Caen

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Caen

11 389 décisions disponibles — page 184/570

DécisionREJETE

N° TA14-2302624(TA14-2302624)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D E, détenu au centre pénitentiaire d'Argentan, qui contestait la sanction disciplinaire de placement en cellule disciplinaire de quinze jours avec sursis, confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Le requérant invoquait plusieurs vices de procédure (délégation de signature, composition de la commission de discipline, consultation du dossier, droit à un avocat) ainsi qu'une erreur de fait et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que la délégation pour engager les poursuites était régulière et que le rapport d'enquête avait été établi par un agent compétent. La décision s'appuie sur les articles R. 234-1, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.

7 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2500642(TA14-2500642)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de l'Association des parents H sourds-14 et de plusieurs familles visant à suspendre le refus implicite de la rectrice de l'académie de Normandie de créer un pôle d'enseignement pour jeunes sourds de niveau collège et lycée à Caen. Les requérants invoquaient une méconnaissance du droit à l'éducation et des articles L. 112-1 et suivants du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les enfants concernés bénéficiant déjà d'un accompagnement en langue des signes, les difficultés de remplacement ponctuelles ne constituant pas une atteinte suffisamment grave. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

7 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2500618(TA14-2500618)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension d’une procédure disciplinaire et des injonctions liées à un accident de travail. Le juge a estimé que la demande de suspension d’une procédure disciplinaire était irrecevable, car une telle procédure ne constitue pas une décision détachable susceptible d’être suspendue. De plus, les conclusions à fin d’injonction ont été jugées irrecevables, car elles excèdent l’office du juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

7 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2400422(TA14-2400422)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tchadien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus était fondé sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

7 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2401364(TA14-2401364)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. C, ressortissant soudanais, contestant la décision du 7 mai 2024 par laquelle l'OFII lui a retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. L'OFII a sollicité une substitution de base légale, invoquant l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en lieu et place de l'article L. 551-16. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la décision était légalement fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA, et a écarté les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation.

7 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2201418(TA14-2201418)

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Atelier d'architecture et d'urbanisme de la Bretèque, maître d'œuvre condamné par un précédent jugement à indemniser le Grand port maritime de Rouen pour des désordres affectant les bureaux de la tour radar d'Honfleur. La requérante demandait à être garantie par les sociétés SM étanchéité, Ava, Verseron et Dekra Industrial, responsables selon elle des infiltrations constatées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société Atelier d'architecture et d'urbanisme de la Bretèque ne démontrait pas que les sociétés mises en cause avaient commis des fautes de nature à engager leur responsabilité contractuelle ou décennale à son égard. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité des constructeurs et du contrôleur technique, sans application de textes spécifiques mentionnés.

6 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2500674(TA14-2500674)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait le non-versement de l'allocation journalière de présence parentale par la caisse d'allocations familiales du Calvados. Le tribunal a jugé que ce litige, portant sur une prestation familiale relevant de la sécurité sociale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle des juridictions judiciaires, en application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

6 mars 2025Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA14-2500583(TA14-2500583)

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 27 janvier 2025 par laquelle le préfet de l'Orne a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant haïtien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La suspension est ordonnée jusqu'à ce que le tribunal statue au fond sur la requête en annulation.

6 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2500413(TA14-2500413)

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 décembre 2024 par lequel le président de la communauté urbaine Caen la Mer avait suspendu M. A C de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant conservant l'intégralité de son traitement et n'apportant pas de justificatifs probants de difficultés financières ou d'une altération grave de son état de santé. Sur le fond, il a relevé que la suspension, fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, était justifiée par des témoignages concordants relatant des faits graves d'ordre sexuel, sans que l'administration soit tenue de motiver une telle mesure conservatoire.

6 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2500665(TA14-2500665)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à ses libertés d'entreprendre, de travailler et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une situation d'extrême urgence justifiant une intervention sous 48 heures. La perte de son activité professionnelle et les difficultés alléguées n'ont pas été jugées suffisantes pour caractériser cette urgence particulière.

6 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2301008(TA14-2301008)

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la société Syr, qui contestait le montant de la taxe d'aménagement mise à sa charge pour des travaux de réhabilitation et d'extension de locaux d'activités à Caen. La société soutenait que l'assiette de la taxe devait être calculée en déduisant la surface supprimée de la surface créée. Le tribunal a jugé que les travaux autorisés, incluant la démolition d'un entrepôt de 550 m², constituaient une reconstruction après destruction totale d'une partie divisible de bâtiments existants. En application des articles L. 331-6 et L. 331-10 du code de l'urbanisme, la taxe est assise sur la totalité de la surface nouvelle, sans déduction de la surface supprimée.

6 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2403126(TA14-2403126)

Revenu de solidarité active (RSA) – Interruption des droits – Tribunal administratif de Caen – Ordonnance du 5 mars 2025. Le tribunal rejette la requête de M. B contestant la décision du président du conseil départemental du Calvados confirmant l’interruption de ses droits au RSA. La requête, qui invoquait un rendez-vous hospitalier pour justifier l’absence aux entretiens d’orientation, n’était pas assortie de précisions suffisantes. Malgré une demande de régularisation adressée en application des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, M. B n’a fourni aucun élément complémentaire. La requête est donc rejetée comme manifestement insuffisamment motivée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.

5 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2500373(TA14-2500373)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre l'invalidation de son épreuve théorique du permis de conduire et le retrait de son permis pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré que la situation de son épouse enceinte et de son enfant hospitalisé nécessitait impérativement sa conduite personnelle, ni que son retour à l'emploi était immédiatement compromis. En outre, aucun doute sérieux n'a été retenu sur la légalité des décisions, le préfet ayant suffisamment motivé les actes et établi l'existence de fraudes avérées dans le centre d'examen où M. A a passé son code, sans que celui-ci ne justifie de son déplacement à 800 km de son domicile. La requête a donc été rejetée, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi de 1991.

5 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2303127(TA14-2303127)

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 350,66 euros pour la période d’octobre à novembre 2023. Le requérant soutenait que la rente perçue depuis 1988 pour un accident de la circulation ne constituait pas un revenu, invoquant l’article R. 262-11 du code de l’action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que cette rente, versée en réparation d’un préjudice corporel, n’entre pas dans les exceptions prévues par cet article et doit être prise en compte comme ressource pour le calcul du RSA, conformément aux articles L. 262-3 et R. 262-6 du même code. La solution retenue confirme le bien-fondé de l’indu, sans faire droit à la demande de dommages et intérêts.

5 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2500461(TA14-2500461)

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne la demande de Mme A, gendarme adjoint volontaire, de suspendre l'exécution de la décision du 30 janvier 2025 rejetant son maintien en service et l'arrêté de cessation de son état de volontaire. La requérante invoque l'urgence liée à sa perte de rémunération et à sa grossesse, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et erreur manifeste d'appréciation. Le ministre de l'intérieur conteste l'urgence et estime que le refus de maintien en service, fondé sur l'intérêt du service, est légal, soulignant que l'agent ne bénéficie pas d'un droit au maintien et que sa situation personnelle ne justifie pas une prolongation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui permet la suspension d'une décision administrative en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalité.

5 mars 2025Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA14-2400375(TA14-2400375)

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de Mme C visant à obtenir, à titre définitif, les cartes mobilité inclusion "invalidité" et "stationnement". Le tribunal a constaté que la requérante avait déjà obtenu la carte "stationnement" pour une durée limitée par une décision du 17 janvier 2025, et que sa demande de carte "invalidité" était en réalité une demande de carte "priorité", déjà accordée de manière temporaire. Appliquant les dispositions du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a rejeté la requête, considérant que Mme C ne justifiait pas d'un taux d'incapacité permanente d'au moins 80% ou d'un classement en groupe 1 ou 2 de la grille nationale pour bénéficier d'une attribution définitive. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.

5 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

N° TA14-2500518(TA14-2500518)

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 plaçant Mme A en disponibilité d'office. Cette solution a été retenue car le centre hospitalier universitaire de Caen a réintégré l'agent sur un poste d'infirmière puéricultrice à compter du 3 mars 2025, rendant la décision attaquée sans objet. Le tribunal a toutefois condamné l'établissement hospitalier à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

5 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA14-2403077(TA14-2403077)

Contestation d'une contrainte émise par la CAF de la Manche pour un indu de prime d'activité de 1 422,93 euros. Le Tribunal Administratif de Caen rejette la requête de M. et Mme B par ordonnance. Les requérants n'ont soulevé que des moyens inopérants (difficultés financières) et n'ont pas régularisé leur requête malgré une demande du tribunal. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (7°), R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.

5 mars 2025Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA14-2500365(TA14-2500365)

Suspension de l’arrêté du préfet du Calvados du 2 février 2025 mettant en demeure des occupants de quitter des bâtiments communaux à Ouistreham. Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la requête. Il estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, les requérants étant à l’origine de leur propre situation de vulnérabilité en s’étant introduits sans droit dans les lieux. Aucun doute sérieux sur la légalité de l’arrêté n’est retenu, le préfet ayant pu légalement ordonner l’expulsion sur le fondement de l’article 38 de la loi du 5 mars 2007 relative au droit au logement.

5 mars 2025Résumé IA
OrdonnanceNON_LIEU

N° TA14-2300235(TA14-2300235)

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par l'association Tri tout solidaire d'une demande de réduction de sa taxe foncière pour 2022, contestant le classement de son activité en catégorie MAG4 plutôt qu'en ATE2. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement partiel de 7 142 euros, rendant sans objet la demande principale de l'association. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur cette demande. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'association au titre de l'article L. 761-1 du même code.

5 mars 2025Résumé IA
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