Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2519085(TA95-2519085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 5 000 euros à M. A... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 10 février 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. Le tribunal a jugé que l’absence de relogement avant le 9 juillet 2025, malgré une injonction sous astreinte du 13 novembre 2023, engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retient que seuls les troubles dans les conditions d’existence subis personnellement par le requérant sont indemnisables, en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.
N° TA95-2519406(TA95-2519406)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du pôle social, annule la décision du 29 août 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a rejeté comme irrecevable le recours gracieux de Mme B... contre le refus de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente au titre du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal juge que ce recours gracieux, enregistré le 1er août 2025, avait été formé dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision initiale du 23 mai 2025, intervenue le 23 juin 2025. En conséquence, la commission ne pouvait légalement opposer la tardiveté.
N° TA95-2600573(TA95-2600573)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à Mme B..., ressortissante américaine. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine avait délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 11 avril 2026, lui permettant de maintenir ses droits. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2600587(TA95-2600587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B..., ressortissant camerounais. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 13 avril 2026, maintenant ses droits. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et du 1 de l'article 3 de la CIDE.
N° TA95-2600625(TA95-2600625)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 30 novembre 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante ivoirienne. La condition d'urgence a été présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2313367(TA95-2313367)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donné acte du désistement de M. A..., qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019 et 2020. Le requérant n’a pas répondu, dans le délai d’un mois, à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, il est réputé s’être désisté, ce désistement étant pur et simple. L’ordonnance constate ce désistement sur la base du 1° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2502779(TA95-2502779)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de carte de résident. Après que le préfet a produit une pièce attestant de la délivrance de la carte, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l’État à verser 800 euros au conseil de M. B... au titre des frais d’instance, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2510441(TA95-2510441)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... formée contre une contrainte émise par la CAF du Val-d’Oise pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 20 146,09 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa situation financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants car la contrainte ne statue pas sur une demande de remise ou d’échelonnement de dette. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA95-2513851(TA95-2513851)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 23 avril 2025 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue confirme le refus de la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, faute pour la requérante de démontrer qu’elle remplissait les conditions légales pour être désignée comme prioritaire.
N° TA95-2514102(TA95-2514102)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... C... qui demandait l’annulation de la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le requérant soutenait que son logement était inadapté à la composition de sa famille, sans apporter d’autres précisions. Le juge a estimé que ce moyen, fondé sur l’inadaptation du logement, n’était assorti d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé et ne relevait pas des critères prévus par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande.
N° TA95-2514284(TA95-2514284)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours en annulation contre la décision du 6 juin 2025 par laquelle la commission de médiation du Val-d’Oise a rejeté sa demande de reconnaissance comme prioritaire et urgente pour un logement social, au titre de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La requérante soutenait que son logement de deux chambres était inadapté à la composition de sa famille (elle vit avec son époux et leurs deux enfants) et présentait des désordres. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance, en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que les moyens soulevés, relatifs à la légalité interne, n’étaient assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien et ne comportaient pas les précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sans examen au fond.
N° TA95-2514369(TA95-2514369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 30 avril 2025 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine a rejeté son recours tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante invoquait uniquement sa situation familiale, sans assortir son recours d’aucun moyen de droit. En application des articles R. 222-1, 7°, et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir présenté une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, et ce après l’avoir invitée à régulariser sa requête.
N° TA95-2515371(TA95-2515371)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente au titre de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le requérant se bornait à invoquer sa situation précaire à l'hôtel sans soumettre d'argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaissait ses droits, malgré une invitation à régulariser. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA95-2515486(TA95-2515486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Val-d’Oise du 4 juillet 2025, qui avait rejeté sa demande de logement social prioritaire et urgente au titre du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le requérant invoquait son handicap et la nécessité d’un logement adapté. Le juge a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et d’injonction.
N° TA95-2515528(TA95-2515528)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. La commission avait rejeté le recours pour défaut de production des pièces obligatoires dans le délai imparti. Mme A..., qui n'a pas répondu à l'invitation du tribunal à motiver sa requête, n'a pas contesté ce motif de rejet et s'est bornée à invoquer l'inadaptation et l'insalubrité de son logement. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête, ne comportant que des moyens manifestement insusceptibles de venir à son soutien, est rejetée.
N° TA95-2516430(TA95-2516430)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 124,60 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais n’a fourni aucune précision ni pièce justificative sur ses ressources et charges. En application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insuffisamment étayés pour en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-2516916(TA95-2516916)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation pour l’année 2023. La requérante s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 8 janvier 2026. Constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement par ordonnance du 30 janvier 2026, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2517188(TA95-2517188)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association Lion Striking Club, qui contestait le refus de la commune de Montrouge de lui attribuer des créneaux sportifs. Le juge a constaté que la présidente de l'association n'avait pas produit l'autorisation du bureau, pourtant exigée par l'article 10 des statuts pour ester en justice, mais seulement une délibération de l'assemblée générale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2518203(TA95-2518203)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du 14 février 2025 de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le rejet est fondé sur l'autorité de la chose jugée, une précédente requête identique ayant déjà été définitivement rejetée. À titre subsidiaire, la requête est également jugée tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision attaquée. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 4° et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article 1355 du code civil.
N° TA95-2518233(TA95-2518233)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 octobre 2023. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était manifestement infondé et que les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (abrogé), étaient inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.