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Litige relatif au montant du complément indemnitaire annuel (CIA) d’un fonctionnaire de l’Éducation nationale pour l’année 2024-2025. Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, se déclare territorialement incompétent. Il applique les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Jullouville pour un projet de construction de deux habitations en zone naturelle. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement du terrain. Le tribunal a écarté le premier moyen, manquant en fait, et a jugé que le classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste, les auteurs du PLU pouvant légalement soustraire ce secteur à l'urbanisation. La décision s'appuie sur les articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal administratif de Caen a suspendu l'exécution de la décision non formalisée du maire de Dives-sur-Mer de pavoiser la façade de la mairie avec un drapeau palestinien. Saisi par le préfet du Calvados sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge des référés a estimé que ce pavoisement constituait une prise de position politique contraire au principe de neutralité des services publics. Il a enjoint au maire de retirer sans délai ce drapeau.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'arrêté du 23 mars 2023 du ministre de l'éducation nationale renouvelant son stage dans le corps des personnels de direction pour une durée d'un an. La requérante invoquait notamment une incompétence, un vice de procédure, une erreur de droit, des erreurs de fait et une erreur manifeste d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance des articles L. 133-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique. Le tribunal a relevé d'office un défaut d'intérêt à agir, considérant que la décision de renouvellement de stage était favorable à Mme C, puisqu'elle lui permettait de poursuivre sa formation en vue d'une titularisation. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme F et de Mme E contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré le 5 octobre 2023 par le maire de Jullouville pour un projet de construction. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, estimant qu'il manquait en fait. Il a jugé que l'absence de réponse dans le délai légal n'avait pas fait naître de certificat d'urbanisme tacite, mais seulement cristallisé les règles d'urbanisme, rendant inopérant le moyen relatif à un retrait illégal. Enfin, le tribunal a considéré que le classement du terrain en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, lauréat du concours de gardien de la paix, qui contestait le refus d'agrément opposé par le préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'article 4 du décret du 9 mai 1995, avait été prise par une autorité compétente, le préfet disposant d'une délégation de pouvoir du ministre de l'intérieur en vertu du décret du 6 novembre 1995 et de l'arrêté du 30 décembre 2005. Les moyens soulevés par M. C, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A, ressortissante nigériane, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet du Calvados du 11 septembre 2024 refusant d’enregistrer sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de titre de séjour, présentée le 19 janvier 2023, était tardive au regard du délai de trois mois prévu par l’article D. 431-7 du CESEDA, et que Mme A n’avait invoqué aucune circonstance nouvelle justifiant un réexamen. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du CESEDA, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’opposabilité des délais de forclusion.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B, qui contestait la décision du jury de validation des acquis de l'expérience (VAE) du 13 décembre 2023 lui refusant le diplôme d'État d'aide-soignant. La requérante soutenait ne pas avoir été informée du formulaire à utiliser pour constituer son dossier. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le moyen invoqué n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie notamment sur l'arrêté du 28 mars 2022 relatif aux modalités d'organisation de la VAE pour ce diplôme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B C, agent du centre d'information et d'orientation de l'Aigle, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Normandie de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont elle s'estimait victime le 4 mai 2022. Le tribunal a jugé que l'entretien avec sa supérieure hiérarchique, qui portait sur sa manière de servir et non sur une procédure disciplinaire, ne constituait pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de convocation préalable, l'entretien ne revêtant pas un caractère disciplinaire. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la région Normandie du 4 juin 2024, qui a déclaré irrecevable sa demande de validation des acquis de l’expérience (VAE) pour le diplôme d’État d’ergothérapeute. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait correctement appliqué les dispositions du code du travail et de l’arrêté du 18 août 2010, en constatant que les activités professionnelles déclarées par M. B n’étaient pas en rapport direct avec le référentiel d’activités du diplôme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les articles R. 6412-1 et suivants du code du travail ainsi que sur l’arrêté du 18 août 2010.
Refus de carte professionnelle de sécurité – Tribunal Administratif de Caen – Rejet de la requête – Code de la sécurité intérieure. Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, un ressortissant burkinabé réfugié, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle pour exercer une activité de sécurité. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le requérant ne remplissait pas la condition de l'article L. 612-20 4° bis du code de la sécurité intérieure, exigeant la détention d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans. Il a écarté l'argument tiré du caractère récognitif du statut de réfugié, suivant l'interprétation du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par quatre agents de l'université de Caen Normandie (Mme E et MM. D, H et G) demandant la condamnation de leur employeur à leur verser un euro symbolique en réparation du préjudice moral subi en raison de dysfonctionnements au sein de l'UFR STAPS entre 2016 et 2020. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'université, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir pour un préjudice personnel. Sur le fond, il a examiné l'obligation de l'employeur public d'assurer la sécurité et la santé de ses agents, conformément aux articles L. 811-1 du code général de la fonction publique et L. 4121-1 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'existence d'une faute de l'université dans l'organisation du service.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l'amende administrative de 4 500 euros qui leur a été infligée pour manquement à leur obligation, en tant que maîtres d'ouvrage, de faire rechercher la présence d'amiante avant des travaux de rénovation. La juridiction a jugé que le manquement était constitué et que l'administration ne pouvait légalement substituer un avertissement à l'amende. Le tribunal a estimé que le montant de l'amende n'était pas disproportionné, l'administration ayant pris en compte les circonstances, la gravité du manquement et la situation personnelle et financière des requérants, conformément aux articles L. 4412-2, L. 4754-1 et L. 8115-4 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a annulé la décision implicite du préfet du Calvados rejetant la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante azerbaïdjanaise et iranienne. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le refus de titre portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence ininterrompue en France depuis douze ans, de la présence de ses deux enfants mineurs scolarisés et de ses liens sociaux établis. La solution retenue est fondée sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet de l'Orne du 27 février 2025 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace pour l'ordre public), les faits reprochés (violences sans suite pénale et soustraction à une précédente OQTF) ne caractérisant pas une telle menace. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par la SAS SNV d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de l’Orne du 30 juin 2023 de délivrer une autorisation de travail pour une salariée étrangère, ainsi que contre le rejet implicite de son recours hiérarchique par le ministre de l’intérieur. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que la délivrance ultérieure d’une autorisation de travail le 23 août 2023 n’avait pas retiré la décision attaquée. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en considérant que le recours hiérarchique du 21 juillet 2023 avait interrompu le délai de recours contentieux et que la décision implicite de rejet n’avait pas été notifiée avec les voies et délais de recours. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’affaire a été examinée au regard des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que de l’article L. 411-
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus implicite de la communauté d'agglomération du Cotentin d'abroger le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Lô-d'Ourville et de modifier le classement de leurs parcelles. Les requérants contestaient le classement partiel de leurs parcelles en zone naturelle inondable (Zni), invoquant une erreur manifeste d'appréciation, une méconnaissance de l'article L. 151-12 du code de l'urbanisme, une rupture d'égalité et une contradiction avec le PADD. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 26 juin 2023 s'était substituée à la décision implicite et a rejeté l'ensemble des moyens, confirmant la légalité du classement litigieux au regard des dispositions du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre communal d’action sociale de Colombelles pour des préjudices liés à ses conditions d’emploi. La requérante invoquait un harcèlement moral, un refus illégal de renouvellement de son contrat à durée déterminée, un non-respect du délai de prévenance et une retenue sur salaire. Le tribunal a jugé que le non-renouvellement du contrat était justifié par la disparition du besoin d’accroissement temporaire d’activité et que les autres fautes alléguées n’étaient pas établies. La demande de versement d’un complément de rémunération pour juillet 2022 a également été rejetée. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un document provisoire de séjour et une injonction de statuer sur sa demande de renouvellement de titre. Le tribunal a constaté que le préfet du Calvados avait délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée, rendant sans objet les conclusions principales. Concernant la demande d'injonction de statuer, le juge a estimé que l'urgence extrême n'était pas caractérisée, la seule perspective d'une décision implicite de rejet ne suffisant pas à établir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par conséquent, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur la délivrance du document et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions du rectorat refusant l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants A et C. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, fondés sur l'absence de situation propre des enfants au sens du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la scolarisation dans un établissement n'étant pas, en soi, de nature à compromettre gravement leurs intérêts. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de convocation de la commission et l'erreur d'appréciation sur la situation propre des enfants, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.