Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521368(TA95-2521368)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un rendez-vous à Mme B... afin qu’elle puisse retirer son titre de séjour. La requérante, ressortissante pakistanaise, justifiait d’une situation d’urgence en raison de l’impossibilité d’accéder à ses droits sociaux et de soins médicaux, et de l’utilité de la mesure, son titre étant disponible depuis août 2025. Le préfet n’ayant pas contesté, le juge a ordonné la fixation d’un rendez-vous sous un mois, sans que cela ne fasse obstacle à une décision administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521906(TA95-2521906)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-13 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Martin Frères. Celle-ci contestait la passation du lot n°1 d’un marché public de fourniture de vêtements de travail attribué par la commune d’Argenteuil et son CCAS à la société Eurotechnic Protection. Le tribunal a jugé que les non-conformités techniques alléguées par la requérante n'étaient pas établies et que le sous-critère de « confort des produits » n'était pas entaché d'un défaut de précision, le pouvoir adjudicateur ayant suffisamment défini ses attentes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de suspension et d'annulation de la procédure, ainsi que des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2522393(TA95-2522393)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi qu'une atteinte à sa vie privée et familiale. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était légal et que la preuve de l'accord des autorités espagnoles était rapportée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B....
N° TA95-2522552(TA95-2522552)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant guinéen, contre un arrêté du préfet de Meurthe-et-Moselle l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que les décisions étaient légalement justifiées au regard des articles L. 611-1, L. 612-6, L. 612-10 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
N° TA95-2523173(TA95-2523173)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de cette décision et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2523443(TA95-2523443)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur la demande de Mme A... visant à modifier une précédente ordonnance de référé du 8 août 2025. Cette dernière avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Constatant l'inexécution partielle de cette ordonnance par le préfet, qui n'avait pas renouvelé le document provisoire à compter du 2 décembre 2025, le juge a considéré qu'il s'agissait d'un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. En application des articles L. 521-4 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a assorti l'injonction de délivrance d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, à compter d'un délai de quatre jours suivant la mise à disposition de la nouvelle ordonnance.
N° TA95-2414799(TA95-2414799)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du contradictoire et l'atteinte à la vie privée et familiale, étaient soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. Il a relevé que le requérant représentait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public en raison de ses nombreux antécédents judiciaires, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2524025(TA95-2524025)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la demande est mal fondée, car elle se heurte à une contestation sérieuse, l’administration ayant déjà délivré un récépissé valable jusqu’au 29 juillet 2025 et le requérant n’établissant pas l’urgence ni l’absence d’autre voie de recours. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer les dispositions de l’article L. 522-1 du même code. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 et l’article L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2313350(TA95-2313350)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Nanterre du 18 septembre 2023 lui interdisant l'accès à l'Hôtel de ville pour un an. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, jugeant que la fin des effets de l'acte ne prive pas d'objet le recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a estimé que les faits de harcèlement et d'appels malveillants répétés (107 contacts en cinq mois) étaient matériellement établis, et que la mesure d'interdiction, fondée sur les pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du CGCT), n'était pas disproportionnée compte tenu du comportement persistant de la requérante et de l'inefficacité des mesures antérieures.
N° TA95-2313392(TA95-2313392)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. B... contestant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2011 à 2019, issus d'une activité occulte de revente de lithographies. Le juge a écarté le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision de rejet de la réclamation préalable, jugé inopérant. Il a également rejeté le moyen relatif à l'insuffisante motivation des propositions de rectification, en application de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la demande de sursis de paiement et les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2314510(TA95-2314510)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 octobre 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé et a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA95-2315103(TA95-2315103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à Mme A., ressortissante bangladaise, la délivrance d’une carte de résident en qualité de membre de famille d’un réfugié. Le tribunal estime que la requérante remplit les conditions de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le préfet n’ayant pas contesté ses allégations. Il enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trente jours, sans astreinte, et condamne l’État à verser 1 000 euros à l’avocate de Mme A. au titre des frais de justice.
N° TA95-2316236(TA95-2316236)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante malienne, contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale », révélée par le classement sans suite de sa demande de renouvellement de récépissé. Le préfet des Hauts-de-Seine a soulevé une exception de non-lieu à statuer et une fin de non-recevoir, mais le tribunal les a rejetées : la délivrance ultérieure d’un récépissé n’a pas privé d’objet le recours, et la décision de classement sans suite fait grief. La solution retenue est que la demande de titre de séjour du 10 décembre 2021 doit être regardée comme complète, faisant naître une décision implicite de rejet après quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2400101(TA95-2400101)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien. Le tribunal estime que la menace à l'ordre public invoquée par le préfet, fondée sur une condamnation pour trafic de stupéfiants datant de 2014-2018 et des antécédents judiciaires, n'est pas suffisamment caractérisée au regard de l'article L. 412-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision méconnaît l'article L. 423-21 du même code, qui prévoit la délivrance d'une carte "vie privée et familiale" à un étranger ayant résidé habituellement en France depuis l'âge de treize ans. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre de séjour à M. B... dans un délai d'un mois.
N° TA95-2401674(TA95-2401674)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l’arrêté du 5 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d’Oise refusait de délivrer un titre de séjour à Mme D..., ressortissante congolaise. Le tribunal a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 2020 et de l’absence d’attaches dans son pays d’origine. Il a enjoint au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » dans un délai de trente jours et a condamné l’État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2401998(TA95-2401998)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté que le requérant, M. A..., s'était vu délivrer un titre de séjour postérieurement à l'introduction de son recours. Cette régularisation a rendu sans objet les conclusions dirigées contre l'arrêté du 7 février 2024 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français. Par suite, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2402449(TA95-2402449)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance des ressources de M. B..., dont le salaire net mensuel moyen sur trois ans était inférieur au SMIC. Cette solution s'appuie sur l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui subordonne la délivrance du certificat de dix ans à des moyens d'existence suffisants.
N° TA95-2403475(TA95-2403475)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme C..., épouse B..., contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 décembre 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance ultérieure d'un récépissé ne privait pas d'objet le recours contre le refus de titre. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le classement sans suite pour motif d'incompétence territoriale était irrégulier, faute pour le préfet d'avoir transmis la demande à l'autorité compétente. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les principes généraux du droit administratif relatifs à l'obligation de traiter les demandes.
N° TA95-2404747(TA95-2404747)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule le refus de titre de séjour opposé à M. A..., ressortissant malien, par le préfet du Val-d’Oise le 2 février 2024. La juridiction estime que le préfet a illégalement fondé son refus sur la seule présentation d’une fausse carte d’identité lors d’une embauche, ce qui ne suffit pas à caractériser une menace pour l’ordre public au sens de l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours.
N° TA95-2408319(TA95-2408319)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". La juridiction a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions, faute pour le requérant de démontrer avoir déposé une demande de renouvellement, rendant la décision attaquée inexistante au sens de l'article L. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, toutes les conclusions de M. A..., y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.