Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400143(TA95-2400143)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour ont été validées.
N° TA95-2105825(TA95-2105825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, qui demandait le versement de 11 930,67 euros pour du temps de travail additionnel effectué entre juin 2016 et mai 2018. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable car tardive, la requête ayant été introduite plus de deux mois après la naissance de la décision implicite de rejet de sa demande préalable. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent le délai de recours contentieux à deux mois à compter de la décision implicite de rejet.
N° TA95-2307128(TA95-2307128)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre du travail du 9 mars 2023 autorisant le transfert de son contrat de travail. Le requérant soutenait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d’appréciation et un lien entre la demande d’autorisation et son mandat. Par un mémoire du 18 septembre 2024, M. C s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 7 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2308835(TA95-2308835)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 5 mai 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur la seule usurpation d'identité commise par l'intéressé lors de son embauche, cette circonstance ne suffisant pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2308865(TA95-2308865)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 mai 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. A B, ressortissant tunisien, et la lui a retirée. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas légalement opposer une menace à l'ordre public pour refuser le renouvellement, car l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui régit le droit au séjour de l'intéressé, ne subordonne pas le renouvellement de la carte de résident à une telle condition. En conséquence, l'arrêté a été annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA95-2311888(TA95-2311888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. C, ressortissant ivoirien, au motif que le préfet s'est fondé uniquement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble de la situation personnelle de l'intéressé au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette motivation méconnaît l'article L. 432-1 du même code. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2311893(TA95-2311893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 juillet 2023 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que le retrait était justifié par la menace pour l'ordre public, en raison d'une condamnation récente pour violences conjugales commises en présence de son enfant, sans erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
N° TA95-2301131(TA95-2301131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2201801(TA95-2201801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, agent d'entretien à la cuisine centrale du centre hospitalier René Dubos, qui contestait sa suspension sans traitement pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le requérant soutenait que ses fonctions en cuisine ne relevaient pas de l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021. Le tribunal a jugé que l'obligation vaccinale s'applique à l'ensemble des personnes exerçant leur activité dans un établissement de santé, sans exception pour les services techniques comme la cuisine, et que la suspension était légalement fondée sur les articles 12, 13 et 14 de cette loi.
N° TA95-2415279(TA95-2415279)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise a refusé de renouveler le titre de séjour pour soins de Mme A, ressortissante ivoirienne atteinte du VIH. Le juge a retenu que la condition d’urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation irrégulière et risquant de perdre son activité professionnelle. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2415326(TA95-2415326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à ordonner une expertise préventive avant des travaux de réaménagement du parking Oise / Galeries à Cergy, afin de constater l'état des immeubles voisins et d'éviter des contestations ultérieures. Le juge a désigné un expert chargé de dresser un état des lieux avant et pendant les travaux, d'identifier d'éventuels désordres et de proposer des mesures correctives. La mission de l'expert se poursuivra jusqu'à l'achèvement des travaux, avec dépôt d'un premier rapport après la phase de constat.
N° TA95-2008427(TA95-2008427)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS L'Essor d’un litige en plein contentieux relatif à l’exécution du lot n°13 « voirie-réseaux divers » d’un marché de construction d’un pôle médical à Taverny. La société demandait le paiement de 40 813,45 € TTC pour le solde du marché et de 81 460,07 € TTC pour des sujétions imprévues, assortis d’intérêts moratoires. La commune de Taverny a soulevé l’irrecevabilité de la requête, notamment en raison d’une notification tardive du mémoire en réclamation et de l’absence de saisine préalable du CCIRA. Le tribunal a examiné la recevabilité et le bien-fondé des demandes au regard du code des marchés publics et du CCAG travaux.
N° TA95-2412034(TA95-2412034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande d’astreinte présentée par M. A sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, constate que le préfet du Val-d’Oise a exécuté l’injonction prononcée le 11 juillet 2024 en enregistrant la demande de titre de séjour et en délivrant un récépissé. La requête est donc devenue sans objet, et il n’y a plus lieu de statuer. Les conclusions accessoires au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
N° TA95-2415900(TA95-2415900)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 7 novembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que, à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2312289(TA95-2312289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a relevé que le requérant, bien que sans domicile et en contrat de travail, n'avait pas fourni d'argumentation ou de pièces suffisantes pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande du préfet tendant à condamner M. A aux frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2314830(TA95-2314830)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de 609 euros de primes exceptionnelles de fin d'année (2019 et 2020) versées par la CAF du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la contestation de l'indu, formée par un recours gracieux, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale de la CAF. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles et les décrets n°2019-1323 et n°2020-1746 relatifs aux primes exceptionnelles.
N° TA95-2415512(TA95-2415512)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, agent social radiée des effectifs pour abandon de poste. La requérante demandait des mesures provisoires pour contester la légalité de son licenciement et obtenir la modification de son attestation employeur. Le juge a estimé que ces demandes auraient pour effet de faire obstacle à l'exécution de la décision de radiation, ce que le référé "mesures utiles" ne permet pas. Il a également relevé que la contestation de cette décision relevait d'autres voies de droit, comme le recours pour excès de pouvoir et le référé suspension.
N° TA95-2414904(TA95-2414904)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2412656(TA95-2412656)
Recours de M. B contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise constate que la commission a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande le 7 août 2024, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2407284(TA95-2407284)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine le 4 avril 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de fait n'était pas fondé, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit la délivrance des titres de séjour pour soins. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.