Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2415020(TA95-2415020)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Patiner à Boulogne. Celle-ci demandait la suspension des délibérations du conseil municipal de Boulogne-Billancourt des 6 juin et 24 septembre 2024, qui prévoient la fermeture de la patinoire municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'association ne justifiant pas d'un préjudice grave et immédiat, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2402128(TA95-2402128)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 28 septembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet s'est fondé sur des faits matériellement inexacts en estimant que M. A ne justifiait pas suivre une formation depuis au moins six mois, alors qu'il était inscrit dans un contrat de professionnalisation pour un titre professionnel d'agent de restauration. Cette erreur de fait, entachant la légalité de la décision de refus de séjour, entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français. La solution est fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408227(TA95-2408227)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 8 avril 2024 refusant un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" à M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal juge que le préfet a méconnu les articles L. 422-8 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A remplissait les conditions légales (diplôme de master obtenu en juillet 2023 et dépôt de sa demande avant l'expiration de son titre étudiant). Le motif retenu par le préfet, tiré d'un maintien irrégulier de six mois, est écarté comme insuffisant. En conséquence, l'arrêté est annulé en toutes ses dispositions, et une injonction de délivrance du titre est ordonnée.
N° TA95-2408265(TA95-2408265)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire étaient suffisamment motivées en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans qu'il soit fait application des textes invoqués (article 8 de la CEDH, code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).
N° TA95-2106487(TA95-2106487)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours d'une agente territoriale contestant le refus de sa commune de reconnaître un accident de service et une maladie professionnelle. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, un vice de procédure devant la commission de réforme, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux conclusions à fin d'injonction ni aux demandes au titre des frais de justice.
N° TA95-2414393(TA95-2414393)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante brésilienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour enregistrer sa demande de changement de statut vers un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la demande ne portant pas sur un renouvellement de titre mais sur un changement de statut, et que le délai de traitement de plusieurs mois, bien qu’important, ne justifiait pas une priorité par rapport aux autres demandeurs. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2103886(TA95-2103886)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C, agent contractuel du SIGIDURS, contestant son arrêté de suspension conservatoire de deux mois. La requérante invoquait des vices de forme et de procédure, une erreur d’appréciation, et demandait des dommages et intérêts pour divers préjudices. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que la suspension était fondée et proportionnée, et que les demandes indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentige. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA95-2415345(TA95-2415345)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Endros. Celle-ci contestait la procédure de passation d'accords-cadres de Val d'Oise Habitat, en invoquant notamment une méconnaissance des articles L. 3 et L. 2152-7 du code de la commande publique (limitation du mémoire technique à 30 pages) et un manquement à l'obligation de transparence dans la notation du prix. Le tribunal a considéré que la méthode de notation du prix, fondée sur une commande type préétablie, était régulière et que l'appréciation portée sur les offres, notamment sur le sous-critère de la valeur technique, n'était pas entachée de dénaturation. La demande d'annulation de la procédure et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA95-2414764(TA95-2414764)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, erreur manifeste d'appréciation) n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant fondé son refus sur un motif d'ordre public. La requête est rejetée par ordonnance, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2215672(TA95-2215672)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ancien collaborateur de cabinet du maire d'Issy-les-Moulineaux. Le requérant contestait notamment son licenciement pour rupture des liens de confiance, le refus implicite de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle, et la délibération accordant cette protection au maire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de l'absence de lien suffisant entre les différentes décisions attaquées, et a également estimé que M. C n'avait pas intérêt à agir contre la délibération concernant le maire. La demande de M. C a donc été intégralement rejetée, et il a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2103473(TA95-2103473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du SIGIDURS, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire de deux mois pris le 11 février 2021. Le tribunal a estimé que la suspension était fondée et proportionnée au regard des manquements professionnels et de l’altercation avec une collègue, et a écarté les demandes indemnitaires et d’injonction, faute de préjudice établi et de compétence pour se substituer à l’employeur. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
N° TA95-2414907(TA95-2414907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C, ressortissant afghan, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d’asile. Le requérant soutenait notamment que la procédure de saisine des autorités italiennes était irrégulière, faute pour le préfet de prouver avoir respecté les délais et formalités prévus par les articles 23 et 25 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a fait droit à ce moyen, constatant que le préfet n’établissait pas avoir adressé une requête aux autorités italiennes dans le délai imparti ni avoir obtenu leur accord, en méconnaissance des dispositions du règlement Dublin III. En conséquence, l’arrêté de transfert a été annulé.
N° TA95-2414928(TA95-2414928)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet avait entre-temps délivré au requérant une nouvelle attestation de prolongation d’instruction et indiqué que sa carte de séjour « passeport-talent » était en cours de fabrication. Le désistement, pur et simple, a été accepté sans opposition.
N° TA95-2107409(TA95-2107409)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme A, agent territorial de la commune de Sarcelles. La première requête contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et son placement en disponibilité d'office ; le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant la décision légale au regard des textes applicables (notamment le code général de la fonction publique et le décret n°87-602). La seconde requête en indemnisation, fondée sur des illégalités fautives et un harcèlement moral, a également été rejetée, le tribunal estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis. Les demandes de frais de justice ont été rejetées.
N° TA95-2415697(TA95-2415697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 27 septembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement de la carte de séjour "jeune au pair" de Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 433-1 et L. 426-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le préfet n'ayant pas produit d'observations en défense, la suspension a été ordonnée.
N° TA95-2415473(TA95-2415473)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de certificat de résidence algérien opposée à M. A B par le préfet du Val-d'Oise. La condition d'urgence a été présumée remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière et privé de tout droit au séjour et au travail. Le juge a retenu l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, tiré du défaut de motivation en méconnaissance des articles L. 211-1, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2201800(TA95-2201800)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, agent contractuel de la commune de Bagneux, qui contestait son licenciement prononcé le 26 octobre 2021. Le requérant soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d’erreurs de droit et d’appréciation, et demandait la requalification de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée ainsi que diverses indemnités. Le tribunal a jugé que la commune était fondée à procéder au licenciement après avoir constaté une erreur matérielle dans le contrat initial, et que l’administration avait respecté la procédure applicable en proposant une régularisation que l’agent avait refusée. La solution s’appuie sur les principes régissant le retrait des décisions créatrices de droits et les dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA95-2414977(TA95-2414977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant mauritanien, pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La condition d'urgence a été reconnue en raison des dysfonctionnements persistants de la préfecture, qui n'a pas répondu aux multiples tentatives de rendez-vous du requérant depuis janvier 2024. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément aux articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2112875(TA95-2112875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ingénieur territorial, qui contestait quatre décisions du maire de Villiers-le-Bel le concernant : son placement en congés annuels, sa déclaration d'aptitude à la reprise à temps complet, son affectation sur un nouveau poste et la fixation de son régime indemnitaire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable concernant les décisions de placement en congés annuels et de refus de temps partiel thérapeutique, faute d'intérêt à agir ou de décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que la mutation d'office sur un poste de chargé de mission était légale, correspondant à son grade et justifiée par l'intérêt du service, et que les autres décisions contestées étaient également fondées. La demande de M. B a donc été intégralement rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415506(TA95-2415506)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir du recteur de l'académie de Versailles la délivrance des documents de fin de contrat de travail, nécessaires à l'exercice de ses droits à l'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande, le recteur ayant transmis l'attestation France Travail requise le 5 novembre 2024, conformément à l'article R. 1234-9 du code du travail. En revanche, la demande indemnitaire de la requérante, tendant au versement de 10 % de sa rémunération brute en réparation d'un préjudice, a été rejetée comme irrecevable, une telle demande ne relevant pas de la compétence du juge des référés saisi sur ce fondement.