Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2524204(TA95-2524204)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de Mme A..., ressortissante philippine, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressée bénéficiait depuis le 18 mars 2025 d'une attestation préfectorale l'autorisant à séjourner et à travailler. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2524737(TA95-2524737)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 8 décembre 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Constatant le défaut d’exécution de cette injonction, le juge des référés a assorti la mesure d’une astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter d’un délai de trois jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. L’État a également été condamné à verser 2 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2525062(TA95-2525062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le tribunal a jugé que la simple ignorance de la législation ne constitue pas un motif légitime justifiant ce retard. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2525063(TA95-2525063)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'ignorance de la législation ne constituait pas un motif légitime pour justifier le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité invoquée par la requérante ne remettait pas en cause le bien-fondé de la décision. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2525064(TA95-2525064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 18 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait le transfert de M. B..., ressortissant sri-lankais, aux autorités danoises responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que la notification de l'arrêté n'avait pas été faite dans une langue comprise par l'intéressé, en méconnaissance des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, constituant un vice de procédure substantiel. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2600034(TA95-2600034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a pris acte du désistement partiel de Mme A... de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, visant à modifier une précédente ordonnance. La requérante s'étant désistée après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2600039(TA95-2600039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., qui demandait au préfet du Val-d’Oise la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour valant autorisation de travail. Le préfet avait entre-temps délivré une autorisation provisoire de séjour, rendant le litige sans objet. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA95-2600048(TA95-2600048)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou d'instruire son dossier à bref délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant, artisan taxi, d'établir par des justifications précises que la poursuite de son activité professionnelle serait compromise à bref délai. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA95-2601579(TA95-2601579)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par Mme A... contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le transfert du dossier, car la requérante résidait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2114168(TA95-2114168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Bretagne Ouest (CCIMBO) visant à l’annulation de la délibération du 26 octobre 2021 de l’assemblée générale de CCI France, qui répartissait la taxe pour frais de chambres au titre de 2020. La solution retenue est que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés, notamment celui tiré de l’incompétence de CCI France pour recouvrer le prélèvement exceptionnel prévu par l’article 33 de la loi de finances pour 2015, dès lors que l’article D.712-25 du code de commerce autorise une telle déduction en cas de non-versement d’une contribution obligatoire. Le tribunal a également écarté les griefs relatifs à la méconnaissance des règles de convocation et d’information des membres de l’assemblée générale, ainsi que celui fondé sur l’autorité de la chose jugée.
N° TA95-2203279(TA95-2203279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu pour les années 2010 à 2015. Le tribunal a jugé que la société bulgare Eood B..., assimilée à une SARL à associé unique, exerçait une activité occulte en France via un établissement stable, justifiant l'imposition des bénéfices entre les mains de son gérant. La procédure de vérification a été validée, l'administration ayant respecté les obligations d'information prévues aux articles L. 47 et L. 76 B du livre des procédures fiscales. Les pénalités de 80 % pour activité occulte ont été maintenues, la société n'ayant pas souscrit ses déclarations fiscales en France.
N° TA95-2203669(TA95-2203669)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société bulgare Eood B... contestant des rappels de TVA pour la période 2010-2017, assortis de pénalités de 80 % pour activité occulte. La juridiction a estimé que la société exerçait une activité habituelle de commerce de bijoux en France, justifiant son assujettissement à la TVA française sur le fondement de l’article 258 du code général des impôts. Le tribunal a également validé la procédure de vérification et le délai de reprise de dix ans prévu à l’article L. 176 du livre des procédures fiscales, tout en rejetant la demande de compensation fondée sur l’article L. 205 du même code.
N° TA95-2301337(TA95-2301337)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu pour 2018 et 2019, résultant de la réintégration de sommes issues d'une activité illicite de détournement de fonds. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale pouvait qualifier elle-même les faits, sans attendre l'issue de la procédure pénale, et s'appuyer sur des éléments obtenus par droit de communication. Il a estimé que les preuves, notamment les concordances entre les retraits sur des comptes frauduleux et les dépôts en espèces de M. B..., établissaient l'existence d'une activité lucrative imposable sur le fondement de l'article 92 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.
N° TA95-2400046(TA95-2400046)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 3 novembre 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a classé sans suite la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. C..., ressortissant géorgien. Le tribunal juge que, sauf demande abusive ou dilatoire, l'administration ne peut refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour que si le dossier est incomplet, et que le préfet ne pouvait donc classer la demande sans suite sur le seul fondement des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400240(TA95-2400240)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir la réduction de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2021, au titre du dispositif "A...". La requête a été partiellement rejetée : pour les années 2017 à 2019, elle a été jugée irrecevable en raison de la tardiveté de la réclamation préalable, conformément à l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales. Pour l'année 2020, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer après que l'administration a accordé un dégrèvement partiel. Enfin, pour l'année 2021, la demande a été rejetée au fond, la requérante ne justifiant pas remplir les conditions de l'article 199 novovicies du code général des impôts.
N° TA95-2400285(TA95-2400285)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant égyptien. Le juge retient une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'intensité des attaches familiales et personnelles du requérant en France, où il réside depuis 2012 avec ses parents (dont un père portugais) et suit sa scolarité. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trente jours. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2404837(TA95-2404837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 février 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer une carte de résident à Mme A..., ressortissante libanaise. Le préfet avait motivé son refus par l’insuffisance de maîtrise de la langue française, mais Mme A. a produit une attestation de niveau B1, supérieur au niveau A2 requis par l’article R. 413-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation pour erreur de fait, fondée sur les articles L. 426-17, L. 426-19 et L. 413-7 du même code.
N° TA95-2411961(TA95-2411961)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, contestant un arrêté préfectoral du 24 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation, en raison des risques liés à son orientation sexuelle en cas de retour au Pakistan. Le tribunal a estimé que, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, M. A... n'apportait aucun élément probant à l'appui de ses allégations. La décision s'appuie sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2412732(TA95-2412732)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a annulé l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour « vie privée et familiale » à Mme C..., ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a retenu une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de présence en France de l'intéressée (plus de douze ans), de son parcours professionnel en tant que chercheuse et de sa promesse d'embauche. La solution se fonde sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA95-2504200(TA95-2504200)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 21 février 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que le préfet avait examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur celui de l'article L. 423-23, sans commettre d'erreur de droit ou de fait. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.