Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2503297(TA95-2503297)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., réfugié mauritanien, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire mauritanien contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l’administration n’avait pas commis d’erreur de procédure en ne sollicitant pas d’expertise, dès lors que le permis présentait des incohérences matérielles évidentes. Il a estimé que le préfet avait légalement pu constater l’inauthenticité du titre sans méconnaître la convention de Genève, l’arrêté du 12 janvier 2012 et le code de la route.
N° TA95-2503871(TA95-2503871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant serbe, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire serbe contre un permis français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait fait l’objet d’un examen particulier de la situation du requérant. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait légalement appliqué les dispositions du code de la route et de l’arrêté du 12 janvier 2012, en constatant qu’à la date de la décision, M. B... ne justifiait pas de la régularité de son séjour, faute de récépissé ou d’autorisation provisoire de séjour en cours de validité.
N° TA95-2504523(TA95-2504523)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire algérien contre un permis français, au motif qu’il ne justifiait pas de la régularité de son séjour. En cours d’instance, le préfet a abrogé la décision attaquée, ce qui a privé d’objet les conclusions du requérant. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige. Cette solution repose sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à la disparition de l’acte attaqué.
N° TA95-2505587(TA95-2505587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 30 janvier 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant haïtien. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence habituelle en France depuis plus de 20 ans, de sa qualité de père d'enfants français et de l'absence de menace grave et actuelle pour l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de la décision préfectorale pour erreur d'appréciation et méconvention de l'article 8 de la CESDH.
N° TA95-2505663(TA95-2505663)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet des Hauts-de-Seine à M. A..., ressortissant bangladais. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une attestation provisoire de séjour dans l'intervalle, sans astreinte.
N° TA95-2506129(TA95-2506129)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus d'échange de son permis de conduire burkinabé contre un permis français. Le tribunal a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'absence d'accord de réciprocité entre la France et le Burkina Faso, condition exigée par l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012. La solution retenue confirme la légalité du refus, malgré l'existence antérieure d'un tel accord.
N° TA95-2506256(TA95-2506256)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire tunisien contre un permis français. Le préfet avait motivé son refus par l'incomplétude du dossier, notamment l'absence de justificatif d'identité. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief au requérant, car ce dernier n'a pas démontré avoir fourni le document requis. La requête a donc été déclarée irrecevable sur le fondement des articles R. 222-3 du code de la route et 6 de l'arrêté du 12 janvier 2012.
N° TA95-2506340(TA95-2506340)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... D... épouse C..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante ne justifiait pas d'une résidence continue en France depuis 2018 ni d'une communauté de vie établie avec son époux, et qu'elle conservait des attaches familiales dans son pays d'origine. La décision a été fondée sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, sans méconnaître ces textes.
N° TA95-2506343(TA95-2506343)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il a également jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2506344(TA95-2506344)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté préfectoral du 7 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté. S'agissant du refus de titre de séjour, il a appliqué l'article 9 de la convention franco-sénégalaise et a constaté que M. B..., après deux années de classe préparatoire sans succès et une inscription en licence 2, ne justifiait pas de la réalité, du sérieux et de la progression de ses études. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2506550(TA95-2506550)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la production par l'intéressé d'un faux justificatif de domicile. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, n'était pas entachée d'illégalité. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2506580(TA95-2506580)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du 11 avril 2025 du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, l'erreur manifeste d'appréciation, l'illégalité du contrôle d'identité et la méconnaissance du principe du contradictoire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2507868(TA95-2507868)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 25 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du certificat de résidence algérien portant la mention « étudiant » de Mme B..., l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les stipulations du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne justifiant pas que l'intéressée ne remplissait plus les conditions pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étudiante. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à Mme B... un certificat de résidence algérien portant la mention « étudiant » dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2509738(TA95-2509738)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B... C..., ressortissante vénézuélienne, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 14 mars 2025 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressée une carte de séjour valable d’un an. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 1 000 euros à Mme B... C... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509851(TA95-2509851)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. C..., ressortissant sri-lankais réfugié. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois, sans lui ordonner la délivrance immédiate du titre.
N° TA95-2509854(TA95-2509854)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme D... C..., ressortissante tchadienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une carte de séjour valable jusqu’en septembre 2026, rendant sans objet les conclusions dirigées contre le refus de renouvellement. Par ailleurs, les conclusions visant l’annulation d’un refus de carte pluriannuelle ont été jugées irrecevables, faute de demande préalable établie. L’affaire est régie par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2509857(TA95-2509857)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une ressortissante algérienne d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien valable un an. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2509859(TA95-2509859)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C., ressortissante sénégalaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident en tant que parent d’enfant réfugié. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre sollicité, valable dix ans, ce qui a conduit Mme C. à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
N° TA95-2510150(TA95-2510150)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 29 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Saisi en excès de pouvoir, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le juge estimant que la requérante n'apportait pas la preuve de motifs exceptionnels ou d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2510528(TA95-2510528)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le tribunal a estimé que la demande, déposée le 15 octobre 2024, était tardive car le délai d'un an prévu par l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012 avait commencé à courir le 29 mars 2022, date de délivrance du premier titre de séjour. Le requérant n'ayant pas démontré avoir tenté de déposer sa demande dans ce délai, le préfet n'a commis ni erreur de fait ni erreur de droit.