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Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 27 septembre 2023 par lequel le maire de La Haye avait placé d'office une agente en congés annuels. Le tribunal juge qu'aucune disposition légale ou réglementaire, notamment les articles L. 621-1 du code général de la fonction publique et 1er et 2 du décret n° 85-1250, n'autorise une autorité hiérarchique à imposer un congé annuel à un agent sans demande de sa part, même pour des motifs d'intérêt du service. Cette décision constitue une erreur de droit. En conséquence, le tribunal enjoint à la commune de restituer les quatre jours de congés annuels indûment décomptés.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A... et Mme E... qui demandaient la réduction de leurs impositions sur les plus-values immobilières réalisées en 2021. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale de majorer le prix d'acquisition de deux terrains à bâtir des frais de voirie engagés en 2023, soit postérieurement aux cessions. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts, ces dépenses ne pouvaient être prises en compte car elles n'étaient pas justifiées comme ayant été engagées avant la vente. La solution retenue est le rejet des demandes de réduction fiscale et des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant la sanction pécuniaire de 14 006,45 euros infligée pour exploitation irrégulière de terres agricoles. La juridiction a jugé que la procédure de sanction avait été régulièrement précédée d'une mise en demeure de régulariser sa situation, conformément à l'article L. 331-7 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a également estimé que le montant de la sanction, calculé sur la base de 15,31 hectares, n'était pas disproportionné au regard des faits constatés. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision de la commission régionale des recours et du préfet de région Normandie.
Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté du préfet du Calvados du 26 juin 2025 prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal estime que, malgré l’ancienneté de son séjour en France depuis 1999, l’intéressé ne justifie pas de liens familiaux effectifs avec son épouse et ses enfants français, en raison d’une interdiction de contact prononcée par un jugement correctionnel pour violences. Compte tenu de ses nombreuses condamnations pénales et de la menace grave pour l’ordre public, l’atteinte à sa vie privée et familiale n’est pas disproportionnée. La décision est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 12 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., jugeant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la communication d'une délibération du conseil municipal de Perriers-en-Beauficel autorisant la maire à déposer plainte à son encontre. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car aucune décision implicite de rejet n'était née et la requérante n'avait pas saisi la commission d'accès aux documents administratifs. En conséquence, la mesure sollicitée a été jugée dépourvue d'utilité et se heurtait à une contestation sérieuse, justifiant le rejet de la requête en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions lui refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du refus d’AAH, renvoyant ce litige à la juridiction judiciaire (tribunal judiciaire spécialement désigné) en application des articles L. 142-8 et L. 821-5 du code de la sécurité sociale. Concernant la carte de stationnement, il a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B... d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par le code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours contre le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire, contestant le retrait de la prime « MaPrimeRénov’ ». En cours d’instance, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a régularisé le dossier de la requérante et lui a attribué la prime de 4 080 euros, qui a été versée. Constatant que Mme A... a ainsi obtenu satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête ayant perdu son objet. La décision se fonde sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le rejet implicite de leur demande de prime « MaPrimeRénov » pour l’installation d’une pompe à chaleur. La juridiction a estimé que l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait en refusant la prime, faute pour les requérants de démontrer que leur logement était achevé depuis au moins quinze ans, condition prévue par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l’Anah.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le retrait total de la prime de transition énergétique (MaPrimeRénov’) par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). L’Anah avait initialement motivé ce retrait par l’absence de réponse des requérants à des demandes de programmation d’un contrôle, mais le tribunal a constaté que ce motif était erroné en fait. L’Anah a alors demandé une substitution de motif, invoquant la non-conformité des factures produites par les requérants. Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que le motif substitué n’était pas fondé, et a annulé la décision de retrait de la prime. La solution retenue s’appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et l’arrêté du 14 janvier 2020 relatifs à la prime de transition énergétique.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le rejet implicite, par la directrice de l’Agence nationale de l’habitat, de son recours administratif préalable contre une décision refusant sa demande de prime de transition énergétique. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement. Le jugement a été rendu par une magistrate désignée en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A... d’un recours contre le rejet implicite de sa demande de prime « MaPrimeRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a accordé à la requérante une prime de 2 000 euros, qui lui a été versée. Le tribunal constate que Mme A... a ainsi obtenu satisfaction, rendant sa requête sans objet. Par conséquent, il prononce un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Caen a constaté, par ordonnance, le non-lieu à statuer sur la requête de Mme D... qui contestait le refus implicite du maire de Cerisy-la-Salle de lui verser son plein traitement pour maladie professionnelle. En cours d'instance, la commune a reconnu l'imputabilité au service de sa pathologie et a accepté le principe du versement du plein traitement pour la période concernée, rendant les conclusions aux fins d'annulation sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la commune à verser 1 500 euros à Mme D... au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait un refus de permis de construire. Le juge a estimé que le courrier transmis par le requérant constituait un recours gracieux adressé à l'administration, et non une demande aux fins d'annulation ou de condamnation. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, a donc été prise sans invitation préalable à régulariser la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B... contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" de 4 000 euros par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le retrait était motivé par la production d’une facture datée du 3 juillet 2024, antérieure au dépôt de la demande de prime le 6 juillet 2024, en violation du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Ce décret prévoit que seuls les travaux commencés après l’accusé de réception de la demande ouvrent droit à la prime. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de l’Anah était légalement fondée, l’erreur de date sur la facture ne pouvant être régularisée a posteriori.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 4 décembre 2025 par lequel le préfet de l’Orne a refusé un titre de séjour à M. A..., l’a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, présent en France depuis 2003 mais sans activité professionnelle stable et sans charge de famille, ne justifiait pas d’une situation personnelle ou professionnelle suffisamment précaire pour justifier une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou l’erreur manifeste d’appréciation, n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi en référé par M. A..., ressortissant ivoirien, pour contester le refus implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et le refus d’enregistrement de sa demande de changement de statut. Le requérant invoquait l’urgence liée à l’expiration de son titre de séjour et à la suspension de son contrat de travail, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles L. 435-1 et R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Toutefois, M. A... s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 19 janvier 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 20 janvier 2026, mettant fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que le requérant avait bénéficié d'un recours effectif malgré les conditions de notification de l'arrêté. À titre subsidiaire, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. E..., ressortissant géorgien, contestant son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet du Calvados le 16 décembre 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que l'assignation était justifiée par la persistance de la menace à l'ordre public et l'absence de garanties de représentation suffisantes, malgré le contrôle judiciaire de l'intéressé. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 décembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant s’est désisté de son instance par un mémoire du 19 janvier 2026. Par ordonnance du même jour, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Aucune autre mesure n’a été prononcée.