11 372 décisions disponibles — page 57/569
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les requêtes de M. C... contestant un refus de séjour et sollicitant l'abrogation implicite d'une précédente obligation de quitter le territoire français. Sur la première requête, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour ayant privé d'objet les conclusions relatives à l'abrogation de l'arrêté de 2023. Sur la seconde requête, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de séjour du 2 juin 2025, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1, L. 435-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet des conclusions principales et subsidiaires de M. C....
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme E..., rédactrice territoriale, qui contestait le refus du département du Calvados de revaloriser rétroactivement son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) pour la période du 1er janvier 2021 au 31 août 2023. La requérante demandait l'application du classement de son poste dans le groupe 8 « métiers d'ingénierie » avant le 1er septembre 2023. Le tribunal a jugé que la décision de refus n'avait pas à être motivée, qu'elle n'était pas entachée d'erreur de fait, et que Mme E... n'établissait pas que ses missions justifiaient un classement supérieur avant la date retenue par l'administration. La solution s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 relatif au RIFSEEP.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le préfet de l’Orne a rejeté la demande de regroupement familial de M. C... pour son épouse afghane. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la précarité du séjour de l’épouse en Iran et du risque de renvoi en Afghanistan. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’insuffisance des ressources du requérant au regard des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 16 décembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... qui contestait la décision du maire de Lisieux mettant fin à son stage d’adjoint d’animation. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que le requérant n’avait pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, le juge a prononcé le désistement d’office de la requête.
Le Tribunal administratif de Caen a pris acte, par ordonnance du 16 décembre 2025, du désistement de Mme B... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, de contributions sociales et de taxe sur les plus-values au titre de l’année 2020. Le désistement ayant été déclaré sans opposition, le tribunal a constaté qu’il n’y avait pas lieu d’y faire obstacle. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant nigérian. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande expresse de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Simon Pascal & Joel & Jeams, armateur du navire « Yaka II », qui contestait une amende de 1 600 euros et l'attribution de six points de pénalité par le préfet de la région Normandie pour infraction à la réglementation de la pêche. La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et une erreur de droit. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les droits de la défense avaient été respectés, la société ayant été mise à même de présenter ses observations. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que l'infraction (pêche dans une zone interdite) était établie sur le fondement du règlement (UE) n° 1005/2008 et des articles L. 946-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen relatif à la personnalité des peines, l'amende et les points de pénalité pouvant être infligés à l'armateur indépendamment des poursuites contre le capitaine.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 1 500 euros en réparation du préjudice financier résultant des frais d’avocat exposés lors d’une précédente instance en référé. Le tribunal a jugé que ces frais, déjà partiellement indemnisés par une ordonnance de référé sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ne pouvaient faire l’objet d’une nouvelle demande indemnitaire sur un autre fondement. La solution retenue repose sur le principe selon lequel la part du préjudice correspondant à des frais non compris dans les dépens est réputée intégralement réparée par la décision du juge dans l’instance en cause.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Calvados de lui accorder une remise sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 960,66 euros. La magistrate désignée a estimé que la requérante, qui n'a pas contesté le bien-fondé de l'indu, ne justifiait pas de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La décision relève que l'indu résulte d'une omission de déclaration de ressources, et que les circonstances invoquées par Mme A... ne permettent pas d'établir qu'elle pouvait légitimement ignorer son obligation déclarative. En conséquence, la demande de remise totale de la dette a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que, malgré les problèmes de santé invoqués (essoufflement et douleurs à la marche), les éléments produits ne démontraient pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée du 29 novembre 2024 a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Calvados de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 016,64 euros. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une omission déclarative de ressources liée à son statut d’auto-entrepreneur, et que M. B... n’établissait pas sa bonne foi, notamment en raison du caractère réitéré de l’omission. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, relatifs à la récupération des indus et aux obligations déclaratives des bénéficiaires du RSA.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement familiale de 247 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire, mais le tribunal a relevé que l'indu était imputable à une déclaration minorée de ses ressources. Faute de justificatifs suffisants sur sa situation actuelle et au vu de ses ressources mensuelles de 2 878 euros, le juge a estimé qu'elle n'était pas dans une précarité justifiant une remise de dette. La décision est fondée sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 2 660,06 euros. La requérante contestait le montant réclamé et le défaut de communication du détail de l’indu. Le tribunal a jugé que l’organisme était fondé à réclamer cette somme, après avoir rectifié le montant initial et fourni un calcul détaillé, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Calvados pour le recouvrement d’un indu d’aide personnelle au logement de 4 294 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et ses difficultés financières, mais ces moyens ont été jugés sans incidence sur la légalité de la contrainte, faute de contester le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale. Les conclusions reconventionnelles de la caisse visant à obtenir la condamnation de Mme A... ont également été rejetées, l’organisme disposant déjà du pouvoir d’émettre une contrainte exécutoire.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait déjà été contesté par M. A... devant le tribunal administratif de Melun, lequel avait rejeté ce recours comme irrecevable par une ordonnance du 19 juin 2025. En application du principe de l'autorité de la chose jugée, la nouvelle requête, enregistrée le 24 novembre 2025, a été déclarée irrecevable. La décision se fonde sur les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Manche du 18 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet avait procédé à un examen individuel de sa situation. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des autres dispositions invoquées n'étaient pas fondés, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 fixant son pays d’éloignement. Par un mémoire du 10 décembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Constatant que ce désistement était intégral et inconditionnel, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a donné acte du désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. B... qui sollicitait la remise totale d'un indu de prime d'activité de 1 210,80 euros, après que la commission de recours amiable de la CAF de l'Orne ne lui en ait accordé qu'une remise partielle de 302,70 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant au regard de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré des ressources mensuelles de 1 065 euros et un loyer modéré, M. B... ne se trouvait pas dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, d'autant qu'il avait omis de déclarer une pension perçue. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Simon Pascal & Joel & Jeams, armateur du navire « Yaka II », qui contestait une amende de 3 100 euros, l’attribution de six points de pénalité et la publication de la décision prise par le préfet de la région Normandie pour infraction à la réglementation des pêches. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l’erreur de droit, la violation du principe de personnalité des peines et l’absence de base légale. La solution retenue confirme la légalité de la sanction administrative fondée sur les articles L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime et les règlements européens (UE) n° 1005/2008 et n° 1224/2009.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. C..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, compte tenu de la situation familiale et financière précaire du requérant, père d'une enfant française et en attente d'un second enfant. Elle a également estimé que les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.