Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2522720(TA95-2522720)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler le titre de séjour « visiteur » de M. A..., ressortissant chinois. La condition d'urgence a été présumée du fait du refus de renouvellement. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2523616(TA95-2523616)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une convocation pour connaître l'état d'avancement de sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de l'ancienneté de la demande (déposée en mai 2020) et de l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la requérante n'établissant pas une privation actuelle de sa liberté d'aller et venir. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2524235(TA95-2524235)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par M. A... d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée par une ordonnance du 6 novembre 2025, qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que si l'autorisation provisoire a été délivrée dans les délais, le réexamen de la situation de l'intéressé n'a pas été effectué, le préfet se bornant à solliciter des pièces complémentaires. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le juge des référés peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire même en cas d'inexécution, en tenant compte des diligences accomplies. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné la demande au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2524309(TA95-2524309)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 novembre 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant étant isolé et risquant de perdre son hébergement et sa formation en apprentissage. Elle a également retenu que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de l'avis de la structure d'accueil, en méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2524770(TA95-2524770)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 décembre 2025 par lequel le préfet de police de Paris avait interdit le retour sur le territoire français de M. A..., ressortissant algérien, pour une durée d'un an. La solution retenue est fondée sur la combinaison des articles L. 612-1, L. 612-7, L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal juge que l'expiration du délai de départ volontaire, condition nécessaire pour édicter une interdiction de retour, ne peut être opposée à l'étranger tant que le tribunal administratif n'a pas statué sur le recours formé contre l'obligation de quitter le territoire français. En l'espèce, M. A... ayant exercé un recours contre cette obligation, le préfet ne pouvait légalement prononcer l'interdiction de retour.
N° TA95-2525026(TA95-2525026)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant américain, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour mention « salarié » ou une autorisation de travail. La juge des référés a estimé qu’une telle demande excédait sa compétence, car elle ne tendait pas à une mesure provisoire. Par ailleurs, la demande a été rejetée au motif que le préfet avait convoqué l’intéressé pour la prise d’empreintes et la délivrance d’un récépissé, rendant la mesure sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2600279(TA95-2600279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la délégation de signature régulièrement accordée.
N° TA95-2600427(TA95-2600427)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 3 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'état de santé du requérant, n'étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA95-2600456(TA95-2600456)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son certificat de résidence. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré le titre de séjour sollicité, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension et d'injonction. Le juge a constaté ce non-lieu à statuer et a condamné l'État à verser 900 euros à l'avocate de M. A... au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle. La décision s'inscrit dans le cadre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600557(TA95-2600557)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié une précédente ordonnance du 8 décembre 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas procédé au réexamen dans le délai imparti, le juge des référés a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par jour de retard, à compter de quinze jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2600748(TA95-2600748)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l’intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué Mme B... pour une prise d’empreintes et la délivrance d’un récépissé, rendant sans objet la demande de suspension. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA95-2403512(TA95-2403512)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre un titre de perception émis par la ministre des armées pour un indu de solde, constate que l’administration a retiré le titre contesté après l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce un non-lieu à statuer, les conclusions étant devenues sans objet.
N° TA95-2404746(TA95-2404746)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 22 février 2024 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien valable jusqu’en octobre 2026, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 800 euros à Mme B... au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2513748(TA95-2513748)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme A... contre le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation du Val-d'Oise. Le tribunal constate que la commission a rendu une décision explicite le 6 juin 2025 reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la demande de la requérante. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu d'y statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais de justice sont rejetées.
N° TA95-2515080(TA95-2515080)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, relatifs aux conditions de saisine de la commission de médiation pour le droit au logement opposable.
N° TA95-2515564(TA95-2515564)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de médiation du Val-d’Oise rejetant sa demande de logement social comme prioritaire et urgente au titre de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le requérant invoquait l’exiguïté de son logement de 27 m² et son éloignement de son lieu de travail. Le tribunal a rejeté la requête par ordonnance sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que les moyens soulevés étaient manifestement infondés. Il a considéré que la seule circonstance que le logement soit étroit ou éloigné du travail ne suffisait pas à caractériser un défaut de décence ou une situation de suroccupation justifiant une reconnaissance comme prioritaire et urgente au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA95-2516258(TA95-2516258)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de délivrance d’une carte de séjour temporaire mention "recherche d'emploi – création d'entreprise". La requérante s'est désistée de ses conclusions principales, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a toutefois fait droit à sa demande de frais de justice en condamnant l'État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2517247(TA95-2517247)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par Mme A... B..., a examiné la conformité aux droits et libertés constitutionnels du VI de l’article 44 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, modifiant le 5° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. La requérante soutenait que cette disposition portait atteinte au droit à un recours effectif, au principe d’égalité, à la protection de l’enfance, au droit à l’éducation et à la dignité humaine. Le tribunal a estimé que la disposition contestée était applicable au litige et n’avait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution. Il a jugé que la question présentait un caractère sérieux, justifiant sa transmission au Conseil d’État.
N° TA95-2517970(TA95-2517970)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour « étudiant » ou une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite faisant obstacle à toute mesure utile en référé, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2518158(TA95-2518158)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de classement ne prenant pas en compte son ancienneté. La requérante s’est ensuite désistée de son recours. Par ordonnance, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.