Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2402128(TA95-2402128)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 28 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet s'est fondé sur des faits matériellement inexacts en estimant que M. A ne justifiait pas suivre une formation depuis au moins six mois, alors qu'il était inscrit dans un contrat de professionnalisation pour un titre professionnel d'agent de restauration. Cette erreur de fait, entachant la légalité de la décision de refus de séjour, entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La solution est fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2103886(TA95-2103886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, agent contractuel du SIGIDURS, contestant son arrêté de suspension conservatoire de deux mois. La requérante invoquait des vices de forme et de procédure, une erreur d’appréciation, et demandait des dommages et intérêts pour divers préjudices. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que la suspension était fondée et proportionnée, et que les demandes indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentige. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA95-2414928(TA95-2414928)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet avait entre-temps délivré au requérant une nouvelle attestation de prolongation d’instruction et indiqué que sa carte de séjour « passeport-talent » était en cours de fabrication. Le désistement, pur et simple, a été accepté sans opposition.
N° TA95-2400272(TA95-2400272)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé les arrêtés du préfet du Val-d'Oise des 27 décembre 2023 et 27 juillet 2024. Ces décisions refusaient un titre de séjour à un ressortissant algérien, l'obligeaient à quitter le territoire et lui interdisaient le retour pour 12 mois. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée en France à 14 ans, de la scolarité et des diplômes obtenus, ainsi que des attaches familiales sur le territoire. La solution retenue se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2407577(TA95-2407577)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait une indemnisation pour l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du Val-d'Oise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit sa demande indemnitaire préalable, malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet.
N° TA95-2407201(TA95-2407201)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa situation personnelle ou une décision motivée sur sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas respecté l’obligation de transmettre les pièces jointes par fichiers distincts, malgré une demande de régularisation notifiée le 29 mai 2024. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 414-5 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406415(TA95-2406415)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association Avenir de la faïence, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Bourg-la-Reine pour un projet de "Campus de la Faïencerie". L'association n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, que le signataire de la requête avait qualité pour la représenter conformément à ses statuts, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
N° TA95-2307449(TA95-2307449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine du 25 mai 2023 clôturant sa demande en ligne de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2027, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 12 novembre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A B au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2414770(TA95-2414770)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à M. A par le préfet du Val d’Oise. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, erreur de fait, violation de l’article 8 de la CEDH) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’absence d’autorisation de travail exigée par l’article R. 5221-1 du code du travail. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2414772(TA95-2414772)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 septembre 2024 refusant le détachement de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation familiale invoquée résultant d'un choix personnel et non de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2415703(TA95-2415703)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de M. B, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie. Il a considéré que M. B, qui se maintient en situation irrégulière depuis plusieurs années, n'apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant un examen prioritaire de sa demande par rapport à d'autres étrangers.
N° TA95-2415840(TA95-2415840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B, qui se maintient en situation irrégulière depuis plusieurs années, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un examen prioritaire de sa situation. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence, et sur le principe selon lequel l'urgence n'est pas présumée pour une première demande de titre de séjour.
N° TA95-2416075(TA95-2416075)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car une décision implicite de rejet de la demande de renouvellement était née le 22 juillet 2024, rendant la situation non susceptible d'une mesure dans les 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2108756(TA95-2108756)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du 18 juin 2021 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui avait retiré son agrément de contrôleur technique. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 323-18 du code de la route avait été respectée et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a estimé que les manquements reprochés, notamment la dissimulation de défaillances sur des procès-verbaux de contrôle technique, étaient établis et justifiaient le retrait d'agrément, sans que la mesure soit disproportionnée au regard de l'atteinte à la sécurité routière. Les moyens tirés de la méconnaissance de la loi Informatique et Libertés, du principe d'égalité ou de la déloyauté de l'administration ont également été écartés.
N° TA95-2415119(TA95-2415119)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de retrait de certificat de résidence algérien avec obligation de quitter le territoire français et un arrêté d’assignation à résidence, constate que ces actes ont été abrogés par le préfet des Hauts-de-Seine. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. L’État est condamné à verser 600 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414949(TA95-2414949)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 16 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné le transfert de M. A, ressortissant mauritanien, aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. La décision est motivée par la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, l'entretien individuel n'ayant pas été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national, faute d'identification suffisante de l'agent. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA95-2414974(TA95-2414974)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. F, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et que la simple allégation d'une défaillance systémique en Italie n'était pas établie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2108779(TA95-2108779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Contrôle technique automobile 95. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise suspendant pour un an son agrément de centre de contrôle technique. Le tribunal a jugé que la suspension était justifiée par des manquements graves, notamment la dissimulation de kilométrages sur des procès-verbaux de contrôle, et que la procédure contradictoire avait été respectée. La décision s'appuie sur les articles L. 323-1 et R. 323-6 du code de la route.
N° TA95-2414738(TA95-2414738)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an, et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’accord franco-algérien, ainsi que des vices de procédure. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, le tribunal estimant les décisions légales au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2414342(TA95-2414342)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant koweïtien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le titre de séjour de l'intéressé n'expirant que le 28 novembre 2024, et que M. B ne démontrait pas avoir vainement tenté d'effectuer les démarches en ligne via les procédures alternatives proposées par l'administration. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.