Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2304926(TA95-2304926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, agent territorial, contestant les sanctions disciplinaires (avertissement et exclusion d’un jour) et les diminutions de prime (40 % et 80 %) prononcées par le maire de Sarcelles en 2022, ainsi que sa demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que les décisions attaquées n'avaient pas un objet exclusivement pécuniaire et que la date de notification n'était pas établie. Sur le fond, il a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 26 janvier 1984, et a annulé les décisions de diminution de prime pour illégalité, tout en rejetant le surplus des conclusions.
N° TA95-2115312(TA95-2115312)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par Mme A d’une contestation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par l’AP-HP pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que le litige, portant sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’un établissement public de santé, relève de la compétence du juge judiciaire de l’exécution en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2115189(TA95-2115189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, technicienne de laboratoire, qui demandait l'annulation du compte-rendu de son entretien professionnel pour l'année 2021. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le défaut de communication préalable de la fiche de poste et de la fiche d'entretien, à le supposer établi, n'avait pas privé l'agent d'une garantie ni influencé le sens de l'évaluation. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation n'étaient pas fondés, la décision étant suffisamment motivée et proportionnée.
N° TA95-2008427(TA95-2008427)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS L'Essor d’un litige en plein contentieux relatif à l’exécution du lot n°13 « voirie-réseaux divers » d’un marché de construction d’un pôle médical à Taverny. La société demandait le paiement de 40 813,45 € TTC pour le solde du marché et de 81 460,07 € TTC pour des sujétions imprévues, assortis d’intérêts moratoires. La commune de Taverny a soulevé l’irrecevabilité de la requête, notamment en raison d’une notification tardive du mémoire en réclamation et de l’absence de saisine préalable du CCIRA. Le tribunal a examiné la recevabilité et le bien-fondé des demandes au regard du code des marchés publics et du CCAG travaux.
N° TA95-2415562(TA95-2415562)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses allégations de précarité administrative et économique. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2310168(TA95-2310168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. A, ressortissant marocain. Le tribunal juge que la seule présentation d’une fausse carte d’identité italienne lors de l’embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’administration est enjointe de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
N° TA95-2105825(TA95-2105825)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, praticien hospitalier, qui demandait le versement de 11 930,67 euros pour du temps de travail additionnel effectué entre juin 2016 et mai 2018. Le tribunal a jugé que la demande était irrecevable car tardive, la requête ayant été introduite plus de deux mois après la naissance de la décision implicite de rejet de sa demande préalable. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent le délai de recours contentieux à deux mois à compter de la décision implicite de rejet.
N° TA95-2314830(TA95-2314830)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de 609 euros de primes exceptionnelles de fin d'année (2019 et 2020) versées par la CAF du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la contestation de l'indu, formée par un recours gracieux, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale de la CAF. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles et les décrets n°2019-1323 et n°2020-1746 relatifs aux primes exceptionnelles.
N° TA95-2301131(TA95-2301131)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 janvier 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de fait et la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2201801(TA95-2201801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, agent d'entretien à la cuisine centrale du centre hospitalier René Dubos, qui contestait sa suspension sans traitement pour défaut de vaccination contre la Covid-19. Le requérant soutenait que ses fonctions en cuisine ne relevaient pas de l'obligation vaccinale prévue par la loi du 5 août 2021. Le tribunal a jugé que l'obligation vaccinale s'applique à l'ensemble des personnes exerçant leur activité dans un établissement de santé, sans exception pour les services techniques comme la cuisine, et que la suspension était légalement fondée sur les articles 12, 13 et 14 de cette loi.
N° TA95-2316332(TA95-2316332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. S'agissant du refus de séjour, il a estimé que M. E ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis l'âge de treize ans, comme l'exige l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de preuves suffisantes pour la période de juillet 2019 à juillet 2021.
N° TA95-2205971(TA95-2205971)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le syndicat intercommunal de la piscine de l'Isle Adam-Parmain (SIPIAP) d'une demande d'indemnisation pour des désordres affectant une piscine, fondée principalement sur la garantie décennale des constructeurs et subsidiairement sur la responsabilité contractuelle ou quasi-délictuelle. Le requérant sollicitait la condamnation de plusieurs constructeurs et intervenants (M. C, SAS SNRB, SAS Socotec, SA Etandex) au paiement de sommes pour travaux de réparation et préjudices, ainsi que la reconnaissance de la responsabilité de la SAS Allouche. Le tribunal a examiné les moyens relatifs à la prescription décennale, notamment l'interruption du délai par une requête en référé expertise, et a statué sur les responsabilités respectives des parties. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire s'inscrit dans le cadre des articles 1792 et suivants du code civil (garantie décennale) et des principes de la responsabilité contractuelle administrative.
N° TA95-2311893(TA95-2311893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 27 juillet 2023 lui retirant sa carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que le retrait était justifié par la menace pour l'ordre public, en raison d'une condamnation récente pour violences conjugales commises en présence de son enfant, sans erreur d'appréciation au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
N° TA95-2311888(TA95-2311888)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à M. C, ressortissant ivoirien, au motif que le préfet s'est fondé uniquement sur l'usage d'un faux document lors de l'embauche pour caractériser une menace à l'ordre public, sans examiner l'ensemble de la situation personnelle de l'intéressé au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que cette motivation méconnaît l'article L. 432-1 du même code. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2310330(TA95-2310330)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de refus, fondé sur l'utilisation d'une fausse carte d'identité espagnole lors de l'embauche, ne suffit pas à établir une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. L'État est condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2312289(TA95-2312289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a relevé que le requérant, bien que sans domicile et en contrat de travail, n'avait pas fourni d'argumentation ou de pièces suffisantes pour établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande du préfet tendant à condamner M. A aux frais de justice a également été rejetée.
N° TA95-2400066(TA95-2400066)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence continue en France depuis 2012 ni de liens personnels suffisamment significatifs pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne démontrant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2400076(TA95-2400076)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du CESEDA, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée et des conditions de son séjour. La demande a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2400091(TA95-2400091)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que ce refus porte une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses liens familiaux en France et de son parcours universitaire aboutissant au concours du barreau. La décision est annulée et il est enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A.
N° TA95-2400851(TA95-2400851)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, car introduite plus de trente jours après la notification de l'arrêté, conformément aux articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal n'a donc pas examiné les moyens de fond soulevés par le requérant.