Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2516740(TA95-2516740)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du 6 juin 2024. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de cinq personnes, occupant un logement de 52 m² pendant 22 mois.
N° TA95-2516904(TA95-2516904)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 12 octobre 2022, pour la carence fautive à le reloger. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a accordé une somme de 48 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis jusqu'au relogement effectif le 19 mars 2025. La décision applique également les dispositions relatives à l'aide juridictionnelle et aux intérêts légaux capitalisés.
N° TA95-2516907(TA95-2516907)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 25 août 2021 la reconnaissant prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 13 juillet 2022 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et sa famille (sur-occupation, insalubrité). Le tribunal a accordé une somme de 4 000 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, pour la période allant de l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation jusqu'à la date du jugement.
N° TA95-2517171(TA95-2517171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 12 janvier 2024, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 19 novembre 2024. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant proposé aucun logement, causant des troubles dans les conditions d'existence de la requérante et de ses enfants hébergés chez des tiers.
N° TA95-2517213(TA95-2517213)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître son logement comme prioritaire et urgent. Le juge a estimé que la commission n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, car l'épouse du requérant ne justifiait pas, à la date de la décision attaquée, d'un titre de séjour d'une durée égale ou supérieure à un an, condition requise pour bénéficier du droit au logement garanti par l'État. La solution a été fondée sur les articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'arrêté du 20 avril 2022 fixant la liste des titres de séjour.
N° TA95-2517715(TA95-2517715)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête indemnitaire de M. B..., qui demandait 426 000 euros pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation du 18 décembre 2013 le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait orienté M. B... vers un logement de transition ou foyer, et non vers un relogement, ce qui ne faisait pas peser sur l'État une obligation de relogement. En conséquence, aucune carence fautive de l'État n'a été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que la demande au titre des frais de justice.
N° TA95-2518505(TA95-2518505)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 août 2021. La carence fautive de l’État a été établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois suivant cette décision. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation pour engager la responsabilité de l’État. Il a accordé une somme de 5 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, avec intérêts au taux légal capitalisés.
N° TA95-2518509(TA95-2518509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 juillet 2023. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission et l'injonction du tribunal. La solution retenue est l'octroi d'une indemnité de 2 000 euros, tenant compte du relogement intervenu le 7 octobre 2025 et des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant.
N° TA95-2518523(TA95-2518523)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 14 mai 2025 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait rejeté sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. En cours d’instance, la commission a retiré cette décision le 5 novembre 2025 et a reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande de M. B..., rendant les conclusions de la requête sans objet. Le tribunal, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation, a constaté le non-lieu à statuer.
N° TA95-2518675(TA95-2518675)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 26 avril 2023. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité, car aucune proposition de logement n'a été faite avant le relogement effectif le 30 décembre 2024, malgré une injonction du tribunal du 5 février 2024. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer les troubles dans les conditions d'existence. La solution retenue est la condamnation de l'État à verser une indemnité à M. B..., dont le montant est déterminé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement subies.
N° TA95-2518725(TA95-2518725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise avait rejeté la demande de M. A... tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, au profit d’une orientation vers l’hébergement. Le juge estime que cette décision est entachée d’une erreur d’appréciation, faute pour le préfet de justifier en quoi l’hébergement serait plus adapté que le logement pour l’intéressé, pourtant dépourvu de logement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2518834(TA95-2518834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... épouse B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 avril 2024, pour absence de relogement. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté l’injonction de relogement prononcée par le tribunal le 17 février 2025, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé à la requérante une somme de 5 200 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, assortie des intérêts au taux légal capitalisés.
N° TA95-2518847(TA95-2518847)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 14 500 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence le 6 février 2019, en raison de la carence fautive de l'État à exécuter cette décision. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, dont le logement était sur-occupé et insalubre. La solution retenue indemnise les préjudices subis depuis l'expiration du délai de relogement, en tenant compte de la durée de la carence et de la situation du foyer.
N° TA95-2518945(TA95-2518945)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B... pour le préjudice né de l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 30 août 2023. La carence fautive de l'État a été établie, l'injonction de relogement sous astreinte prononcée le 30 juillet 2024 n'ayant pas été exécutée. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, hébergé par un tiers après son expulsion.
N° TA95-2519061(TA95-2519061)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 22 juin 2022, pour la carence fautive de l'État à exécuter son obligation de relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la situation de M. B..., dépourvu de logement et hébergé chez des tiers, ce qui a perturbé ses conditions d'existence et son droit de garde de ses enfants. Le tribunal a accordé une somme de 6 000 euros en réparation des troubles subis, assortie des intérêts au taux légal capitalisés.
N° TA95-2519075(TA95-2519075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 9 500 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en 2018, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction de 2019. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA95-2519109(TA95-2519109)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 650 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, en raison de l’absence de proposition de relogement dans le délai de six mois. Cette carence fautive a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, causant des troubles dans les conditions d’existence du requérant, toujours hébergé par une association. L’indemnisation a été fixée en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement persistante.
N° TA95-2519275(TA95-2519275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, annule la décision du 29 août 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise avait rejeté comme irrecevable le recours gracieux de Mme A... visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La commission avait estimé que Mme A... ne justifiait pas d’une résidence régulière en France, son récépissé de titre de séjour étant expiré. Le tribunal juge ce motif erroné, car Mme A... était titulaire, à la date de la décision attaquée, d’un certificat de résidence algérien valable dix ans, figurant sur la liste des titres de séjour prévue par l’article R. 300-2 du code de la construction et de l’habitation et l’arrêté du 22 avril 2022. Le tribunal enjoint à la commission de médiation de réexaminer le recours de Mme A....
N° TA95-2519336(TA95-2519336)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 septembre 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. B.... La commission avait estimé que la condition de l’article R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation n’était pas remplie, mais le tribunal juge que M. B., qui justifie d’un jugement d’expulsion du 17 janvier 2025, remplit bien ce critère. La décision est donc entachée d’une erreur de droit. Le tribunal enjoint au préfet de saisir la commission de médiation pour un réexamen dans un délai de trois mois.
N° TA95-2519365(TA95-2519365)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, annule la décision du 18 juin 2025 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de Mme B..., atteinte d’un handicap. Le tribunal juge que la commission a commis une erreur d’appréciation en estimant que le logement de la requérante n’était pas inadapté, alors que les pièces produites, notamment un compte rendu d’ergothérapeute, établissent l’incompatibilité du logement avec son handicap. La solution retenue se fonde sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.