Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2510424(TA95-2510424)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation en janvier 2023, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter l'injonction de relogement prononcée par le tribunal en janvier 2024. Le juge a estimé que cette carence, constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, avait causé des troubles dans les conditions d'existence du requérant et de sa fille mineure, maintenus dans un logement de transition. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2510423(TA95-2510423)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 10 janvier 2024, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai imparti. Cette carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B... et mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2507732(TA95-2507732)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme A... d’une demande d’annulation du refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d’instance, le département a finalement accordé la carte sollicitée, valable du 5 septembre 2024 au 30 septembre 2027. Par conséquent, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, les conclusions de Mme A... étant devenues sans objet. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA95-2507118(TA95-2507118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par Mme B... d’une demande d’annulation de deux avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active, ainsi que d’une demande de remise gracieuse de cette dette. Le tribunal a rappelé que, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève de la compétence du juge de l’exécution, et non du juge administratif. Par conséquent, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions de la requérante.
N° TA95-2506514(TA95-2506514)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 27 novembre 2019, pour n'avoir reçu aucune proposition de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l'État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué les préjudices subis par M. A..., son épouse et leurs six enfants, résultant du maintien dans un logement sur-occupé de 55 m² présentant des moisissures et une humidité importante.
N° TA95-2506508(TA95-2506508)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 mars 2023, en raison de l'absence de proposition de logement dans le délai légal. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, qui vit dans un logement inadapté à son handicap. La solution retenue applique les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2506391(TA95-2506391)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 6 décembre 2023, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai légal. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé 15 000 euros à la requérante, hébergée à l’hôtel avec sa fille depuis son expulsion en octobre 2024, pour les troubles dans leurs conditions d’existence. Les intérêts au taux légal ont été capitalisés à compter de la demande préalable.
N° TA95-2505841(TA95-2505841)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 5 juillet 2023 et une injonction du tribunal du 12 novembre 2024. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant perduré. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet selon lequel la requérante aurait fait échouer une proposition de logement, estimant que ce comportement n'était pas établi. Mme B... a obtenu une indemnité de 10 800 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, incluant l'insalubrité du logement temporaire et les conséquences sur la santé de sa famille.
N° TA95-2503558(TA95-2503558)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contre la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas, par les pièces fournies, que son logement présentait un caractère insalubre ou dangereux au sens de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.
N° TA95-2501874(TA95-2501874)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 14 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 31 mars 2021, en raison de l'absence persistante de relogement malgré une injonction du tribunal du 17 mars 2022. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. Cette somme indemnise les préjudices subis du 21 novembre 2023 au 31 janvier 2025, incluant les intérêts au taux légal à compter du 12 novembre 2024.
N° TA95-2501872(TA95-2501872)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A... C..., reconnue prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 9 septembre 2022, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement malgré une injonction du 11 mai 2023. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, en raison du défaut d'exécution de la décision de la commission de médiation. Le tribunal a alloué à la requérante une somme de 2 700 euros, correspondant à 150 euros par mois de retard depuis le 1er juillet 2023 jusqu'à la date du jugement, assortie des intérêts au taux légal à compter du 15 novembre 2024.
N° TA95-2501852(TA95-2501852)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation, et pour laquelle une injonction de relogement sous astreinte avait été prononcée le 7 juillet 2022. La requérante demandait la liquidation de cette astreinte et une indemnisation pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions tendant à la liquidation de l'astreinte, au motif que, depuis le 1er janvier 2016, l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation prévoit un versement automatique de l'astreinte par l'État sans intervention du juge. La solution retenue est donc le rejet de la demande de liquidation de l'astreinte, laissant la question de l'indemnisation pour préjudice éventuellement ouverte.
N° TA95-2500962(TA95-2500962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que Mme B... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 février 2023 et qu’une ordonnance du 31 octobre 2023 a enjoint au préfet du Val-d’Oise de la reloger avant le 1er janvier 2024. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser aux requérants la somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans leurs conditions d’existence, incluant l’insalubrité du logement et les conséquences sur la scolarité et la santé des enfants.
N° TA95-2417532(TA95-2417532)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 novembre 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État était établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. Pour évaluer le préjudice, il a pris en compte la situation de M. B..., menacé d’expulsion avec son épouse et leurs trois enfants mineurs, et a condamné l’État à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence. Cette décision s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2500178(TA95-2500178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A... pour le préjudice résultant de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation du 5 février 2020 la reconnaissant comme prioritaire et une ordonnance du 5 février 2021 enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de la reloger sous astreinte. La requérante, hébergée chez sa fille dans un logement inadapté, justifiait ses refus de propositions de logement par des motifs légitimes liés à son état de santé. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2506534(TA95-2506534)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. B... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 13 décembre 2023 le reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement durant la période du 14 juin 2024 au 21 août 2025. Le tribunal a retenu que M. B... et sa famille de cinq personnes vivaient dans un logement sur-occupé de 37 m², causant des troubles dans leurs conditions d’existence. L’indemnisation a été fixée à 8 000 euros, incluant les intérêts au taux légal capitalisés.
N° TA95-2510079(TA95-2510079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 27 septembre 2023 la reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence, ainsi que l’ordonnance du 16 juillet 2024 enjoignant son relogement sous astreinte. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante, vivant avec son époux et trois enfants dans un logement de 25 m² insalubre. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires présentées au nom des autres membres du foyer, mais a tenu compte de cette situation familiale pour évaluer le préjudice de Mme B..., lui allouant une somme de 3 000 euros.
N° TA95-2510665(TA95-2510665)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour l'absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 février 2022, et malgré une ordonnance d'injonction du 21 février 2023. La carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que les troubles dans les conditions d'existence subis par Mme A... depuis l'expiration du délai de relogement ouvrent droit à réparation, et a condamné l'État à lui verser une indemnité mensuelle de 300 euros à compter du 9 août 2022. Les textes appliqués sont principalement le code de la construction et de l'habitation, ainsi que le code de justice administrative.
N° TA95-2511164(TA95-2511164)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus implicite du département des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le requérant soutenait que son état de santé, aggravé depuis 2020, réduisait son périmètre de marche à moins de 200 mètres et nécessitait un accompagnement. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne l'attribution de cette carte à un handicap réduisant de manière importante et durable la capacité de déplacement à pied ou imposant un accompagnement. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a pris en compte les pièces du dossier et les arguments des parties pour statuer.
N° TA95-2522413(TA95-2522413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant haïtien, qui contestait les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, l'interdisant de retour pour cinq ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison de sa condamnation pénale, ce qui faisait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, le tribunal considérant que la décision n'était pas disproportionnée au regard de la vie privée et familiale de l'intéressé et de l'intérêt supérieur de son enfant. Enfin, le juge a validé l'assignation à résidence et l'interdiction de retour, ces mesures étant justifiées par la