Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2310446(TA95-2310446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la continuité du séjour en France de l'intéressé depuis 2009, de son mariage, de la naissance et de la scolarisation de ses deux enfants, ainsi que de son activité professionnelle régulière. La délivrance d'une autorisation provisoire de séjour par le préfet n'a pas fait perdre son objet au recours.
N° TA95-2310723(TA95-2310723)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 15 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
N° TA95-2311819(TA95-2311819)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 21 juin 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile russe. Le juge retient que le motif de la décision, fondé sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est entaché d'une inexactitude matérielle, car le requérant n'a pu se rendre aux convocations en raison du vol de ses documents et de son téléphone. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil à compter de la date d'effet de la décision annulée.
N° TA95-2316072(TA95-2316072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester plusieurs retraits de points de son permis de conduire, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a fait valoir que le permis de M. B était désormais crédité de 12 points, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur ces demandes, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2408602(TA95-2408602)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire tunisien contre un permis français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Mme B avait pris connaissance de la décision attaquée le 14 décembre 2023, mais n’a saisi le tribunal que le 25 avril 2024, soit après l’expiration du délai de recours de deux mois. Aucun recours gracieux ou hiérarchique n’ayant prorogé ce délai, la demande a été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2409489(TA95-2409489)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des retraits de points de son permis de conduire et la décision d’invalidation de celui-ci pour solde nul. Le requérant s’est désisté de sa requête en excès de pouvoir par un mémoire du 27 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA95-2411063(TA95-2411063)
Refus de mutation d’un enseignant – Désistement d’office – Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le tribunal a constaté que Mme A, qui contestait le refus de mutation opposé par le directeur académique du Val-d’Oise, n’a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation et de pourvoi en cassation, elle est réputée s’être désistée. Il est donc donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2114889(TA95-2114889)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société NOUVELLE TAIBA, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (2014-2016) et des rappels de TVA (2014-2017), ainsi qu'une amende, suite à un rejet de sa comptabilité par l'administration fiscale. La société soutenait que le rejet de sa comptabilité et la méthode de reconstitution des recettes étaient infondés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait valablement démontré l'existence de graves irrégularités comptables, notamment l'absence de conservation des données du logiciel de caisse pour une partie de la période contrôlée, en violation des articles L. 102 B et L. 47 A du livre des procédures fiscales. En conséquence, la procédure d'évaluation d'office et les impositions supplémentaires ont été jugées fondées.
N° TA95-2411492(TA95-2411492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire suite à plusieurs infractions routières. Le requérant a informé le tribunal de son désistement par un mémoire du 5 septembre 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 14 novembre 2024, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2412514(TA95-2412514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant le retrait de 4 points de son permis de conduire. La requérante soutenait ne pas être l’auteure de l’infraction, son véhicule ayant été prêté à son gendre. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la contestation de l’élément matériel de l’infraction relève de la compétence exclusive du juge pénal. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2414767(TA95-2414767)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués (insuffisance de motivation, incompétence, erreur manifeste d’appréciation, méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a été refusée.
N° TA95-2414769(TA95-2414769)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d’un refus de titre de séjour. Le juge a estimé que l’existence même d’une décision expresse de refus de la part du préfet des Hauts-de-Seine n’était pas établie, le courriel du Défenseur des droits invoqué étant informel et ne pouvant constituer une telle décision. En conséquence, les conclusions ont été jugées irrecevables, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d’injonction et de frais de procès.
N° TA95-2415543(TA95-2415543)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial sollicité par Mme B épouse D au profit de son époux. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état de santé de son fils et plusieurs moyens de légalité, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.
N° TA95-2205391(TA95-2205391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS KFC FRANCE, qui contestait son obligation solidaire de payer les impositions dues par sa sous-traitante, l'EURL Euro Propre, pour travail dissimulé en 2015. La société invoquait un défaut de communication de pièces et le respect de son obligation de vigilance, mais le tribunal a estimé que les attestations fournies ne couvraient pas la période en litige. Il a également jugé que la majoration de 40 % pour manquement aux obligations déclaratives, fondée sur l'article 1728 du code général des impôts, était applicable dans le cadre de la solidarité prévue à l'article 1724 quater du même code. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de personnalité des peines, la majoration étant une sanction fiscale et non une peine pénale.
N° TA95-2209371(TA95-2209371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL IT CONSULTANTS, qui sollicitait la décharge de rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA, de taxe sur les véhicules de sociétés et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les exercices 2016 et 2017. La société contestait la procédure d'imposition, arguant que le délai de réponse à la proposition de rectification devait courir à compter du retrait de l'acte chez l'huissier et non de sa signification, et que sa demande de saisine de la commission des impôts directs était recevable. Le tribunal a jugé que le délai de trente jours pour présenter des observations avait commencé à courir à la date de signification de la proposition de rectification par exploit d'huissier, et que la demande de prorogation du délai, présentée après l'expiration de ce délai initial, était tardive. En conséquence, la société était réputée avoir accepté tacitement les rectifications, rendant irrecevable sa demande de saisine de la commission, et les impositions ont été maintenues sur le fondement des articles L. 57 et L. 59 du livre des procédures fiscales
N° TA95-2209372(TA95-2209372)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, ainsi que des pénalités. Les requérants contestaient ces impositions en invoquant une irrégularité dans la procédure de vérification de comptabilité de la SARL IT CONSULTANTS, dont ils étaient associés. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, rappelant le principe d'indépendance des procédures de rectification entre une société de capitaux et ses associés, et a appliqué les dispositions du c. de l'article 111 du code général des impôts.
N° TA95-2210714(TA95-2210714)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme F, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2015 suite à la remise en cause d'une réduction d'impôt pour investissements outre-mer (article 199 undecies C du CGI). Les requérants soulevaient divers moyens de procédure (détournement de procédure, méconnaissance du principe d'unicité, absence de garanties liées à l'abus de droit, défaut d'information) et de fond (conditions d'application de la réduction d'impôt). Le tribunal a également rejeté leur demande de sursis à statuer, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant une telle mesure dans l'attente d'un jugement sur une action en reconnaissance de droit.
N° TA95-2210761(TA95-2210761)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018, suite à la reconstitution de leur chiffre d'affaires de fleuriste. La juridiction a estimé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires, fondée sur un coefficient de marge brute de 3 issu du Guide des prix de vente des fleurs, n'était ni sommaire ni radicalement viciée. Elle a également jugé que l'administration avait respecté son obligation de communication des documents et que la majoration de 40 % pour manquement délibéré était justifiée. La solution s'appuie sur les articles L. 192 et L. 193 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 158-7 du code général des impôts.
N° TA95-2415549(TA95-2415549)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2210762(TA95-2210762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme B tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2016 à 2018, ainsi que des pénalités correspondantes. Les requérants contestaient la méthode de reconstitution de leur chiffre d'affaires, fondée sur un coefficient de marge brute de 3 issu du Guide de la Fédération française des artisans fleuristes, et invoquaient un défaut de communication de documents par l'administration. Le tribunal a estimé que la méthode de reconstitution n'était pas radicalement viciée et que la majoration pour manquement délibéré était justifiée, en application des articles L. 192 et L. 193 du livre des procédures fiscales.