11 388 décisions disponibles — page 34/570
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du département du Calvados de ne lui accorder qu'une remise partielle de 1 094,16 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 470,80 euros. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, faute pour le requérant d'avoir exercé un recours administratif préalable dans les délais contre la décision initiale d'indu de mars 2020, conformément aux articles L. 134-1, L. 134-2 et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Sur la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que la situation de précarité de M. A... ne justifiait pas une remise totale, la décision du département étant légalement fondée.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné le recours de M. C... contre le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». M. C... invoquait des difficultés de déplacement liées à des douleurs articulaires et à un accident vasculaire. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, ni la nécessité d’une aide technique ou humaine systématique, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre trois décisions de la commission de recours amiable de la CAF de la Manche, qui ne lui avaient accordé qu’une remise partielle sur des indus de prime d’activité et de prestations familiales. Le tribunal a d'abord constaté son incompétence pour connaître des litiges relatifs aux prestations familiales, ceux-ci relevant de la juridiction judiciaire, et a estimé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur ces chefs de demande, Mme B... ayant déjà saisi le tribunal judiciaire. Pour le surplus, concernant l'indu de prime d'activité, le juge a rappelé qu'il statue en plein contentieux et doit apprécier la situation de précarité et la bonne foi de la requérante à la date de sa décision, sur le fondement des articles L. 842-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen (3ème chambre) rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de la caisse d’allocations familiales du Calvados de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 797 euros. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité de la requérante n'était pas établie, compte tenu des ressources du foyer (environ 3 885 euros par mois) et de l'absence de justificatifs suffisants sur ses charges. Il a également écarté l'argument du droit à l'erreur, inapplicable en matière de récupération d'indu. La solution est fondée sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. A... qui contestait une décision du département de la Manche lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 240,02 euros, sollicitant une remise totale. La juridiction a rappelé que la remise d'un indu de RSA peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. A..., qui avait déjà obtenu une remise de 50 %, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, faute de pièces justificatives sur ses charges et ressources actuelles.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise de dette pour un indu d’allocation de logement familiale de 3 716,42 euros. La requérante invoquait une erreur de la caisse d’allocations familiales et sa situation financière difficile. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité du foyer n’était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise gracieuse, au regard des ressources et charges mensuelles. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de M. C... contestant un arrêté préfectoral du 21 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans, et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que la décision d'éloignement était fondée sur une menace pour l'ordre public et que les assignations à résidence étaient légales. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et les conclusions accessoires, sans faire droit à la demande de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales du Calvados de lui accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 897 euros. La magistrate désignée a estimé que l’indu était imputable à l’omission de déclaration de pensions alimentaires par la requérante. Saisi en plein contentieux, le juge a considéré que Mme A... ne justifiait pas, à la date du jugement, d’une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, faute de pièces sur ses charges et ressources actuelles. La décision est fondée sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative au retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que les conditions de notification des décisions de retrait de points, prévues par l'article L. 223-3 du code de la route, n'affectent pas la légalité des retraits eux-mêmes, mais seulement leur opposabilité. En conséquence, l'administration peut légalement constater la perte de validité du permis sans avoir à prouver la réception des notifications par l'intéressé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un titre de séjour. Après que le préfet du Calvados a conclu au non-lieu à statuer, la requérante s'est désistée de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis Mme A... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en application de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme A... contestant les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul. La requérante invoquait notamment un défaut d'information préalable, garantie essentielle prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Pour les infractions des 8 mars et 9 juin 2023, le tribunal a considéré que la signature électronique du contrevenant ou le refus certifié par l'agent établit la délivrance de cette information. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du ministre de l'intérieur.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, considérant que la décision contestée du 24 octobre 2023 n'avait pas été retirée. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision au motif que l'administration n'avait pas démontré que M. B... avait été informé des retraits de points successifs, en méconnaissance des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il a enjoint au ministre de restituer les points illégalement retirés et de rétablir le permis de conduire de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision 48SI du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que la notification de la décision 48SI n’était pas établie de manière certaine. Sur le fond, il a annulé la décision d’invalidation et les retraits de points contestés, au motif que l’administration n’avait pas démontré avoir délivré au requérant l’information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant chaque retrait. Le tribunal a enjoint au ministre de restituer à M. C... son permis de conduire avec l’intégralité de ses points, et a condamné l’État à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision 48SI du 7 juillet 2023) et le retrait de points consécutif à une infraction de 2020. Le tribunal a jugé que la décision d’invalidation avait été régulièrement notifiée le 27 juillet 2023, rendant les conclusions tardives et irrecevables. Sur le fond, il a estimé que l’administration avait apporté la preuve de l’information préalable aux retraits de points et que les stages de sensibilisation invoqués ne pouvaient être pris en compte après l’invalidation. La décision s’appuie sur les articles L. 223-3, R. 223-3 et R. 223-4 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B... contestant la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative au retrait de points de son permis de conduire pour neuf infractions commises entre 2020 et 2022. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre sept des décisions de retrait de points, car ces infractions n'avaient pas effectivement entraîné de retrait de points et ne lui faisaient donc pas grief. Pour les autres infractions, le tribunal a appliqué les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rappelant qu'il incombe à l'administration de prouver la délivrance de l'information préalable obligatoire au conducteur. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur le code de la route et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de M. B..., visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour, étaient devenues sans objet. En effet, postérieurement à l’introduction de sa requête, l’intéressé a été reçu en préfecture et un récépissé lui a été remis. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne une demande d’expertise médicale présentée par Mme B... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’évaluer sa prise en charge par le CHU de Caen suite à une fracture du poignet survenue en 2015. Le juge des référés rappelle que l’utilité d’une telle mesure s’apprécie au regard de l’existence d’un litige principal potentiel, et qu’elle ne peut être refusée en raison d’une absence de lien de causalité que si celle-ci est manifeste. En l’espèce, la requérante allègue un retard de prise en charge initial dû à une grève, suivi de complications post-opératoires (algoneurodystrophie sévère), ce qui ne permet pas d’écarter de manière évidente tout lien avec un éventuel manquement du CHU. Par conséquent, le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant l'échange du permis de conduire burundais de Mme A... contre un permis français. Le tribunal a jugé que la requérante avait établi sa résidence normale en France à compter de septembre 2023, et non avant, comme le soutenait l'administration. Par conséquent, sa demande d'échange, déposée le 6 janvier 2024, n'était pas tardive au regard du délai d'un an prévu par l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 8 septembre 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, le recours gracieux de M. A... n'ayant pas été formé dans ce délai. Sur le fond, le tribunal a également estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, rappelant que le retrait de points est de plein droit dès que l'infraction est établie par une condamnation pénale définitive. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et 524 et suivants du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que le moyen tiré d'une notification irrégulière de la décision 48SI était sans incidence sur sa légalité. Concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a estimé que l'administration rapportait la preuve de la délivrance de l'information obligatoire pour les infractions contestées, notamment par la production de l'avis d'amende forfaitaire majorée pour l'infraction du 23 juin 2017. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, sur le fondement des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.