Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412518(TA95-2412518)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus implicite de l'ANTS de lui délivrer un permis de conduire. Le tribunal a jugé que les conclusions étaient mal dirigées, car la compétence pour instruire et délivrer les permis de conduire relève du préfet, et non de l'ANTS, qui n'est chargée que de la production et de l'expédition du titre sécurisé. En conséquence, le moyen soulevé était inopérant, et la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de la route et le décret n° 2007-240 du 22 février 2007.
N° TA95-2310747(TA95-2310747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet des Hauts-de-Seine, considérant que la délivrance de récépissés provisoires n'avait ni abrogé ni retiré la décision implicite de rejet contestée. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre cette décision implicite, le tribunal a annulé la décision du préfet. Il a jugé que Mme A, ressortissante ivoirienne, justifiait contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille française mineure, conformément aux articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408080(TA95-2408080)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l’intérieur le 11 octobre 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la décision attaquée avait été notifiée le 9 novembre 2022, et le recours contentieux n’a été enregistré que le 30 mai 2024, bien après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé le 23 mai 2024 n’a pu proroger ce délai, déjà expiré. En application de l’article R. 222-1 du même code, l’ensemble des conclusions de Mme B a été rejeté.
N° TA95-2208175(TA95-2208175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 14 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. B dans le cadre d’un litige portant sur le remboursement d’indus d’aides perçues au titre du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire de la covid-19. Le requérant contestait des titres de perception émis par l’administration fiscale pour un montant total de 17 084 euros, et l’administration avait partiellement admis le bien-fondé de sa demande en réduisant la somme due. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA95-2407067(TA95-2407067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire tunisien. Le préfet a informé le tribunal que la décision attaquée avait été abrogée et l’instruction reprise, concluant au non-lieu à statuer. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de ses conclusions, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement pur et simple de la requête, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2310723(TA95-2310723)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 15 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante congolaise. Le tribunal juge que le motif invoqué par le préfet, à savoir l'usurpation d'identité lors de l'embauche, ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
N° TA95-2415565(TA95-2415565)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé suspension par la SAS Intégrale Prépa contre un arrêté de fermeture administrative pris par la commune de Clamart, a pris acte du désistement pur et simple de la requérante. Aucune des conditions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’a donc été examinée au fond. La procédure est close sans qu’il soit statué sur la légalité de l’arrêté attaqué.
N° TA95-2310446(TA95-2310446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la continuité du séjour en France de l'intéressé depuis 2009, de son mariage, de la naissance et de la scolarisation de ses deux enfants, ainsi que de son activité professionnelle régulière. La délivrance d'une autorisation provisoire de séjour par le préfet n'a pas fait perdre son objet au recours.
N° TA95-2415549(TA95-2415549)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. A par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2316072(TA95-2316072)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester plusieurs retraits de points de son permis de conduire, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a fait valoir que le permis de M. B était désormais crédité de 12 points, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur ces demandes, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2415543(TA95-2415543)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 5 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial sollicité par Mme B épouse D au profit de son époux. La requérante invoquait l'urgence liée à l'état de santé de son fils et plusieurs moyens de légalité, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.
N° TA95-2416178(TA95-2416178)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté préfectoral du 21 août 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité suffisamment caractérisée au regard de son droit à l'éducation et à mener une vie digne. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquée.
N° TA95-2415684(TA95-2415684)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B, de la SARL "École de la route" et de la SELARL VetV. Les requérantes demandaient la suspension de l’arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 abrogeant l’agrément d’une auto-école à Garges-lès-Gonesse. Le désistement est intervenu après que le préfet du Val-d’Oise a abrogé l’arrêté litigieux par un nouvel arrêté du 8 novembre 2024. Aucune des conclusions des parties n’a été examinée au fond.
N° TA95-2309298(TA95-2309298)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, car M. A n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avant de saisir le tribunal. En conséquence, toutes les demandes, y compris celles d'injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2415474(TA95-2415474)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 avril 2024 refusant le renouvellement de son certificat de résidence "commerçant". Le juge a relevé d'office que la requête était tardive, la requérante ayant eu connaissance de la décision attaquée au plus tard le 10 juillet 2024 et n'ayant saisi le tribunal que le 28 octobre 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
N° TA95-2309248(TA95-2309248)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a délivré à M. A une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit ce dernier à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, considérant l’État comme partie perdante, a condamné ce dernier à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415506(TA95-2415506)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir du recteur de l'académie de Versailles la délivrance des documents de fin de contrat de travail, nécessaires à l'exercice de ses droits à l'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, le recteur ayant transmis l'attestation France Travail requise le 5 novembre 2024, conformément à l'article R. 1234-9 du code du travail. En revanche, la demande indemnitaire de la requérante, tendant au versement de 10 % de sa rémunération brute en réparation d'un préjudice, a été rejetée comme irrecevable, une telle demande ne relevant pas de la compétence du juge des référés saisi sur ce fondement.
N° TA95-2415020(TA95-2415020)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Patiner à Boulogne. Celle-ci demandait la suspension des délibérations du conseil municipal de Boulogne-Billancourt des 6 juin et 24 septembre 2024, qui prévoient la fermeture de la patinoire municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2414928(TA95-2414928)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet avait entre-temps délivré au requérant une nouvelle attestation de prolongation d’instruction et indiqué que sa carte de séjour « passeport-talent » était en cours de fabrication. Le désistement, pur et simple, a été accepté sans opposition.
N° TA95-2415471(TA95-2415471)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne une demande du préfet des Hauts-de-Seine visant à ordonner l'expulsion d'un occupant sans titre d'un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA), sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juge des référés a fait droit à la demande, en application des articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien illégal de l'occupant après une mise en demeure infructueuse. La solution retenue est l'expulsion sans délai de l'intéressé, avec autorisation de recourir à la force publique si nécessaire.