Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316234(TA95-2316234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B... contestant des rappels de TVA (2019-2021) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu (2018-2021). Le tribunal a jugé que M. B..., dont les impositions avaient été établies selon une procédure de taxation d'office, ne rapportait pas la preuve de leur caractère infondé ou exagéré, notamment en ne produisant aucune facture justifiant la déductibilité de la TVA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont les articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article 271 du code général des impôts.
N° TA95-2400281(TA95-2400281)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... contestant le retrait de points de son permis de conduire pour vingt-et-une infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour six décisions de retrait de points (infractions de 2022) qui ont été supprimées du relevé d'information intégral en cours d'instance. Il a également déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre sept autres décisions (infractions de 2015 à 2021) dont les points avaient déjà été restitués au requérant avant l'introduction de sa requête, en application de l'article L. 223-6 du code de la route.
N° TA95-2400351(TA95-2400351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé à M. A..., ressortissant marocain, par le préfet du Val-d'Oise le 20 avril 2023. La juridiction estime que le motif tiré de la présentation d’une fausse carte d’identité lors de l’embauche ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Elle retient également que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant le titre, compte tenu de la résidence habituelle en France depuis 2011, de la présence de la famille et de l’insertion professionnelle stable de l’intéressé.
N° TA95-2401728(TA95-2401728)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 23 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante vietnamienne âgée de 85 ans. La juridiction a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches de l'intéressée au Vietnam et de la présence en France de sa fille unique. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours, et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2401793(TA95-2401793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 18 octobre 2023 refusant à M. B..., ressortissant tunisien, la délivrance d’une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet n’avait pas examiné la demande de carte de résident de M. B... au regard des stipulations de l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, se bornant à lui délivrer une carte de séjour temporaire. Cette omission constitue un défaut d’examen de sa situation, entachant la décision d’illégalité. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
N° TA95-2401956(TA95-2401956)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions. La requérante s'est désistée de ses conclusions concernant les infractions des 11 juillet, 20 juin et 24 février 2023, ainsi que de la décision « 48SI », désistement dont le tribunal a pris acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, estimant que le ministre de l'intérieur n'avait pas établi que Mme A... avait reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions restantes, constituant une garantie essentielle non respectée. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de retrait de points pour les infractions des 7 décembre 2022, 14 février, 19 février, 15 juin et 29 juin 2023.
N° TA95-2404653(TA95-2404653)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 29 janvier 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait refusé le regroupement familial demandé par M. C... pour son enfant F... B.... Le juge a estimé que ce refus, motivé par l’insuffisance de surface du logement (4 m²), méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant garanti par l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, l’enfant étant séparé de ses parents et de ses frère et sœur déjà présents en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d’autoriser le regroupement familial dans un délai de trente jours et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. C... au titre des frais de justice.
N° TA95-2404815(TA95-2404815)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise d’admettre l’épouse et le fils de M. A... au regroupement familial, constate que le préfet a fait droit à cette demande le 5 juillet 2024. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. L’État est condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404834(TA95-2404834)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 2 février 2024 refusant à Mme B..., ressortissante tunisienne, la délivrance d’une carte de résident. Le préfet avait motivé son refus par le non-respect des principes de la République française, mais la requérante a produit un contrat d'engagement signé et a contesté ce motif sans être contredite. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation, en application des articles L. 412-7 et L. 412-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trente jours.
N° TA95-2404859(TA95-2404859)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 19 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé « sans suite » la demande de titre de séjour de Mme A..., épouse C..., ressortissante tunisienne. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'existence d'un rendez-vous ultérieur, constituait un refus d'enregistrement non fondé sur le caractère incomplet du dossier, et donc un refus de titre de séjour faisant grief. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a considéré que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, mariée à un résident de longue durée et mère de deux enfants nés en France. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA95-2404929(TA95-2404929)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 février 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré sa carte de résident à M. A..., ressortissant tunisien. La juridiction estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la seule condamnation pénale entrant dans le champ de ce texte datait de plus de 23 ans et l'intéressé ne présentait plus de trouble à l'ordre public depuis 2010. Les autres condamnations invoquées ne relevaient pas des infractions limitativement énumérées par cet article.
N° TA95-2405026(TA95-2405026)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante algérienne. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'âge avancé de la requérante (70 ans), de la présence de ses cinq enfants et dix-huit petits-enfants en France, de son état de santé nécessitant une assistance constante, et de l'absence d'attaches significatives en Algérie. Le préfet est enjoint de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours.
N° TA95-2405178(TA95-2405178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par Mme E... pour ses filles mineures, a annulé les décisions du 21 février 2024 par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé de leur délivrer un document de circulation pour étranger mineur (DCEM) d’une durée de cinq ans, ne leur accordant qu’une validité d’un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 414-7 et L. 414-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient que le DCEM est délivré pour une durée de cinq ans aux mineurs étrangers résidant régulièrement en France. Il a enjoint au préfet de délivrer les documents sollicités pour une durée de cinq ans dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA95-2406572(TA95-2406572)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 28 février 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant marocain. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de l'utilisation d'une fausse carte d'identité italienne lors de son embauche. Le tribunal juge que ce seul fait ne suffit pas à caractériser une menace pour l'ordre public, et annule la décision pour méconnaissance des dispositions précitées. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous huit jours.
N° TA95-2408031(TA95-2408031)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet du Val-d'Oise le 16 avril 2024. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A... ne démontrant pas que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situait en France, ni une insertion professionnelle significative. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2408359(TA95-2408359)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation du refus du préfet du Val-d'Oise d'autoriser le regroupement familial pour son enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la demande et ne s'était pas estimé lié par l'avis de l'OFII. Il a également jugé que la superficie du logement de 32 m², retenue par l'administration, n'était pas entachée d'erreur de fait. La solution est fondée sur les articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408533(TA95-2408533)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de regroupement familial présentée par M. B..., ressortissant congolais, au bénéfice de son épouse et de sa fille. En cours d’instance, le préfet du Val-d’Oise a fait droit à cette demande par une décision du 20 mai 2025. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2411045(TA95-2411045)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A... visant à annuler le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a relevé que cette demande, déposée via le téléservice « demarches-simplifiées.fr », n'était pas prévue par l'arrêté du 27 avril 2021 pour ce type de titre, et que la procédure imposait une comparution personnelle en préfecture conformément à l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande n'ayant pas été valablement déposée, aucune décision implicite de refus n'a pu naître, rendant les conclusions irrecevables. La requête a été rejetée.
N° TA95-2412564(TA95-2412564)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société estonienne GP Aarons Oü, qui contestait des rappels de TVA et une majoration de 80 % pour activité occulte au titre de la période 2015-2017. La société soutenait ne pas être assujettie à la TVA en France, invoquant l'irrégularité de la procédure de vérification et l'absence d'activité occulte. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi que la société exerçait une activité habituelle de vente de bijoux en France, le lieu des livraisons étant situé en France conformément à l'article 258 du code général des impôts, et a écarté les moyens de procédure et de fond. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités appliquées.
N° TA95-2412807(TA95-2412807)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 4 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour "talent-salarié qualifié" et l’obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et une erreur de droit au regard des articles L. 421-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le préfet avait légalement refusé le titre sollicité dès lors que le contrat de travail initial avec une entreprise innovante avait pris fin, et que la demande de modification pour un titre "salarié" n’avait pas été formellement présentée. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté attaqué, en application des dispositions du CESEDA et de