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Le Tribunal Administratif de Caen annule la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le motif retenu est le défaut de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler dans l’attente. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sri-lankaise, qui contestait un arrêté du préfet du Calvados refusant son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle, en raison de son emploi et de sa vie en couple. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste, compte tenu notamment du maintien irrégulier de Mme D sur le territoire après une précédente mesure d'éloignement et de la situation de son compagnon, également sous le coup d'une obligation de quitter le territoire. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le préfet pouvait légalement refuser le séjour en se fondant sur la menace pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, en raison d'une condamnation pénale, et ce dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation sous l'empire de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par quatre agents de l'université de Caen Normandie (Mme E et MM. D, H et G) demandant la condamnation de leur employeur à leur verser un euro symbolique en réparation du préjudice moral subi en raison de dysfonctionnements au sein de l'UFR STAPS entre 2016 et 2020. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'université, jugeant que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir pour un préjudice personnel. Sur le fond, il a examiné l'obligation de l'employeur public d'assurer la sécurité et la santé de ses agents, conformément aux articles L. 811-1 du code général de la fonction publique et L. 4121-1 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur l'existence d'une faute de l'université dans l'organisation du service.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados refusant son admission exceptionnelle au séjour. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur, relevant notamment le maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire après l'expiration de son titre de séjour étudiant et la situation de sa compagne, également sous le coup d'une mesure d'éloignement. La décision est fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Il estime que le litige relève de la compétence du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que M. B résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis), il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil par ordonnance du 24 septembre 2025.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux décisions du rectorat refusant l'autorisation d'instruction en famille pour les enfants A et C. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, fondés sur l'absence de situation propre des enfants au sens du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la scolarisation dans un établissement n'étant pas, en soi, de nature à compromettre gravement leurs intérêts. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut de convocation de la commission et l'erreur d'appréciation sur la situation propre des enfants, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Jullouville pour un projet de construction de deux habitations en zone naturelle. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement du terrain. Le tribunal a écarté le premier moyen, manquant en fait, et a jugé que le classement en zone naturelle n'était pas entaché d'erreur manifeste, les auteurs du PLU pouvant légalement soustraire ce secteur à l'urbanisation. La décision s'appuie sur les articles L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 mars 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1.
Litige relatif au montant du complément indemnitaire annuel (CIA) d’un fonctionnaire de l’Éducation nationale pour l’année 2024-2025. Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, se déclare territorialement incompétent. Il applique les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal administratif de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un document provisoire de séjour et une injonction de statuer sur sa demande de renouvellement de titre. Le tribunal a constaté que le préfet du Calvados avait délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée, rendant sans objet les conclusions principales. Concernant la demande d'injonction de statuer, le juge a estimé que l'urgence extrême n'était pas caractérisée, la seule perspective d'une décision implicite de rejet ne suffisant pas à établir une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Par conséquent, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur la délivrance du document et rejette le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet de l'Orne du 27 février 2025 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace pour l'ordre public), les faits reprochés (violences sans suite pénale et soustraction à une précédente OQTF) ne caractérisant pas une telle menace. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Refus de carte professionnelle de sécurité – Tribunal Administratif de Caen – Rejet de la requête – Code de la sécurité intérieure. Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, un ressortissant burkinabé réfugié, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle pour exercer une activité de sécurité. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le requérant ne remplissait pas la condition de l'article L. 612-20 4° bis du code de la sécurité intérieure, exigeant la détention d'un titre de séjour depuis au moins cinq ans. Il a écarté l'argument tiré du caractère récognitif du statut de réfugié, suivant l'interprétation du Conseil constitutionnel.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 3 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet du Calvados avait légalement motivé son refus par l'absence de contribution effective de M. B à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, ainsi que par la menace pour l'ordre public que constituait son comportement. La solution s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 6, et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Calvados du 4 juillet 2025 retirant l'agrément de la société Carte grise Top 14 pour la perception des taxes sur les certificats d'immatriculation. La société invoquait une menace sur son équilibre financier pour caractériser l'urgence, mais n'a pas fourni de preuves suffisantes de l'impact réel de ce retrait sur son chiffre d'affaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, sans examiner les moyens de légalité. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet du Calvados a informé le tribunal avoir convoqué le requérant pour lui remettre le document sollicité. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, se déclare incompétent territorialement pour connaître du recours de Mme A contre l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. En application des articles R. 922-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui de Rouen, dans le ressort duquel se situe le siège de l'autorité ayant pris la décision. Par conséquent, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Rouen.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal de Saint-Martin-de-Bonfossé du 19 juin 2025 relative à la salle polyvalente. La requête, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas déposé de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la demande sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3.
Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne une demande de suspension présentée par la SAS Hôpital privé de la Baie contre le refus de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Normandie de lui renouveler une autorisation d'activité de soins en chirurgie oncologique (mention B1 et pratique du rectum). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car les difficultés invoquées (éloignement des patients, perte de chance, continuité des soins) ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à l'intérêt public ou aux droits de l'établissement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'ARS, fondée sur les articles L. 6122-1 et suivants du code de la santé publique et le décret du 26 avril 2022. La demande d'injonction et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement d'office de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Manche. Le requérant n'ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions après y avoir été invité sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Par conséquent, l'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette la demande de rétribution de son avocat.