Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2214440(TA95-2214440)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, un ressortissant pakistanais demandeur d'asile, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a d'abord constaté que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était devenue sans objet. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire comme inopérant, aucun texte n'imposant une telle procédure pour ce type de décision. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a donc rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413181(TA95-2413181)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. Les requérants avaient déposé la déclaration d'achèvement des travaux de leur bien immobilier après le délai de 90 jours prévu à l'article 1406 du code général des impôts. En application de l'article 1383 du même code, l'exonération temporaire de deux ans ne peut s'appliquer que pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivant la déclaration tardive. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la bonne foi des contribuables était inopérant, car le retard déclaratif, même involontaire, ne permet pas de bénéficier de l'exonération pour l'année 2024.
N° TA95-2315263(TA95-2315263)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant moldave reconnu réfugié, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre sollicité, valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation, d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA95-2313595(TA95-2313595)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) rejette la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un certificat de résidence d'un an. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il juge également que le refus ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni le 5° de l'article 6 de la convention franco-algérienne du 27 décembre 1968, en raison de la récence de la présence en France, du mariage et de l'activité professionnelle de l'intéressé.
N° TA95-2302230(TA95-2302230)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 février 2023 refusant de lui délivrer une attestation de demandeur d'asile. Le tribunal a d'abord constaté que l'arrêté ne contenait pas de décision portant obligation de quitter le territoire français, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette décision inexistante. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2300657(TA95-2300657)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI Tonali et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine à la SCCV Asnières Robert Dupont pour la création d'un immeuble de 85 logements et un local commercial. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier de permis de construire au regard des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, l'exception d'illégalité de la modification du plan local d'urbanisme, et la méconnaissance des articles UPo3, UPo7, UPo11 du règlement du PLU ainsi que de l'article 40 du règlement sanitaire départemental. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes indemnitaires reconventionnelles de la SCCV.
N° TA95-2200642(TA95-2200642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C, ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à son fils, ainsi que contre la décision de classement sans suite de sa demande. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, la délivrance d’un titre de séjour au père n’ayant pas pour effet de retirer le refus du document sollicité pour l’enfant. Il a annulé la décision de classement sans suite, estimant que l’absence de la page de visite médicale du carnet de santé ne constituait pas une pièce obligatoire du dossier, et que cette décision s’était substituée au refus implicite. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA95-2009659(TA95-2009659)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2018, suite à la remise en cause de la réduction d'impôt "Pinel". La requérante invoquait notamment l'expiration du délai de reprise pour 2015 et des irrégularités procédurales, dont le non-respect de la procédure de régularisation prévue à l'article L. 62 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié la proposition de rectification et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités.
N° TA95-2302320(TA95-2302320)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI TM contre un arrêté préfectoral du 3 octobre 2022 déclarant insalubres des locaux en sous-sol et interdisant leur mise à disposition à des fins d'habitation. La juridiction a estimé que le recours était de plein contentieux et a examiné les circonstances de fait à la date de son jugement. Elle a constaté que les locaux, situés en sous-sol, enterrés à plus de 55%, avec des pièces de moins de 9 m² et une ventilation non conforme, étaient impropres à l'habitation au sens des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que l'usage effectif des lieux par les locataires, même contraire au bail, ne faisait pas obstacle à la qualification d'insalubrité, et a donc validé l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2204891(TA95-2204891)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les demandes de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2015 à 2017. La requérante invoquait des vices de procédure, notamment l'absence de débat oral et contradictoire, et contestait le bien-fondé des rectifications (quotient familial, abattements, réductions d'impôt). Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces était régulière et que les moyens de fond n'étaient pas fondés, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2308710(TA95-2308710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 8 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial par le préfet des Hauts-de-Seine. Ce désistement est intervenu après que le tribunal, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, a invité le requérant à confirmer ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2302248(TA95-2302248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C et M. F demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine à la SCCV Asnières Robert Dupont pour la démolition de constructions existantes et la création d'un immeuble de 85 logements et un local commercial. Les requérants invoquaient notamment l'incomplétude du dossier de permis de construire et l'illégalité de la modification du plan local d'urbanisme. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en particulier que les omissions ou insuffisances alléguées dans le dossier n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10.
N° TA95-2302231(TA95-2302231)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 février 2023 lui refusant une attestation de séjour pour demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif des demandes d'asile de l'intéressée.
N° TA95-2301818(TA95-2301818)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B demandant l'annulation du permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine à la SCCV Asnières Robert Dupont pour la création d'un immeuble de 85 logements et un local commercial. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incomplétude du dossier de demande et l'illégalité de la modification du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. Il a également rejeté la demande reconventionnelle de la SCCV visant à obtenir une indemnité pour recours abusif sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2301750(TA95-2301750)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires et de plusieurs particuliers demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire d’Asnières-sur-Seine à la SCCV Asnières Robert Dupont pour la démolition de constructions existantes et la création d’un immeuble de 85 logements et d’un local commercial. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incomplétude du dossier de demande et l’illégalité de la modification du plan local d’urbanisme, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, en particulier les articles R. 431-8 et R. 431-10, ainsi que sur les règles du plan local d’urbanisme applicable.
N° TA95-2317287(TA95-2317287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. E, contestant d'une part le refus de permis de construire du 30 octobre 2023 et d'autre part le retrait du permis tacite du 29 janvier 2024, pour un projet de maison individuelle à Puteaux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur des actes, du vice de procédure, du défaut de motivation et de l'erreur de droit ou de fait. Il a jugé que les décisions étaient fondées sur les dispositions du plan local d'urbanisme (articles UA11 et UA12) et que la procédure contradictoire n'était pas requise pour le retrait du permis tacite. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2316780(TA95-2316780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile guinéen. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car fondée sur une application erronée de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le simple fait de présenter une nouvelle demande d'asile après un transfert Dublin ne constituant pas un manquement aux exigences des autorités. En conséquence, l'OFII a été enjoint de rétablir les conditions matérielles d'accueil à titre rétroactif.
N° TA95-2201381(TA95-2201381)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Hivory, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Asnières-sur-Seine s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le projet, d'une hauteur de 32,50 mètres, méconnaissait les règles de hauteur maximale fixées par l'article UA 10-2-1 du plan local d'urbanisme (PLU). Il a également estimé que le projet n'avait pas pour objet d'améliorer la conformité du bâtiment existant avec ces règles, contrairement à ce que soutenait la société. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'opposition du maire.
N° TA95-2211934(TA95-2211934)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était manifestement infondé. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2201277(TA95-2201277)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Amplitude Experts, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2014 à 2017. La société, soumise à une taxation d'office pour défaut de déclarations, invoquait des irrégularités de procédure, notamment le déroulement de la vérification de comptabilité au domicile du gérant. Le tribunal a jugé que, la situation de taxation d'office n'ayant pas été révélée par la vérification, les éventuelles irrégularités de cette dernière étaient sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition. La décision s'appuie sur les articles L. 66 et L. 68 du livre des procédures fiscales.