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Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme D... A... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer un agrément en qualité d'assistante maternelle. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, considérant que le recours contentieux était dirigé tant contre la décision initiale de refus que contre le rejet du recours gracieux. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus d'agrément, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation au regard des critères de l'annexe 4-8 du code de l'action sociale et des familles, la requérante démontrant ses capacités linguistiques, éducatives et matérielles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les demandes de la SAS Elivia visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021, concernant des locaux situés à Villers-Bocage. La société invoquait plusieurs moyens, notamment l'application de l'article 1518 B du code général des impôts pour écarter les coefficients de majoration postérieurs à une fusion, l'exclusion de certains travaux et biens d'équipement spécialisés de la base imposable, et la non-imposition des espaces verts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont les articles 1381, 1382, 1517 et 1518 B du code général des impôts. En conséquence, il a maintenu les impositions contestées et n'a pas fait droit aux demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet du Calvados refusant le renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d’instruction, le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a mis à la charge de l’État une somme de 300 euros au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... et M. K..., agissant en leur nom et pour leur fille mineure, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de la dégradation de l’état de santé de Mme C... après un accouchement au centre hospitalier public du Cotentin le 19 janvier 2010. Les requérants recherchaient la responsabilité pour faute de l’hôpital, ou à titre subsidiaire, l’indemnisation par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant qu’aucune faute médicale n’était établie dans la prise en charge de l’accouchement et que les conditions d’une indemnisation par la solidarité nationale, prévues au II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, n’étaient pas remplies, faute de lien de causalité direct et certain entre le dommage et les actes médicaux.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation du département du Calvados à l'indemniser des dommages subis par son véhicule suite à la chute d'un arbre sur la route départementale 7. Le tribunal a jugé que la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la voie publique n'était pas engagée, car l'événement était survenu lors du passage de la tempête Atiyah, caractérisé par des rafales de vent exceptionnelles constituant un cas de force majeure. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la voirie routière.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné les demandes de la SAS Elivia, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2018 à 2022 concernant des locaux à Villers-Bocage. La société invoquait plusieurs moyens, notamment l'application de l'article 1518 B du code général des impôts (CGI) pour neutraliser les coefficients de majoration postérieurs à une fusion, l'exclusion de la valeur locative des travaux de remplacement d'équipements (article 1517 du CGI), et l'exonération des biens d'équipement spécialisés (article 1382 du CGI) et des équipements amovibles (article 1381 du CGI). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des textes applicables et de la doctrine administrative invoquée.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police de Paris constatant la caducité du droit au séjour de M. A... et l’obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Il rappelle que, conformément à l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal compétent pour connaître d’une décision individuelle de police est celui du lieu de résidence de l’intéressé à la date de la décision. Constatant que M. A... résidait à Paris, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par Mme C... d’une demande de suspension de la décision du 30 septembre 2025 par laquelle la direction régionale des douanes avait ordonné la fermeture conservatoire pour un an de son débit de tabac, en raison de son incapacité de travail consécutive à un accident. La requérante invoquait une erreur de droit, une erreur manifeste d’appréciation et une atteinte disproportionnée à sa liberté économique. Toutefois, Mme C... s’est désistée de sa requête par un mémoire du 16 décembre 2025, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 19 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé de la demande de suspension.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme C... F..., agissant pour sa fille G... B..., contre la décision du préfet de l'Orne du 14 avril 2025 refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue se fonde sur le défaut de motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen (1ère chambre) a été saisi de trois requêtes distinctes, mais jointes, par lesquelles M. A... G..., Mme C... I... et Mme E... G... demandaient l’annulation d’arrêtés préfectoraux du 15 juillet 2025 leur refusant l’admission au séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Les requérants invoquaient notamment un défaut de motivation, un défaut d’examen de leur droit au séjour pour raisons de santé, une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et demandaient à titre subsidiaire la suspension de l’exécution des mesures d’éloignement en application de l’article L. 752-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les conditions légales de la suspension n’étaient pas réunies. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 611-1
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D..., détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule (dont neuf avec sursis) prononcée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Caen-Ifs. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure (délégation de signature, composition de la commission) et une erreur d’appréciation sur la qualification et la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature pour engager les poursuites était régulière et publiée, et que la composition de la commission de discipline n’était pas entachée d’irrégularité au regard des articles R. 234-1, R. 234-2 et R. 234-12 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d’instance de Mme C..., qui contestait le refus du préfet du Calvados de lui délivrer un récépissé de demande d’admission au séjour. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Aucune des conclusions de la requête n’a donc été examinée au fond.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du 12 juin 2025 par lequel le préfet de l'Orne refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante ivoirienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article R. 233-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la rupture de la communauté de vie avec son époux français résultait de violences conjugales établies, ayant donné lieu à une condamnation pénale et à un divorce aux torts exclusifs de l'époux. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté contesté et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français et de l’interdiction de retour formée par M. B.... Le juge constate que le requérant a déjà saisi le tribunal d’un recours en annulation contre ces décisions, ce qui, en application des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, suspend automatiquement leur exécution. La demande de suspension est donc manifestement irrecevable, car dépourvue d’objet.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre son licenciement pour motif personnel non fautif par le département du Calvados. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le département a été condamné à verser 500 euros à Mme C... au titre des frais de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A..., détenu, d'une demande de condamnation de l'État à lui verser un reliquat de 58,24 euros au titre d'arriérés de salaires pour son travail en atelier pénitentiaire entre juillet 2021 et mai 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà versé 472,05 euros au requérant suite à l'acceptation d'une proposition d'indemnisation, ce qui a éteint partiellement le litige. Sur le fond, il a jugé que M. A... n'apportait pas la preuve que la rémunération perçue était inférieure aux taux horaires minimaux prévus par les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale (devenus L. 412-20 et D. 412-64 du code pénitentiaire), indexés sur le SMIC. Par conséquent, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspecteur du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire, confirmée implicitement par le ministre. Par un acte enregistré le 13 novembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 décembre 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond relative au licenciement ou aux textes applicables n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SAS Chalair Aviation, qui contestait le refus de l’aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant que les décisions contestées ne comportaient pas les mentions obligatoires relatives aux voies et délais de recours, ce qui ouvrait un délai raisonnable d'un an. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué les critères du décret n° 2022-111 du 2 février 2022, notamment en refusant le retraitement comptable du chiffre d'affaires opéré par la société, jugé non conforme aux règles comptables. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a donné acte du désistement de la société Natixis, qui demandait la condamnation de l’État à lui rembourser une créance de crédit d’impôt recherche (CIR) de 1 630 264 euros pour l’année 2020, cédée par la société LM Wind. Par un acte enregistré le 2 septembre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte du désistement et met fin à l’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision du préfet du Calvados du 21 novembre 2025 prononçant la clôture de l’instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B.... Le préfet ayant délivré à l’intéressé un récépissé l’autorisant à travailler le 11 décembre 2025, la requête est devenue sans objet. L’Etat a été condamné à verser 300 euros à l’avocat de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.