Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2523724(TA95-2523724)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 7 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a assigné à résidence M. B..., ressortissant turc. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant dispose d'une procédure spéciale de contestation prévue aux articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui offre des garanties équivalentes à celles du référé suspension. Cette procédure permet au tribunal de statuer dans un délai de quinze jours et suspend l'exécution de la mesure d'éloignement. Par conséquent, la requête est rejetée sans audience.
N° TA95-2523892(TA95-2523892)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a délivré l'attestation sollicitée, valable du 16 décembre 2025 au 15 mars 2026. Par conséquent, la juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA95-2523957(TA95-2523957)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension des retenues opérées par la CAF des Hauts-de-Seine sur ses prestations. La juge des référés a constaté que la requérante n'avait pas saisi le tribunal d'une requête au fond en annulation de la décision contestée, condition préalable à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette requête principale, la demande de suspension était manifestement irrecevable. L'ordonnance a donc été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524197(TA95-2524197)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme B..., ressortissante canadienne, qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés d'aller et venir et de travailler, en raison de la carence des services préfectoraux suite au dépôt de sa demande de renouvellement de carte de séjour "étudiant". Le juge des référés a joint les deux requêtes et a examiné la condition d'urgence, notamment le risque de perte d'emploi et l'impossibilité de voyager, ainsi que les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité et de la violation des articles R. 431-15-1 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur l'appréciation de l'urgence et de
N° TA95-2524199(TA95-2524199)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mlle A..., ressortissante ivoirienne mineure, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste de la requête, la requérante, née le 1er juin 2013, n’ayant pas la capacité d’ester en justice sans l’intermédiaire de son représentant légal. Le juge a appliqué les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ce dernier permettant de rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction préalable.
N° TA95-2524262(TA95-2524262)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler, son certificat de résidence ayant expiré le 12 décembre 2025. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant ne pouvant se prévaloir de la présomption d’urgence applicable au référé suspension (article L. 521-1) et n’ayant pas démontré de circonstances particulières justifiant une intervention dans les 48 heures. La décision a été rendue en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2524279(TA95-2524279)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme A..., ressortissante marocaine, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours. La juge a constaté une situation d'urgence caractérisée par l'absence totale de ressources de la requérante, mère célibataire de trois enfants français, et une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de mener une vie privée et familiale normale, garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. L'administration n'ayant pas produit de défense, l'absence de délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour a été jugée constitutive d'une carence fautive.
N° TA95-2216118(TA95-2216118)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme C... visant à être déchargée des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles elle a été assujettie solidairement avec son ex-époux pour 2016 et 2017. La requérante soutenait que l'administration avait méconnu l'article 6 du code général des impôts en l'imposant conjointement, son ex-mari ayant abandonné le domicile conjugal le 1er décembre 2016. Le tribunal a fait droit à sa demande, constatant que la cessation de la vie commune était établie par un jugement de divorce et des pièces justificatives, et que Mme C... disposait de revenus distincts. La solution retenue est la décharge des impositions supplémentaires et des pénalités correspondantes, sur le fondement des articles 6 et 1691 bis du code général des impôts.
N° TA95-2306919(TA95-2306919)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS CHEMS, qui exploitait une boucherie à Garges-lès-Gonesse, et demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 avril 2023 prononçant la fermeture administrative de son établissement pour sept jours. Cette sanction était fondée sur l'article L. 8272-2 du code du travail, après la constatation de l'emploi de deux ressortissants étrangers en situation irrégulière. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de la requérante, notamment ceux tirés d'un vice de procédure (notification régulière du courrier d'invitation à présenter des observations) et d'une erreur d'appréciation, jugeant la sanction proportionnée. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2401673(TA95-2401673)
Refus de titre de séjour. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A..., ressortissant camerounais, contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 22 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, et juge que le préfet n’a pas méconnu l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni commis d’erreur manifeste d’appréciation, en l’absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant l’admission au séjour.
N° TA95-2403125(TA95-2403125)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet du Val-d'Oise le 3 janvier 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant d'apporter des preuves de son intégration ou de ses attaches en France. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2405003(TA95-2405003)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-d'Oise refusant la délivrance d'une carte de résident à M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A... justifiant de plus de quatre ans de résidence régulière et de charges familiales. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
N° TA95-2519181(TA95-2519181)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant mauritanien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en tant que parent d'un enfant réfugié. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué le requérant, rendant ses conclusions à fin d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2522529(TA95-2522529)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen ancien mineur isolé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente.
N° TA95-2522583(TA95-2522583)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B... par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne faisait pas obstacle à l'existence de la décision implicite de refus. La solution retenue est que la condition d'urgence est présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existe un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus a été ordonnée.
N° TA95-2522672(TA95-2522672)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de Mme B..., ressortissante chilienne. La condition d’urgence a été présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... et de lui délivrer sans délai un document provisoire de séjour.
N° TA95-2522966(TA95-2522966)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant afghan reconnu réfugié. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le maintien en situation irrégulière empêchant l'intéressé d'exercer une activité professionnelle et de jouir des droits attachés à sa qualité de réfugié, le plaçant dans une grande précarité. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une insuffisance de motivation et d'une méconnaissance des articles L. 424-1, L. 424-4 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2523033(TA95-2523033)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'opposition du maire de Goussainville à une déclaration préalable pour des équipements de radiotéléphonie mobile. La condition d'urgence n'a pas été jugée remplie, car les sociétés requérantes n'ont pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts, la couverture du réseau étant déjà assurée par d'autres antennes sur le territoire communal. Le tribunal a également estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, notamment en ce qui concerne l'application des articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et R. 111-27 du même code.
N° TA95-2523060(TA95-2523060)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge des référés a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Pour faire droit à la demande de suspension, il a considéré que la condition d'urgence était présumée et que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de quinze jours, sous astreinte.
N° TA95-2523689(TA95-2523689)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette condition étant requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la requête a été jugée mal fondée et rejetée.