Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2600840(TA95-2600840)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence algérien de M. A.... La condition d’urgence a été présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, et le juge a retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2600719(TA95-2600719)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par la société Los Primos d’une demande de suspension de la décision du 19 décembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a accordé le concours de la force publique pour son expulsion. La société requérante s’est désistée de ses conclusions après que l’expulsion a été exécutée, rendant la demande sans objet. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément aux dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2600407(TA95-2600407)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. B..., ressortissant turc. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du retrait du titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2600402(TA95-2600402)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de Mme B..., élue d'opposition à Courbevoie, contestant le refus du maire de publier sa tribune dans le bulletin municipal. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la tribune avait été transmise tardivement par l'élue, et que la publication en version papier était déjà réalisée. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales, qui garantit le droit d'expression des élus, mais dont les modalités pratiques peuvent être encadrées par des délais raisonnables.
N° TA95-2600389(TA95-2600389)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B..., ressortissante chinoise, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son récépissé et le rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation précaire ou d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, malgré la suspension de son contrat de travail. En l'absence d'urgence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600386(TA95-2600386)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a clôturé l'instruction de la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée, la requérante se trouvant en situation irrégulière du fait de cette clôture, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... et de lui délivrer un récépissé dans un délai de huit jours.
N° TA95-2600361(TA95-2600361)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant gabonais, qui se trouvait dans l’impossibilité de déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » via la plateforme ANEF, faute de détention de son précédent titre expiré. Le juge a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée était utile face aux dysfonctionnements de la procédure dématérialisée. En conséquence, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B... en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour ou de débloquer son compte ANEF, dans un délai de dix jours, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2600399(TA95-2600399)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à M. A..., ressortissant philippin. Bien que la condition d’urgence soit présumée en matière de refus de renouvellement, le juge a estimé qu’elle n’était pas remplie en l’espèce, dès lors que le requérant était convoqué en préfecture pour la délivrance d’un récépissé. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans qu’il soit besoin d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2600114(TA95-2600114)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme A... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander la modification d'une précédente ordonnance du 11 décembre 2025, au motif que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas réexaminé sa situation dans le délai imparti. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, qui avait délivré une attestation de prolongation d'instruction sans procéder au réexamen ordonné. Constatant l'inexécution partielle de sa précédente décision, le juge a fait droit à la demande de Mme A... en modifiant l'injonction, réduisant le délai de réexamen à sept jours sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2524743(TA95-2524743)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, modifie son ordonnance du 9 décembre 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer l'intéressé pour le renouvellement de son certificat de résidence. Constatant l'inexécution de cette première injonction, le juge des référés assortit désormais cette obligation d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter de l'expiration d'un délai de dix jours suivant la notification de la présente décision. L'État est également condamné à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2524742(TA95-2524742)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, après que la préfecture des Hauts-de-Seine l’a convoquée pour déposer sa demande de titre de séjour. La requérante demandait la modification d’une précédente ordonnance et l’exécution sous astreinte de l’obligation de convocation. Le tribunal a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2524599(TA95-2524599)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, était saisi par Mme B... d'une demande de liquidation de l'astreinte provisoire assortissant une précédente ordonnance du 6 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte. Le tribunal a constaté que l'autorisation provisoire de séjour avait été délivrée dans les délais, mais que l'astreinte n'avait été fixée que pour cette obligation et non pour le réexamen de sa situation. En conséquence, la requête de Mme B... tendant à la liquidation de l'astreinte a été rejetée.
N° TA95-2524348(TA95-2524348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à M. C..., ressortissant marocain, pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de quinze jours. La solution retenue est fondée sur le constat d'un dysfonctionnement du service public, le requérant ayant vainement tenté d'obtenir un rendez-vous pendant plus de vingt-deux mois, ce qui caractérise une situation d'urgence et une mesure utile. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2524336(TA95-2524336)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant ivoirien. Le juge a reconnu l'urgence, le requérant étant en situation irrégulière depuis sa majorité, ce qui compromettait son parcours scolaire et professionnel. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quarante-huit heures, sous astreinte.
N° TA95-2524289(TA95-2524289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme B... pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, ressortissante ivoirienne, justifiait d'une situation d'urgence en raison de l'absence de réponse de l'administration depuis plusieurs mois, la plaçant dans une situation de précarité. Le tribunal a retenu que le dysfonctionnement du service public caractérisait une carence administrative, rendant la mesure utile et nécessaire. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2512604(TA95-2512604)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... demandant l'annulation de la décision du 11 juin 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a accordé le concours de la force publique pour son expulsion locative. Le tribunal a jugé que la décision d'octroi du concours de la force publique n'est pas subordonnée à une enquête sociale ou de police préalable, et que les conditions de notification sont sans incidence sur sa légalité. Il a également considéré que cette décision, en tant que mesure d'exécution d'un jugement, n'a pas à être motivée. La solution s'appuie sur les dispositions du code des procédures civiles d'exécution et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2509594(TA95-2509594)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 mai 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant que la cheffe de section bénéficiait d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509557(TA95-2509557)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... contre un arrêté préfectoral du 17 avril 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2509555(TA95-2509555)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme D..., ressortissante marocaine, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de titre méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté du séjour de l'intéressée depuis 2017, de la présence de son époux titulaire d'une carte de séjour et de leurs deux enfants nés en France. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, incluant l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA95-2509553(TA95-2509553)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante bangladaise, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction retient que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressée, mariée à un compatriote résident et mère de trois enfants nés en France. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.