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Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. I, qui demandait la condamnation de la commune de Le Castelet à lui verser 65 736,51 euros pour des préjudices résultant d’un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments présentés par le requérant, notamment une surcharge de travail et des tensions liées à la fusion des communes, ne constituaient pas des faits précis et concordants permettant de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983. En l’absence de faute établie de la commune, la responsabilité de celle-ci n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de la SCI Les Billonnais contestant six titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques de Normandie pour un montant total de 42 816 euros, correspondant à un indu d'aides du fonds de solidarité créé par l'ordonnance du 25 mars 2020. La société soutenait que la date de commencement d'activité retenue par l'administration était erronée et que son chiffre d'affaires de référence devait être calculé différemment. L'administration a partiellement admis le bien-fondé de la requête, ramenant le montant réclamé à 27 001 euros. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et du décret n°2020-371 du 30 mars 2020 pour trancher le litige.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 août 2025 instituant des servitudes pour le raccordement électrique d'un logement de fonction. La requête de M. et Mme C a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'avaient pas introduit de recours au fond en annulation contre cette décision, condition préalable obligatoire pour saisir le juge des référés. L'ordonnance applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné deux requêtes de M. B A, contestant d'abord un refus implicite de titre de séjour (n°2400652), puis un arrêté préfectoral du 11 février 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire (n°2500816). Concernant la première requête, le tribunal a constaté que la délivrance d'un récépissé de carte de séjour le 21 novembre 2024 rendait sans objet la demande d'annulation du refus implicite, prononçant un non-lieu à statuer. Pour la seconde requête, le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire français avait été abrogée par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour le 18 février 2025, rendant les conclusions irrecevables. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la convention internationale
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. D, détenu au centre de détention d'Argentan, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule prononcée le 22 juin 2023 et confirmée par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes le 6 juillet 2023. Le requérant invoquait plusieurs vices de procédure, notamment l'absence de délégation de l'autorité ayant engagé les poursuites et la composition irrégulière de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision de poursuite émanait d'une directrice dûment habilitée par un arrêté de délégation régulièrement publié. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles R. 234-1 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le préfet du Calvados invoquait un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction, mais le tribunal a écarté cette fin de non-recevoir, jugeant que cette circonstance ne fait pas obstacle à la naissance d’une décision implicite de rejet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que Mme B justifiait contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant français, conformément à l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d’un mois et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A B, capitaine du navire de pêche "Monaco du Nord II", qui contestait la décision du préfet de la région Normandie du 17 mai 2023 lui infligeant six points de pénalité pour des manquements à la réglementation de la pêche maritime. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur de droit concernant un cumul de sanctions. La décision s'appuie sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, en particulier les articles L. 946-1 et R. 946-4, ainsi que sur les règlements européens relatifs à la politique commune de la pêche.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Madame B A, qui demandait l'annulation de la décision du 10 juin 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Manche avait retiré son agrément d'assistante familiale. Le tribunal a estimé que, sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, le département avait suffisamment établi l'existence de suspicions d'agressions sexuelles de la part du mari de la requérante envers une enfant accueillie, compromettant les conditions de sécurité et d'épanouissement requises. La décision de retrait n'était donc entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de première chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir formés par M. C, ressortissant tchadien, contre les décisions du préfet du Calvados rejetant sa demande de regroupement familial pour ses trois enfants. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la décision explicite de rejet du 8 février 2025 s'était substituée aux décisions implicites antérieures. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation, incompétence du signataire, méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant) ayant été écartés comme non fondés. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 434-4, R. 434-5, R. 434-15 et R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de l'EURL Omer Sahin, qui contestait le refus de la direction départementale des finances publiques de l'Orne de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et janvier à avril 2021. Le tribunal a jugé que les demandes pour février, mars et avril 2021 étaient sans objet, faute de demande préalable. Pour décembre 2020 et janvier 2021, il a estimé que la société n'avait pas fourni les justificatifs demandés dans les délais impartis par le décret n°2020-371 du 30 mars 2020, ce qui justifiait le rejet. La solution retenue est fondée sur les articles 3-15 et 3-19 de ce décret.
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé la décision du 20 octobre 2021 par laquelle la direction départementale des finances publiques de l'Orne a refusé d’accorder à la SARL Halbout Events une aide financière de 28 902 euros au titre du fonds de solidarité pour le mois de juin 2021. La juridiction a estimé que la société remplissait les conditions d’octroi prévues par l’article 3-28 du décret n°2020-371 du 30 mars 2020, pris en application de l’ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a notamment jugé que la différence entre le chiffre d’affaires facturé et celui déclaré était justifiée par les règles de TVA sur encaissement, et que la société avait subi une perte de chiffre d’affaires supérieure à 10 %. En conséquence, l’administration a été condamnée à verser 1 500 euros à la SARL Halbout Events au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'un jeune se déclarant mineur non accompagné (M. A) d'être hébergé par le département. Le juge a retenu qu'il existe une carence manifeste du département, qui n'a pas procédé à l'analyse d'authenticité des documents d'état civil présentés, et que cette carence porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de M. A de ne pas être privé de protection. En conséquence, le tribunal a ordonné au département du Calvados de procéder à un hébergement d'urgence de M. A dans l'attente d'une décision du juge judiciaire sur sa minorité. La décision s'appuie sur les articles L. 221-1, L. 222-5 et L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles 375 et suivants du code civil.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Sedelka Ile-de-France, qui demandait la condamnation de la communauté d'agglomération Saint Lô Agglo pour l'abandon d'un projet de pôle commercial. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que la promesse unilatérale de vente portait sur des biens du domaine privé et ne comportait pas de clauses exorbitantes du droit commun justifiant la compétence de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, étudiante en soins infirmiers, qui contestait sa suspension de formation pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision de suspension, fondée sur la loi du 5 août 2021, était légale et suffisamment motivée. Il a écarté les moyens d'inconventionnalité au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de discrimination, considérant que l'obligation vaccinale poursuit un but légitime de protection de la santé publique. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d'injonction et d'indemnité.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme D, manipulatrice en électro-radiologie, qui contestait le refus du centre hospitalier d'Argentan de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que le courrier du 29 novembre 2021 ne constituait pas un retrait d'une précédente décision de protection, mais un simple refus de modifier les modalités de mise en œuvre de cette protection, et que la procédure contradictoire n'était pas applicable aux relations entre l'administration et ses agents. Sur le fond, la décision a été prise en application de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, qui impose à l'administration une obligation de protection de ses agents. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par une magistrate contestant son évaluation professionnelle intermédiaire pour 2022, a estimé qu'il existait une raison objective de mettre en cause son impartialité. En application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État afin qu'il attribue le jugement de l'affaire à une autre juridiction. La solution retenue est donc un renvoi pour cause de partialité, sans examen au fond des moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de 2012 invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, la décision datant de plus de treize ans et sa notification régulière n'étant pas contestée. Aucun examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité n'a été effectué, la procédure étant fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le requérant s'est désisté après que le préfet du Calvados lui a délivré une nouvelle attestation de prolongation d'instruction le 3 septembre 2025. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 suspendant son permis de conduire pour huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés professionnelles et personnelles invoquées par le requérant devant céder face aux exigences de protection de la sécurité routière, compte tenu du contrôle routier pour conduite sous stupéfiants. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Calvados refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.