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Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant nigérian. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande expresse de l'intéressé, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen, par une ordonnance du 16 décembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... qui contestait la décision du maire de Lisieux mettant fin à son stage d’adjoint d’animation. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que le requérant n’avait pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, le juge a prononcé le désistement d’office de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Simon Pascal & Joel & Jeams, armateur du navire « Yaka II », qui contestait une amende de 1 600 euros et l'attribution de six points de pénalité par le préfet de la région Normandie pour infraction à la réglementation de la pêche. La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des droits de la défense et une erreur de droit. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les droits de la défense avaient été respectés, la société ayant été mise à même de présenter ses observations. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que l'infraction (pêche dans une zone interdite) était établie sur le fondement du règlement (UE) n° 1005/2008 et des articles L. 946-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen relatif à la personnalité des peines, l'amende et les points de pénalité pouvant être infligés à l'armateur indépendamment des poursuites contre le capitaine.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 1 500 euros en réparation du préjudice financier résultant des frais d’avocat exposés lors d’une précédente instance en référé. Le tribunal a jugé que ces frais, déjà partiellement indemnisés par une ordonnance de référé sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ne pouvaient faire l’objet d’une nouvelle demande indemnitaire sur un autre fondement. La solution retenue repose sur le principe selon lequel la part du préjudice correspondant à des frais non compris dans les dépens est réputée intégralement réparée par la décision du juge dans l’instance en cause.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département du Calvados de lui accorder une remise sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 960,66 euros. La magistrate désignée a estimé que la requérante, qui n'a pas contesté le bien-fondé de l'indu, ne justifiait pas de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La décision relève que l'indu résulte d'une omission de déclaration de ressources, et que les circonstances invoquées par Mme A... ne permettent pas d'établir qu'elle pouvait légitimement ignorer son obligation déclarative. En conséquence, la demande de remise totale de la dette a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du département du Calvados de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a jugé que, malgré les problèmes de santé invoqués (essoufflement et douleurs à la marche), les éléments produits ne démontraient pas que son handicap réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en établissant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision attaquée du 29 novembre 2024 a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département du Calvados de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 016,64 euros. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une omission déclarative de ressources liée à son statut d’auto-entrepreneur, et que M. B... n’établissait pas sa bonne foi, notamment en raison du caractère réitéré de l’omission. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, relatifs à la récupération des indus et aux obligations déclaratives des bénéficiaires du RSA.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement familiale de 247 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire, mais le tribunal a relevé que l'indu était imputable à une déclaration minorée de ses ressources. Faute de justificatifs suffisants sur sa situation actuelle et au vu de ses ressources mensuelles de 2 878 euros, le juge a estimé qu'elle n'était pas dans une précarité justifiant une remise de dette. La décision est fondée sur les articles L. 821-1, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 12 mars 2024 par le maire de Merville-Franceville-Plage à la société Altarea Cogedim Région pour deux immeubles de 43 logements. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, et a jugé que les lacunes alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. La solution retenue est le rejet de la requête, sans annulation ni sursis à statuer, en application des articles L. 600-5-1 et L. 761-1 du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. D..., ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 17 novembre 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage à 5h00. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté visait les textes applicables et précisait les circonstances de fait. En revanche, le juge a annulé l'article 2 de l'arrêté fixant l'obligation de pointage à 5h00, jugeant cette mesure disproportionnée au regard de l'objectif de contrôle et des contraintes qu'elle impose à l'intéressé. Cette décision est fondée sur les articles L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par l’association Lexovii Tir d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de l’arrêté du 8 octobre 2024 par lequel la maire de Rocques a refusé de lui délivrer un permis de construire pour un stand de tir. La requérante invoquait l’urgence, notamment au regard de la présomption prévue à l’article L. 600-3-1 du code de l’urbanisme, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, contestant les motifs tirés de l’incompatibilité avec le plan local d’urbanisme intercommunal, de la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, et d’un détournement de pouvoir. La commune de Rocques a conclu au rejet de la requête en contestant l’urgence et la légalité de l’arrêté. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais l’affaire porte sur l’application des règles d’urbanisme en zone N et des conditions de délivrance d’un permis de construire.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 fixant son pays d’éloignement. Par un mémoire du 10 décembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Constatant que ce désistement était intégral et inconditionnel, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a donné acte du désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. B... qui sollicitait la remise totale d'un indu de prime d'activité de 1 210,80 euros, après que la commission de recours amiable de la CAF de l'Orne ne lui en ait accordé qu'une remise partielle de 302,70 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a examiné la situation de précarité et la bonne foi du requérant au regard de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré des ressources mensuelles de 1 065 euros et un loyer modéré, M. B... ne se trouvait pas dans une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, d'autant qu'il avait omis de déclarer une pension perçue. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir la remise totale de plusieurs indus de prestations sociales (prime d'activité, aide personnelle au logement et allocations familiales). Le tribunal a d'abord constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur l'indu d'allocations familiales, cette contestation relevant de la compétence du juge judiciaire, déjà saisi. Pour les indus restants (prime d'activité et aide au logement), le tribunal a appliqué les dispositions des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité invoquée par Mme C... ne justifiait pas une remise totale, les remises partielles de 50% et 75% déjà accordées par la CAF étant suffisantes.
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. E... B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et un défaut d'examen de sa situation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune somme n'a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. F... et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2022 enregistrant l'extension d'un élevage porcin de la SCEA Fillatre à Saint-Ovin. Les requérants contestaient notamment l'absence d'évaluation environnementale, le classement erroné du projet sous la rubrique 2102 plutôt que 3660 de la nomenclature des installations classées, et le non-respect des distances d'implantation. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 122-1 et R. 122-2 du code de l'environnement, ainsi que de l'arrêté du 27 décembre 2013, mais les a jugés non fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Simon Pascal & Joel & Jeams, armateur du navire « Yaka II », qui contestait une amende de 3 100 euros, l’attribution de six points de pénalité et la publication de la décision prise par le préfet de la région Normandie pour infraction à la réglementation des pêches. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, l’erreur de droit, la violation du principe de personnalité des peines et l’absence de base légale. La solution retenue confirme la légalité de la sanction administrative fondée sur les articles L. 946-1 du code rural et de la pêche maritime et les règlements européens (UE) n° 1005/2008 et n° 1224/2009.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales du Calvados pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 3 560,21 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa méconnaissance de l’obligation de déclarer une pension de réversion, mais le tribunal a jugé ces moyens sans incidence sur la légalité de la contrainte. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la procédure de contrainte. En revanche, la demande reconventionnelle de la caisse visant à faire condamner Mme A... au paiement a été déclarée irrecevable, l’organisme disposant déjà du pouvoir d’émettre une contrainte exécutoire.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 11 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a relevé que cet arrêté avait déjà été contesté par M. A... devant le tribunal administratif de Melun, lequel avait rejeté ce recours comme irrecevable par une ordonnance du 19 juin 2025. En application du principe de l'autorité de la chose jugée, la nouvelle requête, enregistrée le 24 novembre 2025, a été déclarée irrecevable. La décision se fonde sur les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados concernant la demande de titre de séjour de M. C..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la condition d'urgence était satisfaite, compte tenu de la situation familiale et financière précaire du requérant, père d'une enfant française et en attente d'un second enfant. Elle a également estimé que les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.