Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2317486(TA95-2317486)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de séjour temporaire valable jusqu’en avril 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2408851(TA95-2408851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant ukrainien, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié et une décision de classement sans suite. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision de classement sans suite, devenue sans objet suite à la délivrance d'un récépissé. En revanche, il a écarté l'exception de non-lieu pour la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, celle-ci n'ayant pas été retirée ou annulée. La solution retenue est un rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, ne sont pas fondés.
N° TA95-2402242(TA95-2402242)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, propriétaire d'une parcelle à Puteaux, qui contestait la délibération du 7 décembre 2023 approuvant la modification n°20 du plan local d'urbanisme et instituant un emplacement réservé pour un espace vert. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une irrégularité procédurale, jugeant que l'enquête publique était légalement requise en application de l'article L. 153-41 du code de l'urbanisme, l'erreur de visa (mention de l'article L. 153-45) étant sans incidence sur la légalité de l'acte. Il a également rejeté les moyens fondés sur l'erreur manifeste d'appréciation et le détournement de pouvoir.
N° TA95-2312016(TA95-2312016)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" et le refus de renouvellement, ainsi que le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 432-4.
N° TA95-2312140(TA95-2312140)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant marocain. Le tribunal juge que l'utilisation d’une carte d’identité contrefaite lors d’une embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2312189(TA95-2312189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire valable jusqu’en novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2310746(TA95-2310746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, voisin immédiat, qui contestait la décision de non-opposition du maire de Piscop à la déclaration préalable de M. B pour la destruction d'une toiture et l'édification d'une terrasse. Le tribunal a jugé que, bien que le dossier de déclaration préalable ne comportait pas de plan de masse coté dans les trois dimensions, cette omission n'avait pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles UA 7 et UA 11 du plan local d'urbanisme, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2113794(TA95-2113794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, qui contestait l'arrêté du 17 septembre 2021 par lequel le maire d'Issy-Les-Moulineaux a refusé un permis de construire, qu'elle estimait avoir obtenu tacitement le 16 août 2021. Le tribunal a jugé que le permis tacite n'était pas né, car la demande de permis de construire déposée le 15 juin 2021 était incomplète et que la commune avait valablement sollicité des pièces manquantes dans le délai d'un mois, ce qui a interrompu le délai d'instruction. Par conséquent, la décision de refus n'était pas un retrait illégal, et les moyens soulevés par Mme B, notamment le défaut de procédure contradictoire et l'avis de l'architecte des bâtiments de France, ont été écartés. La requête a été rejetée, et Mme B a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et L. 424-2 du code de l'urbanisme.
N° TA95-2317287(TA95-2317287)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. E, contestant d'une part le refus de permis de construire du 30 octobre 2023 et d'autre part le retrait du permis tacite du 29 janvier 2024, pour un projet de maison individuelle à Puteaux. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur des actes, du vice de procédure, du défaut de motivation et de l'erreur de droit ou de fait. Il a jugé que les décisions étaient fondées sur les dispositions du plan local d'urbanisme (articles UA11 et UA12) et que la procédure contradictoire n'était pas requise pour le retrait du permis tacite. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA95-2201277(TA95-2201277)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Amplitude Experts, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2014 à 2017. La société, soumise à une taxation d'office pour défaut de déclarations, invoquait des irrégularités de procédure, notamment le déroulement de la vérification de comptabilité au domicile du gérant. Le tribunal a jugé que, la situation de taxation d'office n'ayant pas été révélée par la vérification, les éventuelles irrégularités de cette dernière étaient sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition. La décision s'appuie sur les articles L. 66 et L. 68 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2313886(TA95-2313886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du directeur général de l'OFPRA refusant de lui reconnaître le statut d'apatride. M. B, né au Liban d'un père palestinien et d'une mère libanaise, soutenait ne pouvoir obtenir aucune nationalité. Le tribunal a jugé que, conformément à la convention de New York du 28 septembre 1954 et à l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention n'est pas applicable aux réfugiés palestiniens tant qu'ils bénéficient de l'assistance de l'UNRWA. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2402225(TA95-2402225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante somalienne, qui contestait la décision du préfet du Val-d'Oise du 26 janvier 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le préfet avait motivé ce classement par le fait que la requérante ne résidait pas dans le département, s'appuyant sur une attestation d'hébergement à Paris. Le tribunal a jugé que cette décision de classement sans suite n'était pas au nombre des actes devant être motivés en application du code des relations entre le public et l'administration, et qu'aucun défaut d'examen de sa situation n'était établi.
N° TA95-2215233(TA95-2215233)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire de la décision, le défaut de motivation, la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE (inapplicable aux États membres), et l'erreur manifeste d'appréciation concernant les délais de transfert prévus par le règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens applicables.
N° TA95-2113888(TA95-2113888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme D, qui demandaient réparation des nuisances sonores et environnementales causées par le stationnement de bus devant leur domicile à Antony. Les requérants invoquaient une carence fautive de la commune dans l’exercice de ses pouvoirs de police (circulation, stationnement, nuisances sonores) et sa responsabilité sans faute en tant que gestionnaire du domaine public. Le tribunal a estimé que la commune n’était pas l’autorité compétente pour l’organisation du service public des transports et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, rejetant tant les conclusions indemnitaires que les demandes d’injonction. La décision s’appuie notamment sur le code général des collectivités territoriales et le code des transports.
N° TA95-2211934(TA95-2211934)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était manifestement infondé. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2403734(TA95-2403734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri lankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français étaient légales, notamment au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la validité de l'arrêté préfectoral, en écartant les moyens d'incompétence, d'erreur manifeste d'appréciation et de violation des droits familiaux.
N° TA95-2415702(TA95-2415702)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 8 novembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral du 30 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris (75011). En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour statuer sur ce litige.
N° TA95-2413138(TA95-2413138)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête en décharge de la taxe d’habitation à laquelle il était assujetti au titre de 2023 pour un logement à Suresnes. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
N° TA95-2415502(TA95-2415502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2311888(TA95-2311888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. C, ressortissant ivoirien, au motif que le préfet s'est fondé uniquement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble de la situation personnelle de l'intéressé au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette motivation méconnaît l'article L. 432-1 du même code. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.