Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2600225(TA95-2600225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à Mme A..., ressortissante camerounaise. La requérante invoquait l’urgence, caractérisée par sa situation irrégulière et la précarité financière et familiale en résultant, ainsi que des moyens sérieux tenant à un défaut de motivation et à une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour, mais a relevé que le préfet avait délivré à l’intéressée une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 14 avril 2026, régularisant provisoirement sa situation. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse de l’urgence et des moyens soulevés s’inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2600192(TA95-2600192)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait finalement convoqué Mme B... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour, rendant sans objet sa demande de modification de l'injonction initiale. La requérante, qui s'est désistée de ses conclusions principales, a été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA95-2600458(TA95-2600458)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 5 novembre 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du récépissé de demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. Le juge a retenu que cette décision, prise en méconnaissance de l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituait en réalité un refus d'admission au séjour entaché d'erreur de droit. La condition d'urgence a été jugée satisfaite compte tenu des conséquences graves et immédiates sur la situation personnelle du requérant.
N° TA95-2600457(TA95-2600457)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant égyptien. La condition d'urgence a été présumée remplie et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit de travailler dans l'attente. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2600076(TA95-2600076)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante mauricienne, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de la convoquer pour déposer son dossier de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, après que le préfet lui a délivré une convocation. Par ordonnance du 26 janvier 2026, le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans qu’il soit besoin de statuer sur le fond.
N° TA95-2600026(TA95-2600026)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant togolais, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer une "insécurité juridique" sans justifier de circonstances particulières ni démontrer avoir tenté en vain d'obtenir un rendez-vous. Il a également relevé que le délai de traitement de la demande, déposée moins de trois mois auparavant, n'était pas anormalement long. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2600017(TA95-2600017)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 décembre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 732-1 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600002(TA95-2600002)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance du 28 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant le défaut d'exécution, non contesté par le préfet, le juge a considéré qu'il s'agissait d'un élément nouveau justifiant la modification de la mesure initiale. En conséquence, il a assorti les deux injonctions d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, avec des délais différents pour leur exécution.
N° TA95-2525034(TA95-2525034)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé un arrêté du préfet de police du 28 décembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de douze mois contre un ressortissant bangladais. La décision a été annulée pour vice de forme, l'arrêté ne mentionnant pas lisiblement le nom, prénom et qualité de son signataire, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire et les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA95-2524998(TA95-2524998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence du 2 janvier 2026. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation des deux arrêtés ainsi que les conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2524977(TA95-2524977)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant mauricien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces arrêtés, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. B... constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les faits reprochés, anciens et isolés, ne justifiaient pas un tel refus, et que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B....
N° TA95-2524966(TA95-2524966)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. B..., ressortissant ukrainien et roumain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence subséquent. La solution retenue est fondée sur l'incompétence du signataire de l'arrêté, le préfet n'ayant pas produit l'acte en dépit d'une mesure d'instruction, en méconnaissance de l'article R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai de départ, pays de renvoi, interdiction de retour et assignation à résidence) ont également été annulées.
N° TA95-2524797(TA95-2524797)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire (délégation régulière), d'insuffisance de motivation (arrêté visant les textes et faits applicables) et d'erreur manifeste d'appréciation (circonstances personnelles non établies comme pertinentes). La décision se fonde sur les articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2524780(TA95-2524780)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les circonstances personnelles invoquées par le requérant n'ont pas été considérées comme constitutives d'une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2524779(TA95-2524779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 20 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. A..., ressortissant angolais, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait et un défaut d'examen sérieux en se méprenant sur l'âge d'entrée en France de l'intéressé (16 ans au lieu de 9 ans) et sur la nationalité française de ses deux enfants. En conséquence, l'arrêté est annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et il est enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d'un mois. La décision se fonde sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2524751(TA95-2524751)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 16 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait sur l'entrée en France, le défaut d'examen de sa situation, la violation des droits de la défense lors de la garde à vue, et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'est fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, retenant que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière et se maintenait sans titre de séjour.
N° TA95-2524710(TA95-2524710)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du 25 novembre 2025 du préfet des Hauts-de-Seine portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 6 de l’accord franco-algérien ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. D..., confirmant la légalité des mesures d’éloignement prises à son encontre.
N° TA95-2524627(TA95-2524627)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D..., ressortissante srilankaise, afin d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise d'enregistrer sa demande de carte de résident en qualité de conjoint de réfugié et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas avoir accompli les diligences nécessaires pour bénéficier de l'accompagnement prévu par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
N° TA95-2524571(TA95-2524571)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante chinoise, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en l’occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette condition étant requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la demande a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres conditions d’urgence et d’utilité.
N° TA95-2524542(TA95-2524542)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les arrêtés du 19 décembre 2025 par lesquels le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant ivoirien, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de retour de six mois. La juridiction a retenu un vice de procédure, l'administration n'ayant pas mis l'intéressé en mesure de présenter ses observations préalablement à l'édiction des décisions, en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.