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Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. A... qui contestait une sanction de points de pénalité et une amende de 8 000 euros infligées par le préfet de la région Normandie pour des infractions en matière de pêche maritime. Le tribunal écarte l'exception d'inconstitutionnalité soulevée, jugeant que l'ordonnance n° 2010-462 du 6 mai 2010, créant les articles L. 946-1 et L. 945-4 du code rural et de la pêche maritime, a été ratifiée par la loi du 27 juillet 2010, leur conférant ainsi une valeur législative. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime et les règlements européens applicables.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... C... D... tendant à être déchargé de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a donc prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme C... comme manifestement irrecevable. La demande d’annulation de l’arrêté de déclaration d’utilité publique du 19 mai 2025 constituait un doublon d’une requête précédemment enregistrée. La demande d’annulation de l’arrêté du 27 août 2025 prescrivant l’enquête parcellaire a été rejetée car cet acte préparatoire est insusceptible de recours. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux, délivrée par le maire de Caen pour la création de deux lucarnes. Les requérants, voisins immédiats, contestaient notamment l'incomplétude du dossier et une méconnaissance des règles d'urbanisme locales. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les voisins immédiats justifient d'un intérêt à agir. Sur le fond, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision a été rendue sur la base du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. A... et Mme E... qui demandaient la réduction de leurs impositions sur les plus-values immobilières réalisées en 2021. Les requérants contestaient le refus de l'administration fiscale de majorer le prix d'acquisition de deux terrains à bâtir des frais de voirie engagés en 2023, soit postérieurement aux cessions. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts, ces dépenses ne pouvaient être prises en compte car elles n'étaient pas justifiées comme ayant été engagées avant la vente. La solution retenue est le rejet des demandes de réduction fiscale et des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant de lui délivrer un agrément en qualité de dirigeant d’une entreprise de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement accordé l’agrément sollicité. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. F... et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire un hangar agricole avec panneaux photovoltaïques délivré le 25 septembre 2020 par le maire de Bretoncelles. Le tribunal a relevé d’office que ce permis, notifié le 12 octobre 2020, était frappé de péremption au 12 octobre 2023, faute de commencement des travaux et de prorogation, conformément à l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme. Les conclusions des requérants, introduites le 10 novembre 2023, ont donc été jugées irrecevables car sans objet. La solution retenue repose sur la péremption légale du permis, sans examen des autres moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension d’une décision disciplinaire du directeur du centre de détention d’Argentan. La demande a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas présenté de requête distincte aux fins d’annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a prononcé le rejet de l’affaire sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de Mme C..., éleveuse de chevaux, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 3 000 euros sur l'achat d'un véhicule Renault Master. La juridiction a estimé que ce véhicule, bien qu'immatriculé en camionnette, était un véhicule à usage mixte car il comportait à la fois un espace pour le transport de chevaux et une banquette arrière pour le transport de personnes. En application du 6° du 2. du IV de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts, le coefficient d'admission est nul pour ce type de véhicule, ce qui exclut tout droit à déduction de la TVA. L'administration fiscale a donc légalement refusé le remboursement.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 27 septembre 2023 par lequel le maire de La Haye avait placé d'office une agente en congés annuels. Le tribunal juge qu'aucune disposition légale ou réglementaire, notamment les articles L. 621-1 du code général de la fonction publique et 1er et 2 du décret n° 85-1250, n'autorise une autorité hiérarchique à imposer un congé annuel à un agent sans demande de sa part, même pour des motifs d'intérêt du service. Cette décision constitue une erreur de droit. En conséquence, le tribunal enjoint à la commune de restituer les quatre jours de congés annuels indûment décomptés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de Mme B... par le centre hospitalier de L'Aigle. La requérante allègue un retard de diagnostic d'une fracture du col fémoral droit, initialement traitée comme une lombalgie, et un manquement aux règles de l'art. Le juge a fait droit à la demande, estimant la mesure utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité, en l'absence de contestation du centre hospitalier et d'absence manifeste de lien de causalité.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant la sanction pécuniaire de 14 006,45 euros infligée pour exploitation irrégulière de terres agricoles. La juridiction a jugé que la procédure de sanction avait été régulièrement précédée d'une mise en demeure de régulariser sa situation, conformément à l'article L. 331-7 du code rural et de la pêche maritime. Le tribunal a également estimé que le montant de la sanction, calculé sur la base de 15,31 hectares, n'était pas disproportionné au regard des faits constatés. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision de la commission régionale des recours et du préfet de région Normandie.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 6 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que la présence de M. D... constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de faits de violence sur sa conjointe et ses enfants, faisant ainsi obstacle à la délivrance d'un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de carte de résident en qualité de conjointe de Français, son accès à la plateforme ANEF étant bloqué. En cours d’instance, le préfet du Calvados a remis un récépissé à la requérante, rendant sans objet les conclusions principales. Le juge a constaté ce non-lieu à statuer et a condamné l’État à verser 600 euros à Mme C... au titre des frais de l’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 août 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement motivé son refus en se fondant sur la menace pour l'ordre public et le non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire, conformément aux articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Caen rejette la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté du préfet du Calvados du 26 juin 2025 prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal estime que, malgré l’ancienneté de son séjour en France depuis 1999, l’intéressé ne justifie pas de liens familiaux effectifs avec son épouse et ses enfants français, en raison d’une interdiction de contact prononcée par un jugement correctionnel pour violences. Compte tenu de ses nombreuses condamnations pénales et de la menace grave pour l’ordre public, l’atteinte à sa vie privée et familiale n’est pas disproportionnée. La décision est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus implicite de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 12 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B..., jugeant que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SCEA Ecurie Badrec, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 4 000 euros sur l’achat d’un véhicule Citroën Jumper acquis en juillet 2023. Le tribunal a jugé que ce véhicule, équipé de places assises pour le transport de personnes en plus de l’espace dédié aux chevaux, constitue un véhicule à usage mixte au sens du 6° du 2. du IV de l’article 206 de l’annexe II du code général des impôts, excluant tout droit à déduction de la TVA. La solution retenue s’appuie sur la loi fiscale en vigueur à la date d’acquisition, et non sur les dispositions plus favorables de l’article 89 de la loi de finances pour 2024, applicables seulement à compter du 1er janvier 2024.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 25 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision du 3 juillet 2025 du préfet de la Manche l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux États membres.