Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510533(TA95-2510533)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire ivoirien contre un permis français. La demande, déposée après l’expiration du délai d’un an prévu par l’article R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012, a été jugée tardive. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas à informer la requérante de ce délai et que celle-ci n’établissait pas de circonstances exceptionnelles justifiant le retard. La décision de refus a donc été confirmée.
N° TA95-2510852(TA95-2510852)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., qui demandait l’annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire afghan contre un permis français. Le tribunal a jugé que ce refus était légal, en application de l’article R. 222-3 du code de la route et de l’arrêté du 12 janvier 2012, en raison de l’absence d’accord de réciprocité entre la France et l’Afghanistan. La solution retenue est le rejet de la requête, y compris les conclusions à fin d’injonction.
N° TA95-2511536(TA95-2511536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E... qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII indiquant que Mme E... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
N° TA95-2511546(TA95-2511546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise le 4 juin 2025. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C... ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels pour une admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues d'illégalité, n'ont pas non plus été annulées.
N° TA95-2511613(TA95-2511613)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 27 mai 2025. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que M. C... ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié, faute de visa de long séjour et de contrat de travail visé, et que sa situation ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2511642(TA95-2511642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant sénégalais, contre un arrêté préfectoral du 27 mai 2025 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que le préfet avait méconnu les articles L. 422-1, R. 431-4, R. 431-5 et R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que la demande de M. B., déposée deux mois avant l'expiration de son précédent titre, constituait un renouvellement et non une première délivrance, rendant inopposable l'exigence d'un visa de long séjour. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, le requérant justifiant du caractère réel et sérieux de ses études.
N° TA95-2511687(TA95-2511687)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-23, L. 612-2 et L. 612-6.
N° TA95-2511725(TA95-2511725)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que le requérant ne justifiait pas d'une résidence effective en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6.1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence de plein droit. Par conséquent, les moyens tirés de la méconnaissance de cet accord et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés, et la légalité des décisions d'éloignement a été confirmée.
N° TA95-2511734(TA95-2511734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., de nationalité algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien, faute de demande de titre de séjour. Enfin, il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée récente en France et de ses attaches dans son pays d'origine.
N° TA95-2511757(TA95-2511757)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français (OQTF) annulés par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre). Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait porté une atteinte disproportionnée au droit de M. B..., ressortissant marocain, au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de sa résidence de plus de sept ans en France et de son insertion professionnelle stable. La décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et une injonction de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" a été prononcée.
N° TA95-2511759(TA95-2511759)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus de certificat de résidence et de l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 27 mai 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que le requérant, entré sous visa court séjour, ne remplissait pas les conditions cumulatives de l'article 7 b) de l'accord franco-algérien (visa long séjour et contrat de travail visé) pour obtenir un titre de séjour en tant que salarié. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2511887(TA95-2511887)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... épouse D... qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 10 juin 2025. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour était inopérant, la requérante n'ayant pas sollicité d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que Mme B... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans ni d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée pour bénéficier d'un titre de séjour, en application de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA95-2512199(TA95-2512199)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique du 11 février 2025 refusant l’échange de son permis de conduire brésilien pour tardiveté. En cours d’instance, le préfet a abrogé cette décision par un acte du 13 novembre 2025. Le tribunal, appliquant les principes du contentieux administratif, constate que cette abrogation prive d’objet le recours, dès lors que la décision initiale n’a reçu aucune exécution et que l’abrogation est devenue définitive. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA95-2517956(TA95-2517956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de Mme A... contestant son expulsion du territoire français, la fixation du pays de destination, et les décisions d'assignation à résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une procédure irrégulière devant la commission d'expulsion, et une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision d'expulsion était justifiée par la menace grave et actuelle pour l'ordre public que représentait Mme A..., et que les mesures d'assignation à résidence étaient proportionnées. Les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 631-1, L. 631-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2519445(TA95-2519445)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A..., étudiant étranger. Le préfet ayant exécuté l'injonction avec un retard de plus de vingt jours, après deux recours distincts, le tribunal a fixé le montant définitif de l'astreinte à 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2522887(TA95-2522887)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 21 août 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, mesures qui n'avaient pas été exécutées. Le tribunal a fait droit à la demande en admettant M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et en faisant droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA95-2523460(TA95-2523460)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 octobre 2025 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, la décision mettant fin à la formation et au contrat d'apprentissage de l'intéressé, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA95-2523464(TA95-2523464)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B... A.... Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente du jugement au fond.
N° TA95-2523467(TA95-2523467)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A... B..., ressortissant cap-verdien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’une erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
N° TA95-2523477(TA95-2523477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. B..., ressortissant sri-lankais reconnu réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était de nature à créer un doute sérieux quant à sa légalité. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.