Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521467(TA95-2521467)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 novembre 2025 par laquelle l’OFII avait cessé les conditions matérielles d’accueil de Mme C..., une ressortissante congolaise demandeuse d’asile. Le juge retient que l’OFII a commis une erreur manifeste d’appréciation en estimant que l’intéressée était en fuite, alors qu’elle avait justifié son absence à un rendez-vous par un accident de la circulation et avait honoré la convocation suivante. En conséquence, le tribunal enjoint à l’OFII de rétablir rétroactivement ces conditions matérielles d’accueil. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521722(TA95-2521722)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition légale d’absence d’obstacle à une décision administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
N° TA95-2521779(TA95-2521779)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A..., ressortissants algériens, pour obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour les autorisant à travailler. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie pour M. A..., qui avait déposé sa demande tardivement, contribuant ainsi à la situation d’urgence invoquée. Pour Mme B..., la demande a été rejetée car l’injonction sollicitée aurait fait obstacle à l’exécution d’une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La décision applique les articles L. 521-3 et R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2521803(TA95-2521803)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 novembre 2025 assignant à résidence M. A... C..., ressortissant tunisien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en assignant l'intéressé à résidence dans le Val-d'Oise alors qu'il résidait dans les Yvelines, sans identifier de lieu de résidence dans le département désigné. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA95-2521844(TA95-2521844)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui d'insuffisance de motivation, l'arrêté étant suffisamment précis. Le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation a été rejeté faute de précisions suffisantes. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522313(TA95-2522313)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé suspension d’un refus de titre de séjour opposé à un jeune majeur anciennement placé à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a examiné la condition d’urgence, présumée en matière de refus de renouvellement mais non pour un premier titre, et a estimé que la décision préjudiciait gravement à la situation du requérant en interrompant son parcours scolaire et son contrat d’apprentissage. Sur le doute sérieux, il a relevé que le préfet n’avait pas procédé à un examen global de la situation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment en omettant de prendre en compte l’avis de la structure d’accueil. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2522371(TA95-2522371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant ukrainien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine lui refusant le renouvellement de sa protection temporaire, l'obligeant à quitter le territoire français et l'assignant à résidence. Le juge a soulevé d'office un moyen d'incompétence de la magistrate désignée pour statuer selon la procédure prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2522582(TA95-2522582)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant le transfert de Mme A... aux autorités norvégiennes, responsables de sa demande d'asile. La décision est annulée pour vice d'incompétence, le préfet n'ayant pas produit l'arrêté attaqué malgré la demande du tribunal, empêchant ainsi de vérifier la compétence de son signataire. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522586(TA95-2522586)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder les conditions matérielles d'accueil à son fils mineur, demandeur d'asile. La décision de l'OFII était fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile, sans motif légitime. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la vulnérabilité de l'enfant, estimant que les pièces médicales produites, anciennes, ne suffisaient pas à établir la gravité actuelle de son état de santé ni l'impossibilité d'un suivi dans son pays d'origine. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, en application des articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522602(TA95-2522602)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 25 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que M. C... représentait une menace pour l'ordre public, compte tenu de ses nombreux antécédents judiciaires, et que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste quant à ses conséquences personnelles. La solution s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522618(TA95-2522618)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de ses enfants français (article 3-1 de la CIDE). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2522642(TA95-2522642)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 novembre 2025 prolongeant de douze mois l'interdiction de retour sur le territoire français de M. C..., ressortissant algérien. La décision est annulée pour vice d'incompétence, l'arrêté ne mentionnant pas le nom de son signataire, et pour défaut d'examen sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment son mariage avec une Française et sa demande de titre de séjour. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et condamne l'État à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2522644(TA95-2522644)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 25 novembre 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. A..., ressortissant burkinabé, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation du requérant, notamment au regard de sa vulnérabilité et de l'absence de notification de la précédente décision de cessation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de huit jours.
N° TA95-2522648(TA95-2522648)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de Mme C... contestant les arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 21 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence, ainsi que le renouvellement de cette assignation le 24 novembre 2025. La requérante invoquait notamment la violation de son droit d'être entendue, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant les moyens soulevés non fondés et les décisions préfectorales légalement justifiées au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2522772(TA95-2522772)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment au regard des règlements (UE) n° 604/2013 et n° 2024/1358, et que la situation en Italie ne présentait pas de défaillances systématiques justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....
N° TA95-2522773(TA95-2522773)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B..., ressortissant éthiopien, contre un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des garanties prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), un défaut de preuve de sa demande d’asile en Allemagne et un risque de refoulement vers l’Éthiopie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la procédure de détermination de l’État responsable était régulière et que le préfet n’avait commis ni erreur manifeste d’appréciation ni violation des articles 3 de la CEDH et 4 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2523005(TA95-2523005)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler son certificat de résidence. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate à la situation de l'intéressé, notamment l'impossibilité de travailler et de rendre visite à sa mère malade. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation et de délivrer un récépissé autorisant le travail.
N° TA95-2523062(TA95-2523062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par des requérants afin d'obtenir l'exécution de précédentes ordonnances enjoignant à la commune de Deuil-la-Barre de retirer des plots en béton et barrières métalliques entravant l'accès à leur propriété. La commune a soutenu avoir exécuté ces mesures le 19 décembre 2025, produisant un procès-verbal de commissaire de justice, et a demandé à titre reconventionnel la modification des injonctions initiales. Le juge a constaté que les requérants n'ont pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'inexécution alléguée, et a donc rejeté leur demande.
N° TA95-2523171(TA95-2523171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par Mme A... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour modifier une précédente ordonnance du 2 septembre 2025, en raison de l'inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine de l'injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour. Constatant que le préfet n'avait pas procédé au réexamen dans le délai imparti, ce qui constitue un élément nouveau, la juge des référés a fait droit à la demande en modifiant les mesures ordonnées. La solution retenue est d'assortir la nouvelle injonction de réexamen d'une astreinte de 300 euros par jour de retard, afin d'assurer l'exécution effective de la décision. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2523182(TA95-2523182)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... C... pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de l'absence de titre de séjour, mais a estimé qu'aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-1 du CESEDA et 8 de la CEDH, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête aux fins de suspension a été rejetée.