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Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... qui contestait la grille tarifaire 2023 et le contrat de délégation de service public du port de Deauville. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le contrat et la grille tarifaire en raison de leur tardiveté, le requérant n'ayant pas respecté le délai de recours contentieux de deux mois. Il a également écarté l'exception d'illégalité de la grille tarifaire, considérant que les clauses tarifaires étaient divisibles du contrat et que le moyen tiré de l'absence de formalités prévues par le code des transports était inopérant. En conséquence, les demandes de restitution de sommes et d'indemnisation ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SARL Abass Pyro d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction régionale des finances publiques de Normandie lui réclamant un indu de 1 500 euros au titre du fonds de solidarité pour le mois d’avril 2020, ainsi que contre le titre de perception correspondant majoré. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires de la société comme irrecevables, faute pour celle-ci d’avoir justifié avoir saisi l’administration d’une demande préalable, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, l’administration a elle-même reconnu que les encaissements réalisés en avril 2020 ne pouvaient être pris en compte dans le chiffre d’affaires de ce mois, ce qui a conduit le tribunal à annuler le titre de perception contesté. La décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de l'Orne du 10 février 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence, le conducteur représentant un danger grave et immédiat. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles R. 222-13, L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris constatant la caducité du droit au séjour de M. A... et l’obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Il rappelle que, conformément à l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent pour connaître d’une décision individuelle de police est celui du lieu de résidence de l’intéressé à la date de la décision. Constatant que M. A... résidait à Paris, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant malgache, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 29 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a d'abord écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de communication des motifs de la décision implicite de rejet, l'arrêté attaqué étant une décision expresse. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de M. C... ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme C... F..., agissant pour sa fille G... B..., contre la décision du préfet de l'Orne du 14 avril 2025 refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue se fonde sur le défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A..., détenu, d'une demande de condamnation de l'État à lui verser un reliquat de 58,24 euros au titre d'arriérés de salaires pour son travail en atelier pénitentiaire entre juillet 2021 et mai 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà versé 472,05 euros au requérant suite à l'acceptation d'une proposition d'indemnisation, ce qui a éteint partiellement le litige. Sur le fond, il a jugé que M. A... n'apportait pas la preuve que la rémunération perçue était inférieure aux taux horaires minimaux prévus par les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale (devenus L. 412-20 et D. 412-64 du code pénitentiaire), indexés sur le SMIC. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... tendant à l'annulation de la grille tarifaire du port de Deauville pour 2024. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le département du Calvados et la société Ports du Calvados, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la clause d'indexation des tarifs prévue au contrat de concession ne méconnaissait pas les dispositions du code monétaire et financier et que la fixation des tarifs pour 2024 n'était pas entachée d'illégalité. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme D... A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante maternelle. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours contentieux était dirigé tant contre la décision initiale de refus que contre le rejet du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'agrément, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation au regard des critères de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, la requérante démontrant ses capacités linguistiques, éducatives et matérielles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d’instance de Mme C..., qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande d’admission au séjour. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Aucune des conclusions de la requête n’a donc été examinée au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS Chalair Aviation, qui contestait le refus de l’aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant que les décisions contestées ne comportaient pas les mentions obligatoires relatives aux voies et délais de recours, ce qui ouvrait un délai raisonnable d'un an. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué les critères du décret n° 2022-111 du 2 février 2022, notamment en refusant le retraitement comptable du chiffre d'affaires opéré par la société, jugé non conforme aux règles comptables. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision du préfet du Calvados du 21 novembre 2025 prononçant la clôture de l’instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B.... Le préfet ayant délivré à l’intéressé un récépissé l’autorisant à travailler le 11 décembre 2025, la requête est devenue sans objet. L’Etat a été condamné à verser 300 euros à l’avocat de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Caen, par une ordonnance du 18 décembre 2025, a constaté le désistement d’office de M. et Mme D..., qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2021 et 2022. Les requérants, après avoir annoncé un mémoire complémentaire dans leur requête, n’ont pas produit ce document malgré une mise en demeure adressée via l’application Télérecours. En application des articles R. 612-5 et R. 222-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et rejeté la demande de décharge fiscale.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement de Mme B... de sa requête en annulation de la décision implicite du préfet du Calvados rejetant sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante, après y avoir été invitée, a expressément renoncé à ses conclusions. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans examiner le fond du litige. Aucune somme n'est mise à la charge de l'Etat.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados de renouveler sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable dix ans. Par ordonnance, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis Mme C... à l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 500 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS Efinor Allais d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche de 37 615 euros au titre de 2021. L’administration fiscale ayant restitué cette somme après l’introduction de la requête, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur cette demande devenue sans objet. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par l’association Vasouy Village d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le président de la communauté de communes de Honfleur Beuzeville. L’association s’est désistée de sa requête. Par une ordonnance du 18 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet du Calvados de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait déjà statué sur la demande de renouvellement du titre de séjour par une décision du 4 juin 2025, rendant ainsi la demande de la requérante sans objet et irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de Mme A... qui contestait une décision de la caisse d’allocations familiales de l'Orne lui accordant une remise partielle de 2 179,32 euros sur un indu de revenu de solidarité active de 4 358,63 euros, et sollicitait une remise totale. Le tribunal a rappelé les conditions de remise d'un indu prévues à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui exigent la bonne foi ou la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration. Il a précisé que l'omission de déclarer certaines ressources peut caractériser une fausse déclaration, privant l'intéressé de la possibilité d'une remise. En l'espèce, le tribunal a rejeté la requête de Mme A..., estimant que la décision de la CAF était légalement fondée.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Décoration protection des métaux de deux requêtes en référé-suspension, visant d'une part l'arrêté préfectoral du 13 novembre 2025 imposant des prescriptions de mise en sécurité et des mesures d'urgence, et d'autre part l'arrêté du 25 novembre 2025 la mettant en demeure de respecter l'une de ces prescriptions sous six jours. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préjudice économique invoqué par la société n'étant pas suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt général à la protection de l'environnement. Il a également estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés attaqués, notamment ceux tirés de l'erreur de droit sur le fondement légal (articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement) et du caractère irréaliste des délais. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.