Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2601207(TA95-2601207)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant marocain, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a rappelé que la condition d'urgence, nécessaire pour ordonner une telle mesure, n'est pas présumée pour une première demande de titre de séjour et qu'il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières. En l'espèce, M. B... n'a pas démontré que le délai de traitement de sa demande, déposée en août 2024, lui causait un préjudice grave et immédiat, ni établi un dysfonctionnement persistant du service en ligne. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'utilité de la mesure.
N° TA95-2601281(TA95-2601281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de restituer son permis de conduire après l’exécution d’une décision judiciaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention à très bref délai, la décision judiciaire datant de plus de deux ans et l’impact professionnel n’étant pas démontré. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2601396(TA95-2601396)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ou de lui délivrer une autorisation provisoire de travail. La juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui sollicite un premier titre de séjour, ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous en préfecture, malgré ses difficultés financières et sa situation familiale. La décision rappelle que pour les demandes autres que le renouvellement de titre, l'urgence doit être démontrée par des éléments concrets, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.
N° TA95-2601441(TA95-2601441)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait une injonction au préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisante pour justifier la mesure, car le silence de l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite faisait obstacle à l’octroi d’une mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3, en l’absence de péril grave. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA95-2601676(TA95-2601676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 décembre 2025 refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de M. B... et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas de circonstances particulières justifiant une mesure à bref délai, et que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'accord franco-algérien, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2601698(TA95-2601698)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. A..., ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'apportant aucun élément sur sa situation personnelle ou professionnelle justifiant d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, par application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2601715(TA95-2601715)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français et de l’interdiction de retour formulée par M. B..., ressortissant azerbaïdjanais. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition de recevabilité prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code. En l’absence de cette requête principale, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l’urgence ou des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2601753(TA95-2601753)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance d’un titre de séjour pour préserver son droit au travail. La requérante invoquait l’urgence en raison de l’expiration imminente de son titre et du risque de suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas remplie, Mme B... ayant saisi le tribunal la veille de l’expiration de son titre sans justifier de circonstances imposant une intervention sous 48 heures. La demande a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA95-2601764(TA95-2601764)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 30 janvier 2026, concerne un litige relatif à un tableau d'avancement pour l'accès au grade de psychologue de l'éducation nationale de classe exceptionnelle. La requérante, Mme B..., contestait cette décision collective prise par le recteur de l'académie de Versailles. Le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent, estimant que, conformément à l'article R. 312-12 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel siège l'autorité ayant pris la décision attaquée. En conséquence, le dossier a été transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence, en application de l'article R. 351-6 du même code.
N° TA95-2602013(TA95-2602013)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui demandait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La juge des référés a estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas établie, la requérante n’ayant pas démontré un risque imminent de suspension de son contrat de travail malgré l’expiration de son titre de séjour. En l’absence d’urgence, la demande a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2602018(TA95-2602018)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande de suspension des arrêtés du 8 décembre 2025 du préfet du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français, assortis d’une interdiction de retour et d’une assignation à résidence. La juge des référés a constaté que, par une ordonnance du 27 janvier 2026, le tribunal avait déjà statué sur la requête en annulation de ces mêmes arrêtés, rendant ainsi sans objet les conclusions aux fins de suspension. En application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, il a été décidé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête.
N° TA95-2602054(TA95-2602054)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire, ne s’est pas prononcé sur le fond. Constatant que le requérant résidait à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il a appliqué les articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent.
N° TA95-2602058(TA95-2602058)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société J.BLK Formation. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2026 suspendant l'agrément de son auto-école pour défaut de production de contrats signés. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas établie, faute pour la société de justifier de ses difficultés financières par des pièces probantes. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à l'atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales.
N° TA95-2306092(TA95-2306092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL BGMT, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour insuffisance de motivation de la proposition de rectification et contestait le bien-fondé des rehaussements, concernant une renonciation à recettes et des charges non déductibles. Le tribunal a jugé la proposition de rectification suffisamment motivée et a estimé que la renonciation à recettes constituait un acte anormal de gestion, étranger à une gestion commerciale normale, en application des articles 38 et 209 du code général des impôts.
N° TA95-2400420(TA95-2400420)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande d'indemnisation de M. C..., qui estimait avoir subi des préjudices suite à l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 novembre 2021, annulé pour erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État. Cependant, il a rejeté la demande d'indemnisation pour perte de salaires et dette d'hébergement, faute pour le requérant de démontrer un lien de causalité direct et certain entre l'illégalité et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403497(TA95-2403497)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de certificat de résidence de dix ans fondée sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour le requérant d'avoir démontré avoir déposé une telle demande, ce qui n'a pu faire naître aucune décision implicite. Le préfet avait délivré un titre de séjour d'un an, mais cela n'a pas privé d'objet le recours, qui portait sur un refus de titre de dix ans. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2403908(TA95-2403908)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. C..., ressortissant malien, en réparation des préjudices moral et dans les conditions d’existence subis par lui et ses enfants. Cette indemnisation fait suite à l’annulation, par un précédent jugement du 23 juin 2022, d’un arrêté préfectoral du 28 janvier 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour, illégalité fautive fondée sur la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La période de préjudice a été appréciée jusqu’à la délivrance tardive du titre de séjour le 6 juin 2023. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2411441(TA95-2411441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... et Mme D... qui demandaient l'annulation du refus de la maire de Marines de matérialiser par un marquage au sol l'interdiction de stationner devant leur garage. Les requérants invoquaient une gêne pour accéder à leur propriété, mais n'ont produit aucun élément matériel (photographie, constat d'huissier) pour établir la réalité de cette entrave. Le tribunal a rappelé que le maire exerce la police de la circulation en vertu de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales et que les articles R. 417-10 et R. 417-11 du code de la route interdisent déjà le stationnement gênant devant les entrées carrossables et sur les trottoirs. Faute de preuve d'un risque particulier justifiant une mesure supplémentaire, la décision de refus a été jugée légale.
N° TA95-2501455(TA95-2501455)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 2 décembre 2024 du préfet des Hauts-de-Seine lui retirant sa carte de résident et prononçant son expulsion, ainsi que l'arrêté du 28 février 2025 prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant notamment que la décision d'expulsion était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le retrait de la carte de résident était légal en raison de la compétence liée du préfet, et que la prolongation de l'assignation à résidence était justifiée. Les requêtes ont été rejetées.
N° TA95-2501899(TA95-2501899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 décembre 2024 par laquelle le préfet du Val-d’Oise avait annulé le rendez-vous de Mme D... pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en refusant d’enregistrer la demande, car les dispositions de l’article L. 432-1-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile permettent de refuser la délivrance d’un titre, mais pas de refuser l’enregistrement de la demande. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de convoquer Mme D... dans un délai d’un mois pour examiner sa situation.