Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2507422(TA95-2507422)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le retrait de mentions d’infraction sur son relevé d’information intégral et la reconstitution de son capital de points. Le ministre de l’intérieur a produit un relevé actualisé démontrant que la décision d’invalidation du permis de conduire (48 SI) avait été retirée et que les points litigieux avaient été restitués. Constatant que les décisions contestées avaient été rapportées postérieurement à l’introduction de la requête, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’ensemble des conclusions de M. A..., en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406492(TA95-2406492)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement d'instance de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de rapporter une décision de refus de regroupement familial pour son épouse. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, malgré une demande adressée via l'application Télérecours, il est réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2315648(TA95-2315648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté l'opposition à poursuites formée par la société Café Gouss contre un commandement aux fins de saisie-vente émis par l’agence de services et de paiement pour recouvrer un trop-perçu d'aide économique de 102 651,30 euros. Le tribunal a jugé que la contestation de la régularité formelle d'un acte de poursuite relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution, et que le moyen tiré du mal-fondé de la créance est inopérant dans ce cadre. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
N° TA95-2313976(TA95-2313976)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du tableau de propositions pour l'avancement des secrétaires administratifs de l'éducation nationale à l'université Paris Nanterre. Le juge a considéré que ce tableau constitue un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sans nécessité de régularisation.
N° TA95-2311500(TA95-2311500)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Bois 2 Bout Charpente, qui contestait les conséquences financières de la résiliation de son marché public de travaux par la commune d’Osny. La société demandait au juge de déclarer qu’elle était dispensée de supporter les coûts de cette résiliation, mais le tribunal a jugé cette demande irrecevable car il n’a pas compétence pour statuer en déclaration de droits. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. Les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA95-2311338(TA95-2311338)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération de l’association syndicale autorisée du Domaine du Hameau de la Jonchère portant fermeture d’un hameau. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’association a rapporté cette délibération par un nouvel acte du 11 juin 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.
N° TA95-2311335(TA95-2311335)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en excès de pouvoir par le syndicat des copropriétaires RESIDENCE ELYSEE 1, a constaté par ordonnance le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la délibération du 17 octobre 2022 de l’association syndicale autorisée du Domaine du Hameau de la Jonchère relative à la fermeture du hameau. Cette solution a été retenue car l’association a rapporté la délibération contestée par une décision du 11 juin 2024, rendant la requête sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA95-2311869(TA95-2311869)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société STET, qui demandait la condamnation de la commune de Malakoff au paiement de 113 539 euros au titre du solde de marchés publics de travaux résiliés. Le juge a constaté que la requête, introduite avant l'établissement des décomptes de résiliation, tendait exclusivement au règlement de sommes, sans que la contestation ultérieure du bien-fondé de la résiliation ne régularise cette irrecevabilité. En application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser. La société STET a également été condamnée à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2310889(TA95-2310889)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Axeme Deco, qui contestait une lettre de relance du trésorier de la communauté Carnelle Pays de France pour le recouvrement de 33 080,41 euros de pénalités contractuelles. Le tribunal a jugé que cette lettre de relance, fondée sur l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ne constitue ni un titre exécutoire ni un acte de poursuite, et n'est donc pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les conclusions en décharge de l'obligation de payer ont également été jugées irrecevables, faute de contestation des titres exécutoires sous-jacents. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2308015(TA95-2308015)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’instance de la société Renault Sandouville, qui contestait un refus d’attribution d’une aide économique de 529 502 euros. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée par le tribunal, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.
N° TA95-2600744(TA95-2600744)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 25 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le certificat de résidence de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la poursuite de ses études et de son contrat d'apprentissage. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours. La décision se fonde sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600447(TA95-2600447)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement du certificat de résidence « étudiant » de M. A..., ressortissant algérien. Le juge a reconnu l’urgence, présumée en cas de refus de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré d’une erreur d’appréciation du caractère réel et sérieux des études était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, sans astreinte. La décision s’appuie notamment sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2600441(TA95-2600441)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en suspension et injonction, après qu'elle a retiré sa demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2600429(TA95-2600429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier une précédente ordonnance du 18 décembre 2025, demeurée inexécutée par le préfet des Hauts-de-Seine. Constatant que le préfet n'avait ni fixé de rendez-vous pour le renouvellement du titre de séjour ni débloqué le compte ANEF de la requérante, le juge a considéré cette inexécution comme un élément nouveau justifiant la modification de l'injonction. Il a enjoint au préfet d'agir sous un délai de quarante-huit heures, sous astreinte de 600 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2600422(TA95-2600422)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La condition d’urgence était certes remplie, mais la mesure demandée était devenue sans objet, le préfet ayant produit un extrait du fichier national des étrangers établissant qu’une telle attestation, valable du 15 janvier au 14 avril 2026, avait déjà été remise à l’intéressé le 15 janvier 2026. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, faute d’objet.
N° TA95-2600408(TA95-2600408)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet de police du 1er décembre 2025 interdisant la circulation sur le territoire français de M. A..., ressortissant marocain titulaire d'une carte de résident longue durée UE italienne, pour une durée de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'article L. 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était entachée d'une erreur de droit. En effet, le seul signalement pour "rébellion" classé sans suite ne caractérisait pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, condition requise par l'article L. 622-2 du même code pour assortir une remise aux autorités italiennes d'une telle interdiction.
N° TA95-2600366(TA95-2600366)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime établi. Le tribunal a jugé que la précarité alléguée ne constituait pas un motif légitime et que la vulnérabilité invoquée n'était pas démontrée par des pièces. La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600270(TA95-2600270)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 décembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur de droit. Il a jugé que la demande de réexamen d'asile, déposée postérieurement à l'arrêté, ne remettait pas en cause la perspective raisonnable d'éloignement au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été validée.
N° TA95-2600237(TA95-2600237)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 16 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de Mme A..., ressortissante ivoirienne. La juge des référés a reconnu l'urgence, celle-ci étant présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant au caractère sérieux et réel des études poursuivies était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté a été ordonnée, et il a été enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La décision s'appuie notamment sur les stipulations de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2600236(TA95-2600236)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 21 novembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour « étudiant » de Mme B..., ressortissante russe. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et qu’un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.