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Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Lô à la SNC Altarea Cogedim Régions pour la réalisation de deux immeubles de 70 logements. Le requérant s’est désisté de son instance, désistement pur et simple auquel rien ne s’opposait. Par ordonnance du 22 octobre 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le juge a estimé que le requérant n’invoquait aucun élément propre à justifier une situation d’urgence caractérisée ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS B... d’une demande d’annulation de la décision du 27 octobre 2023 par laquelle le préfet du Calvados a retiré l’indemnisation d’activité partielle tacitement accordée pour ses salariés de juillet à septembre 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de retrait était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire préalable n’était pas requise en l’espèce. Il a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation, les conditions de recours à l’activité partielle prévues à l’article R. 5122-1 du code du travail n’étant pas réunies. La demande de la SAS B... a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. F..., sapeur-pompier volontaire, contestant les arrêtés du 13 octobre 2023 prononçant la résiliation de ses engagements en tant qu'infirmier et adjudant. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation des décisions. Le tribunal a rejeté ce moyen, estimant que les arrêtés litigieux énonçaient avec une précision suffisante les manquements retenus, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Koblitz et Partenaire, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Hérouville-Saint-Clair refusant un permis de construire pour l'extension et l'aménagement de six logements. Le tribunal a estimé que le refus était légalement justifié par la méconnaissance de l'article UH 13 du plan local d'urbanisme, la non-conformité du dispositif de collecte des eaux pluviales, et l'atteinte à la sécurité publique. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 600-4-1 du code de l'urbanisme et R. 111-2 du même code.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Calvados du 27 octobre 2023 retirant partiellement l’indemnisation d’activité partielle accordée pour ses salariés entre juillet et septembre 2021. La société invoquait un vice de procédure, un défaut de motivation et une erreur d’appréciation sur le fondement des articles L. 5122-1 et R. 5122-1 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de retrait était légalement justifiée au regard des conditions de recours à l’activité partielle.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme C... contre un permis de construire délivré par le préfet de la Manche au groupement de coopération sanitaire (GCS) médecine nucléaire de la Manche Normandie pour un bâtiment à Avranches. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'autorité, une erreur de droit sur le plan local d'urbanisme applicable, et des risques pour la sécurité publique et l'environnement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le permis était légal et que les règles d'urbanisme, notamment les articles R. 111-2 et R. 111-26 du code de l'urbanisme, avaient été respectées. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus implicite du département de l'Orne de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) en tant que personne seule. La juridiction a rappelé que, selon les articles L. 262-2 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, le RSA est calculé sur l'ensemble des ressources du foyer. Mme C... vivant en couple avec quatre enfants, elle ne pouvait prétendre au statut de personne isolée. Le tribunal a également jugé que la radiation de son conjoint par France Travail était sans incidence sur le litige et que la simulation de droits invoquée n'avait qu'une valeur indicative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme H..., aide-soignante, qui contestait son licenciement pour révocation prononcé par le président du conseil départemental I... suite à des pratiques maltraitantes et des manquements professionnels. La requérante invoquait un vice de procédure (non-respect de l'article 9 du décret n°89-822 du 7 novembre 1989), mais le tribunal a jugé que la procédure était régulière, la sanction la plus sévère ayant été adoptée à la majorité. Le tribunal a également estimé que la matérialité des faits reprochés (attitude inappropriée, propos grossiers, retards) était établie et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée. La demande d'indemnisation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cette disposition ne s'appliquant pas aux États membres.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. A..., enseignant, qui contestait sa suspension de fonctions initiale (31 octobre 2023) et sa prolongation (28 février 2024) décidées par la rectrice de l’académie de Normandie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, en validant la subdélégation de signature consentie à la secrétaire générale adjointe. Il a également jugé que les décisions, fondées sur l’article 43 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, n’étaient pas entachées d’erreur de droit, la suspension étant une mesure conservatoire ne nécessitant pas la fixation d’une durée précise.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté du préfet de la Manche du 4 avril 2025 refusant son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne s’applique pas aux Algériens, régis par l’accord franco-algérien de 1968, mais que le préfet dispose d’un pouvoir discrétionnaire de régularisation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui demandait à modifier son lieu de pointage dans le cadre d’une assignation à résidence. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au juge de l’excès de pouvoir de se substituer à l’administration en réformant une mesure d’assignation à résidence. La solution est fondée sur les articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la société Les Terres du Chêne visant à annuler le refus du maire de Perche-en-Nocé de lui délivrer un permis de construire un hangar agricole ouvert. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation du rejet du recours gracieux était inopérant. Il a également estimé que le projet devait être regardé comme une construction nouvelle, et non comme une simple annexe ou extension agricole au sens du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), ce qui justifiait le refus. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du PLUi applicable en zone N.
Le Tribunal administratif de Caen annule le refus implicite de délivrance d’un document de circulation pour étranger mineur, notifié par courriel à Mme C..., ressortissante algérienne, pour son enfant. La décision est annulée en raison de l’incompétence de l’agent signataire, faute de délégation de signature établie. Le tribunal enjoint au préfet du Calvados de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et condamne l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A..., aide-soignante, qui contestait son exclusion temporaire d'un an pour pratiques maltraitantes et propos inappropriés. La juridiction a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que le conseil de discipline avait régulièrement voté la sanction la plus sévère. Elle a également jugé que la matérialité des faits reprochés, incluant des pratiques éducatives maltraitantes et des propos dévalorisants, était établie et constituait une faute disciplinaire. La sanction a été considérée comme proportionnée à la gravité des fautes commises. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B... pour contester la réduction de sa prime « MaPrimeRénov » de 2 500 à 636 euros par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Le tribunal a jugé que le motif initial de la réduction (différence entre les travaux prévus et réalisés) était erroné, les montants et la nature des travaux étant identiques. Cependant, l’Anah a demandé une substitution de motif, invoquant un surfinancement au regard du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l’arrêté du 14 janvier 2020. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision finale dépend de l’appréciation de ce nouveau motif.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme H... I... et autres, qui demandaient la condamnation de l’État à leur verser 100 000 euros en réparation des préjudices moraux subis suite à la maladie et au décès de leur père et grand-père, Jean I..., exposé aux rayonnements ionisants lors d’essais nucléaires en Polynésie française en 1970. Le tribunal a jugé que leur créance était prescrite, le délai quadriennal de la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir au plus tard le 29 octobre 2015, date de la demande auprès du CIVEN, sans cause interruptive valable. Par suite, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les recours de M. D..., sapeur-pompier professionnel, contestant trois arrêtés du SDIS de l'Orne : une suspension conservatoire (26 avril 2023), une sanction de rétrogradation (13 octobre 2023) et une mesure de retrait de ses fonctions de chef de centre (13 octobre 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que la suspension était justifiée par une faute grave et que les procédures disciplinaires étaient régulières, notamment en ce qui concerne la motivation des décisions et le respect des droits de la défense. Il a estimé que les faits reprochés étaient établis et constituaient des manquements professionnels, sans que la sanction de rétrogradation ou le retrait des fonctions soient disproportionnés. Les demandes d'injonction et les frais de justice ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Mercurys Finance qui demandait la condamnation de la commune de Touques à l’indemniser des préjudices résultant de l’incendie d’une balayeuse louée. Le tribunal a jugé que le contrat de location, conclu avec une personne publique pour répondre à un besoin de service public, était un contrat administratif relevant du code de la commande publique, rendant inapplicables les articles 1732 et 1733 du code civil invoqués par la société requérante. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, la responsabilité contractuelle de la commune n’étant pas engagée sur le fondement des règles de droit privé.