Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415250(TA95-2415250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante sri lankaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités portugaises responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la requérante n'établissait pas de risque de traitement inhumain ou dégradant au Portugal. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2112063(TA95-2112063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 septembre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné la fermeture administrative provisoire pour neuf jours de l'agence immobilière "ERA immobilier agence Corentin Celton", exploitée par la société 4A Conseil immobilier. La sanction avait été prise sur le fondement de l'article L. 8272-2 du code du travail, après qu'un contrôle URSSAF a révélé une infraction de travail dissimulé concernant une salariée non déclarée. Le tribunal juge que, bien que la proportion de salariés concernés (la moitié de l'effectif) soit importante, les critères de gravité et de répétition des faits exigés par la loi ne sont pas remplis, la société n'ayant jamais été mise en cause auparavant. En conséquence, le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 8272-2 du code du travail, et l'arrêté est annulé.
N° TA95-2407083(TA95-2407083)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière devant le collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2415542(TA95-2415542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B C, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 30 septembre 2024 portant retrait de sa carte de résident, obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination, interdiction de retour d'un an, et assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire et au défaut de motivation, en s'appuyant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2407151(TA95-2407151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de suivre l'avis favorable de la commission du titre de séjour, ce moyen de procédure étant écarté. Il a également estimé que la menace pour l'ordre public était caractérisée par la réitération d'infractions pénales récentes, justifiant le refus de séjour sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été rejetés.
N° TA95-2011892(TA95-2011892)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant malgache, contre un arrêté du préfet de l’Essonne du 31 juillet 2020 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal avait sursis à statuer sur l’exception de nationalité française soulevée par le requérant, mais ce dernier n’a pas justifié de diligences pour faire trancher cette question par l’autorité judiciaire. Entre-temps, le préfet du Val-d’Oise a délivré à M. A un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu’au 25 décembre 2024, ce qui a abrogé l’arrêté contesté. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et rejeté le surplus des demandes, sans frais.
N° TA95-2415198(TA95-2415198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. B, ressortissant congolais, contre un arrêté de retrait de titre de séjour et un arrêté d’obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a annulé l’arrêté de retrait de titre de séjour au motif que le préfet ne pouvait retirer le titre d’un réfugié sans respecter la procédure prévue à l’article L. 412-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par voie de conséquence, l’obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de destination et l’interdiction de retour ont également été annulés. Le tribunal a enjoint au préfet de restituer le titre de séjour à M. B dans un délai d’un mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406765(TA95-2406765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salariée, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le préfet avait examiné sa situation au regard de l'admission exceptionnelle, mais que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté.
N° TA95-2416274(TA95-2416274)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an, prise par le préfet de l'Oise. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif d'Amiens, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le transfert du dossier, car le requérant était assigné à résidence à Chantilly (Oise), ressort du tribunal d'Amiens.
N° TA95-2416312(TA95-2416312)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées (stress, impossibilité d'obtenir un prêt immobilier ou de déposer une demande de naturalisation) ne caractérisant pas une urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai. La décision rappelle que la possession d'un récépissé permet à l'intéressé de résider régulièrement en France, ce qui exclut une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2415698(TA95-2415698)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision par laquelle le maire d'Auvers-sur-Oise aurait acquis la parcelle V429, ainsi que l'ouverture d'une enquête et la reprise de discussions. Le juge a constaté que la décision d'acquisition contestée était inexistante, la commune estimant déjà propriétaire de la parcelle, rendant les conclusions principales manifestement irrecevables. Par voie de conséquence, les conclusions accessoires ont également été rejetées, le juge des référés n'ayant pas compétence pour ordonner une enquête ou imposer des discussions.
N° TA95-2305174(TA95-2305174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 9 mars 2023 retirant la carte de résident de M. B. Le tribunal a jugé que cette sanction, fondée sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour emploi d'un étranger sans titre, était disproportionnée. Il a relevé le caractère isolé des faits, la présence de M. B en France depuis plus de quarante ans, et sa situation familiale stable (épouse en situation régulière, enfants français). Le préfet a été enjoint de restituer la carte de résident à M. B.
N° TA95-2415438(TA95-2415438)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 interdisant à M. A de conduire en France pour six mois. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'attestation de l'employeur est insuffisante et l'intérêt public lié à la sécurité routière prime, l'infraction ayant été commise avec un taux d'alcoolémie de 0,59 mg/L. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité.
N° TA95-2012569(TA95-2012569)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le requérant n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, envoyée par pli recommandé non réclamé, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA95-2407193(TA95-2407193)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d'aide personnalisée au logement de 1 026,62 euros. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande, car Mme A invoquait uniquement sa situation de précarité sans se prévaloir de sa bonne foi, condition nécessaire pour obtenir une remise de dette en application de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2111761(TA95-2111761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société SERAL ELEC contestant les sanctions pécuniaires infligées par l'OFII pour l'emploi de cinq travailleurs étrangers sans titre. La société soutenait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure et une erreur sur sa qualité d'employeur. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits étaient établis, confirmant ainsi la contribution spéciale (art. L. 8253-1 du code du travail) et la contribution forfaitaire (art. L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour un total de 102 795 euros.
N° TA95-2411370(TA95-2411370)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant une contrainte relative à un indu de prime d'activité. La requête a été jugée irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée ni motivé son recours, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2411074(TA95-2411074)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2414621(TA95-2414621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B, ressortissant polonais, contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation d’un an. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que les faits reprochés (conduite en état d’ivresse et défaut de permis) ne constituaient pas, au regard de leur ancienneté et de leur nature, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue repose sur une appréciation individuelle de la situation du requérant, conformément à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA95-2407285(TA95-2407285)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 1 000 euros en réparation du préjudice subi en raison de l’absence de relogement. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le préfet du Val-d’Oise. Par ordonnance du 15 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune indemnité n’a été accordée.