Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415229(TA95-2415229)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, notamment en l'absence de vulnérabilité particulière établie.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2411763(TA95-2411763)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a examiné les requêtes de M. et Mme A, ressortissants algériens, contestant le refus implicite de renouvellement de leurs certificats de résidence (mentions "retraité" et "conjoint de retraité"). Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, une erreur de fait et une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et fondées sur les textes applicables.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2410574(TA95-2410574)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour cinq ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 18 octobre 2024. Le tribunal a jugé que le retrait de la carte de résident de M. B était légal, car sa condamnation pour violences conjugales constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence d'attaches familiales stables en France. En conséquence, les moyens d'incompétence, d'illégalité et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410034(TA95-2410034)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement par la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation notifiée le 16 juillet 2024, la requérante n'a pas produit la décision attaquée, n'a pas motivé sa requête via le formulaire dédié et n'a pas signé sa requête, en méconnaissance des articles R. 412-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a été rendue le 15 novembre 2024.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2415127(TA95-2415127)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de police de Paris du 8 juin 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois, assortie d'un signalement Schengen. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement Schengen, celui-ci ne constituant pas une décision distincte. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés par M. A, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2409162(TA95-2409162)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS ELIA d’un recours en plein contentieux contestant le refus de l’administration fiscale de lui accorder le bénéfice du régime fiscal des sociétés de personnes prévu à l’article 239 bis AB du code général des impôts. Par un acte du 5 novembre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 15 novembre 2024, constatant qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Aucune condamnation aux dépens ni application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative n’a été prononcée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306639(TA95-2306639)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-3 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur de fait et de l'atteinte à la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2416274(TA95-2416274)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an, prise par le préfet de l'Oise. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif d'Amiens, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le transfert du dossier, car le requérant était assigné à résidence à Chantilly (Oise), ressort du tribunal d'Amiens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2416312(TA95-2416312)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées (stress, impossibilité d'obtenir un prêt immobilier ou de déposer une demande de naturalisation) ne caractérisant pas une urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai. La décision rappelle que la possession d'un récépissé permet à l'intéressé de résider régulièrement en France, ce qui exclut une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2407285(TA95-2407285)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 1 000 euros en réparation du préjudice subi en raison de l’absence de relogement. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le préfet du Val-d’Oise. Par ordonnance du 15 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a été accordée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407560(TA95-2407560)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un logement social. La commission avait motivé son refus par l'absence de pièces justificatives, et la requérante n'a pas contesté ce défaut de production en première instance. Le juge a relevé que Mme A était déjà locataire d'un logement social de 74 m² à Sannois, sans démontrer son inadaptation à sa situation familiale ou financière. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415698(TA95-2415698)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision par laquelle le maire d'Auvers-sur-Oise aurait acquis la parcelle V429, ainsi que l'ouverture d'une enquête et la reprise de discussions. Le juge a constaté que la décision d'acquisition contestée était inexistante, la commune estimant déjà propriétaire de la parcelle, rendant les conclusions principales manifestement irrecevables. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires ont également été rejetées, le juge des référés n'ayant pas compétence pour ordonner une enquête ou imposer des discussions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2306789(TA95-2306789)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident et la décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour pluriannuelle "salarié". Le tribunal a annulé la décision du 28 mars 2023 refusant la carte de résident, au motif que le préfet n'a pas démontré que le niveau de français de M. B était insuffisant, méconnaissant ainsi les articles L. 413-7 et L. 426-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet de la carte "salarié", faute de preuve de son existence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2415438(TA95-2415438)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 interdisant à M. A de conduire en France pour six mois. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'attestation de l'employeur est insuffisante et l'intérêt public lié à la sécurité routière prime, l'infraction ayant été commise avec un taux d'alcoolémie de 0,59 mg/L. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413302(TA95-2413302)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant portugais, qui contestait une prétendue décision d'interdiction de circulation sur le territoire français prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car aucune décision d'interdiction de circulation n'avait été édictée, l'arrêté du 6 avril 2024 ne comportant qu'une obligation de quitter le territoire français. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415800(TA95-2415800)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de l’association Hôpital Foch visant à suspendre la décision du directeur général de l’ARS Île-de-France du 12 septembre 2024 refusant l’autorisation d’exercer la chirurgie bariatrique. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour l’association d’établir des conséquences graves et immédiates sur les parcours de soins des patients. Il a relevé que les patients pouvaient être réorientés vers d’autres établissements jusqu’au 31 décembre 2024, sans risque de saturation démontré. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2415919(TA95-2415919)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient une mise en demeure de payer et un avis à tiers détenteur pour des cotisations d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) des années 2016 et 2017. La juridiction a estimé que le contentieux relatif au recouvrement de l'ISF, assimilé aux droits d'enregistrement, relève de la compétence des tribunaux judiciaires en application de l'article L. 199 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2407193(TA95-2407193)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d'aide personnalisée au logement de 1 026,62 euros. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, car Mme A invoquait uniquement sa situation de précarité sans se prévaloir de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette en application de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413979(TA95-2413979)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant pakistanais, contestant un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français et un arrêté du préfet de police de Paris du 1er juillet 2024 lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2107192(TA95-2107192)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société HDMS Vision d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 décembre 2020 ordonnant la fermeture administrative provisoire de son établissement pour travail dissimulé. Le tribunal a d'abord mis hors de cause le ministre de l'intérieur, incompétent pour traiter le recours hiérarchique, et a estimé que la ministre du travail avait implicitement rejeté ce recours. Sur le fond, le juge a annulé l'arrêté préfectoral, considérant que si l’infraction de travail dissimulé était constituée, sa gravité ne justifiait pas une fermeture de neuf jours, la sanction étant disproportionnée au regard des circonstances de l’espèce. La décision s’appuie sur les articles L. 8272-2 et L. 8211-1 du code du travail.

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