Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2402630(TA95-2402630)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la forclusion, l'administration n'ayant pas prouvé la notification régulière de la décision. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense en France. En conséquence, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, et les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2403246(TA95-2403246)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, sans mention d'une application spécifique des textes invoqués (CESDH, CESEDA) dans le dispositif final.
N° TA95-2403247(TA95-2403247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine et que la décision préfectorale était légalement fondée.
N° TA95-2405943(TA95-2405943)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A contestant le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui accorder le revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la preuve du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, l'ordonnance prononce le rejet de la requête.
N° TA95-2406831(TA95-2406831)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui demandaient l'annulation d'une décision implicite de la commission de médiation DALO rejetant leur demande de logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée ou d'une pièce justifiant la date de dépôt de leur réclamation, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré deux demandes de régularisation, les requérants n'ont pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2407577(TA95-2407577)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une indemnisation pour l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit sa demande indemnitaire préalable, malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
N° TA95-2416075(TA95-2416075)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement était née le 22 juillet 2024, rendant la situation non susceptible d'une mesure dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2414772(TA95-2414772)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 septembre 2024 refusant le détachement de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation familiale invoquée résultant d'un choix personnel et non de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2312016(TA95-2312016)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" et le refus de renouvellement, ainsi que le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 432-4.
N° TA95-2414502(TA95-2414502)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS AXS, qui demandait le dégrèvement de sa cotisation foncière des entreprises pour 2022. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, car l'administration fiscale avait déjà accordé un dégrèvement total de l'imposition le 5 août 2024, avant l'introduction de la requête. La société était donc dépourvue d'intérêt à agir. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413138(TA95-2413138)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’une requête en décharge de la taxe d’habitation à laquelle il était assujetti au titre de 2023 pour un logement à Suresnes. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de l’imposition contestée. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.
N° TA95-2411557(TA95-2411557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SCI 223 RUE SAINT-HONORE d’une demande de restitution d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 700 000 euros au titre de janvier 2024. La société requérante s’est désistée de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 9 octobre 2024. Par ordonnance du 8 novembre 2024, le président de la 2e chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA95-2317486(TA95-2317486)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à la requérante une carte de séjour temporaire valable jusqu’en avril 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2210674(TA95-2210674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 23 mai 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), relatif à l'absence d'évaluation de vulnérabilité, était inopérant car la cessation était fondée sur le non-respect des exigences des autorités d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de moyens fondés, en application des articles L. 551-16 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316780(TA95-2316780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 23 novembre 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile guinéen. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car fondée sur une application erronée de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le simple fait de présenter une nouvelle demande d'asile après un transfert Dublin ne constituant pas un manquement aux exigences des autorités. En conséquence, l'OFII a été enjoint de rétablir les conditions matérielles d'accueil à titre rétroactif.
N° TA95-2316777(TA95-2316777)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé qu’une décision explicite de refus de titre de séjour avait été prise le 28 juillet 2021, se substituant à la décision implicite, et que cette décision explicite était signée par une autorité compétente. Les moyens soulevés, notamment l’incompétence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, ont été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2315351(TA95-2315351)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision implicite étant réputée prise par le préfet. Il a jugé que M. A, âgé de vingt ans lors de sa demande, ne remplissait pas les conditions des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui réservent la carte de résident aux enfants mineurs ou dans l'année suivant leur majorité. Par conséquent, le refus n'est entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2312189(TA95-2312189)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A une carte de séjour temporaire valable jusqu’en novembre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2312140(TA95-2312140)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise à un ressortissant marocain. Le tribunal juge que l'utilisation d’une carte d’identité contrefaite lors d’une embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2310746(TA95-2310746)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, voisin immédiat, qui contestait la décision de non-opposition du maire de Piscop à la déclaration préalable de M. B pour la destruction d'une toiture et l'édification d'une terrasse. Le tribunal a jugé que, bien que le dossier de déclaration préalable ne comportait pas de plan de masse coté dans les trois dimensions, cette omission n'avait pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles UA 7 et UA 11 du plan local d'urbanisme, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.