Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2523504(TA95-2523504)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 16 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à un ressortissant bangladais. Le juge a retenu que la condition d’urgence était caractérisée, l’intéressé étant privé de travail et de la prise en charge par le dispositif « jeune majeur », et qu’existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute d’appréciation globale de sa situation.
N° TA95-2523801(TA95-2523801)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A..., ressortissant vietnamien, afin d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue repose sur l’urgence constatée en raison de l’impossibilité pour l’intéressé d’accéder à la plateforme ANEF et de l’expiration de son titre de séjour, ainsi que sur l’utilité de la mesure pour garantir son droit à voir sa situation examinée. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2523803(TA95-2523803)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer M. B..., ressortissant haïtien bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'intéressé étant dans l'impossibilité d'accéder à la plateforme de téléservice ANEF pour effectuer sa demande. L'injonction a été assortie d'un délai de quinze jours, sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 500 euros au conseil du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2524207(TA95-2524207)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant colombien, qui demandait une injonction pour obtenir un document provisoire l'autorisant à travailler à temps plein pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la promesse d'embauche invoquée est conditionnée à l'obtention d'un titre de séjour et que la demande a été déposée quatre mois auparavant, sans que des circonstances particulières ne justifient une urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2524399(TA95-2524399)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a admis provisoirement Mme A... épouse B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La requérante, ressortissante chinoise, demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et lui délivrer un récépissé. Le tribunal a rappelé que l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, compte tenu des conséquences sur son droit au séjour et au travail. La solution retenue est que le juge des référés doit apprécier concrètement si la situation présente un préjudice suffisamment grave et immédiat pour caractériser l'urgence, sans se prononcer au fond sur la demande d'injonction dans cet extrait.
N° TA95-2524408(TA95-2524408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’assignant à résidence dans les Hauts-de-Seine pour 45 jours renouvelables, avec obligation de pointage et de remise de son passeport. Le requérant invoquait notamment l’illégalité de la décision d’éloignement sous-jacente, la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté que la seconde requête était un double de la première et a ordonné sa radiation. Il a ensuite rejeté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur une obligation de quitter le territoire français légale, sans erreur manifeste d’appréciation ni atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale.
N° TA95-2524731(TA95-2524731)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour opposée à M. C..., ressortissant tunisien. La juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et remplie, compte tenu de l'absence de récépissé et de la promesse d'embauche du requérant. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... sous quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quarante-huit heures.
N° TA95-2600093(TA95-2600093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 30 décembre 2025 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait assigné à résidence M. B..., ressortissant colombien, pour une durée de 45 jours renouvelable. L’annulation est fondée sur un vice d’incompétence, la décision ne comportant pas les mentions obligatoires du nom et de la qualité de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal n’a pas examiné les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’erreur de droit et de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2600234(TA95-2600234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision du Centre national de gestion (CNG) lui imposant un parcours de consolidation des compétences de 12 mois avant de pouvoir exercer la médecine générale en France. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la décision ne privant pas l’intéressé d’emploi et ne portant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à la continuité des soins. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés (irrégularité de la commission, erreur de fait ou erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2600326(TA95-2600326)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Courrier Plus. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n° 2 d’un marché de prestations de courrier, en raison d’une erreur de taux de TVA (2 000 % au lieu de 20 %) dans le fichier DQE, qu’elle estimait devoir être rectifiée d’office par le département des Hauts-de-Seine. Le tribunal a considéré que le pouvoir adjudicateur n’avait pas méconnu le règlement de la consultation, dès lors que l’erreur, affectant l’ensemble des candidats, n’avait pas créé de rupture d’égalité et que l’analyse des offres sur la base du total HT était régulière. En conséquence, la demande d’annulation de la procédure et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
N° TA95-2600384(TA95-2600384)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 5 janvier 2026 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait ordonné le transfert de M. B... A..., ressortissant soudanais, aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a relevé que l'entretien individuel préalable, obligatoire en vertu de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, n'avait pas été mené dans les formes requises, privant ainsi le requérant d'une garantie essentielle. En conséquence, la décision de transfert a été jugée illégale. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... A... une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2600409(TA95-2600409)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine. Le juge a écarté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que M. B... ne justifiait pas d'une résidence en France depuis plus de dix ans ni d'un état de santé nécessitant une prise en charge médicale en France au sens de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a considéré que l'assignation à résidence était légale, le requérant n'établissant pas ne pas résider à l'adresse indiquée dans la décision.
N° TA95-2600442(TA95-2600442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante camerounaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision de clôture pour dossier incomplet n'étant pas assimilable à un refus de séjour et ne créant pas de situation de blocage, la requérante pouvant solliciter l'exécution de l'ordonnance antérieure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.
N° TA95-2600446(TA95-2600446)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait convoqué le requérant pour lui remettre un récépissé de demande de renouvellement, ce qui ne justifiait pas une intervention en référé. En conséquence, toutes les conclusions de la requête, y compris la demande d'injonction et celle au titre des frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2600642(TA95-2600642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 décembre 2025 par laquelle l’OFII a mis fin aux conditions matérielles d’accueil de M. A..., un demandeur d’asile algérien souffrant de diabète. La juridiction retient que la décision est entachée d’un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas procédé à un entretien de vulnérabilité préalable comme l’exige l’article L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l’OFII de rétablir M. A... dans ses droits sans délai.
N° TA95-2600703(TA95-2600703)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement partiel de M. B... de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré une autorisation provisoire de séjour. La requête initiale visait à modifier une précédente ordonnance du 30 décembre 2025, qui avait suspendu le refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la situation sous astreinte. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2600708(TA95-2600708)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressé l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 20 avril 2026. Par conséquent, le juge des référés a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2601048(TA95-2601048)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant tunisien demandant d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration avait délivré au requérant l'attestation sollicitée, le rendant ainsi titulaire d'un document l'autorisant à travailler. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer. L'ordonnance met à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2312761(TA95-2312761)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la requête de M. B..., qui contestait la majoration de 40% appliquée à ses cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018. Le requérant n'ayant pas produit le mémoire récapitulatif demandé par le président de la formation de jugement dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2315076(TA95-2315076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de la SARL GOLDEN HAR GASTRONOMIE, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2023 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « La Vela » pour trente jours. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et met fin à l'instance sans examiner le fond du litige.