Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2208227(TA95-2208227)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi de deux recours en excès de pouvoir par M. et Mme B... contre des permis de construire délivrés par le maire de Neuilly-sur-Seine à la SCI de l’hôtel d’Havrincourt pour la surélévation et l’extension d’un hôtel particulier. Les requérants contestaient la complétude du dossier de demande et la méconnaissance des articles UD 7, UD 9 et UD 11 du règlement du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2215411(TA95-2215411)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS Kitch’n box d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 5 septembre 2022 par lequel le maire de Courbevoie a retiré la décision tacite de non-opposition à sa déclaration préalable de travaux et s’est opposé au projet de rénovation de locaux pour y installer des cuisines de livraison. La société requérante soutenait que les travaux n’entraînaient pas de changement de destination, les locaux relevant initialement de la sous-destination « entrepôt ». Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le projet impliquait un changement de destination vers la sous-destination « restauration », soumettant ainsi les travaux aux règles de stationnement des articles 6.3 et 6.4 du plan local d’urbanisme, lesquelles n’étaient pas respectées. La décision s’appuie sur les articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2206677(TA95-2206677)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l’immeuble sis 21B rue Anatole France à Deuil-la-Barre, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 2 mars 2022 interdisant d’habiter et d’utiliser l’immeuble. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée à une adjointe. Il a également jugé inopérant le moyen relatif au défaut de procédure contradictoire, l’arrêté ayant été pris sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, qui permettent une procédure sans contradictoire en cas de danger imminent. Enfin, le tribunal a considéré que l’erreur de référence à un arrêté antérieur ne viciait pas la décision, dès lors que l’arrêté attaqué visait bien l’immeuble concerné.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2211031(TA95-2211031)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de la décision du maire de Nanterre refusant de l'indemniser pour la communication tardive de plannings d'occupation d'équipements sportifs. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision du 19 mai 2022, celle-ci ayant pour seul objet de lier le contentieux. Sur le fond, le tribunal a estimé que la commune de Nanterre avait commis une faute en ne communiquant pas les documents administratifs dans les délais prévus par le code des relations entre le public et l'administration. Cependant, M. B... n'a pas démontré l'existence d'un préjudice direct et certain résultant de cette faute, sa demande de 6 000 euros pour perte de revenus futurs et préjudice moral n'étant pas étayée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2212503(TA95-2212503)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné deux requêtes de M. B..., ancien militaire, demandant l’annulation de décisions implicites de rejet du ministre des armées concernant la communication de documents administratifs. Pour la première requête (n° 2212503), le tribunal a rejeté la demande, estimant que les documents sollicités, relatifs à des procédures correctrices et correctifs budgétaires, n’existaient pas, conformément aux articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Pour la seconde requête (n° 2217687), le tribunal a également rejeté la demande, jugeant que le document demandé, une déclaration spontanée, n’existait pas. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2417832(TA95-2417832)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 22 novembre 2024. Cet arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision légalement fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B....

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2507307(TA95-2507307)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A..., ressortissant sénégalais, a annulé l'arrêté du 28 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'avait obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que la formation suivie par M. A... au CNAM était exclusivement à distance, alors qu'il était inscrit à une formation hybride dispensée à Paris, justifiant sa présence en France. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour défaut de base légale, en application des articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2521839(TA95-2521839)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 11 novembre 2025 ordonnant sa réadmission dans l'espace Schengen et lui interdisant de circuler en France pour trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était régulièrement motivé et fondé sur une délégation de signature valable. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA95-2521997(TA95-2521997)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B..., ressortissante marocaine, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction. La requérante, dont la carte de séjour « visiteur » avait expiré le 10 novembre 2025, justifiait d’une urgence en raison de l’impossibilité de se déplacer et d’accomplir des démarches administratives. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2524387(TA95-2524387)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour pour soins de Mme C..., ressortissante camerounaise, lui a fait obligation de quitter le territoire français et lui a interdit le retour pendant un an. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision préjudiciait de manière grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son état de santé. Par conséquent, la suspension de l'exécution de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2524450(TA95-2524450)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme B... et l'a obligée à quitter le territoire. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2301881(TA95-2301881)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B..., enseignante contractuelle, contestant le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la rectrice de l'académie de Versailles. La juridiction a rejeté comme irrecevables les conclusions indemnitaires de la requérante, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision de non-renouvellement n'était pas une sanction déguisée, n'avait pas à être motivée, et que l'administration n'était pas tenue d'organiser un entretien préalable. La requête a été rejetée, les textes appliqués incluant le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 et le code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2417608(TA95-2417608)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante congolaise, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle de la requérante, compte tenu de son état de santé psychiatrique, de son intégration sociale et professionnelle en France, et de la présence de membres de sa famille sur le territoire. Le tribunal a également annulé, par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que le tribunal n'ait eu à se prononcer sur les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionAutorisationPARTIEL

TA95-2418590(TA95-2418590)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 23 octobre 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant nigérian. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour au seul motif que le demandeur n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français, aucun texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne subordonnant l'instruction d'une telle demande à cette condition. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2418945(TA95-2418945)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), faute pour l'intéressé de justifier d'une insertion familiale stable en France. Il a également jugé que le moyen tiré de l'absence de trouble à l'ordre public était inopérant, la mesure étant fondée sur l'entrée et le séjour irréguliers (article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2502467(TA95-2502467)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de faire droit à sa demande de regroupement familial pour ses deux enfants. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le regroupement familial, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a condamné l’État à verser 900 euros à Mme B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, et a rejeté la demande reconventionnelle du préfet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2503730(TA95-2503730)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l’a obligé à quitter le territoire. La décision est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. B... justifiait d’une communauté de vie effective de plus d’un an avec son épouse, reconnue réfugiée. Par voie de conséquence, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination sont également annulées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2503829(TA95-2503829)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à Mme A... B..., ressortissante brésilienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de l'enfant n'ayant pas été pris en compte comme considération primordiale. Le tribunal a relevé que l'enfant de la requérante, de nationalité portugaise et né en 2019, est scolarisé en France et souffre d'une maladie grave attestée par des pièces médicales. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été jugé illégal et annulé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2507577(TA95-2507577)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus du préfet des Hauts-de-Seine de délivrer une carte de résident à un ressortissant camerounais reconnu réfugié par la Cour nationale du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet a méconnu les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'une carte de résident de dix ans à toute personne ayant obtenu le statut de réfugié. Il enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans les dix jours. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2509550(TA95-2509550)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas la demande au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, car l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régit de manière exclusive l'admission au séjour des ressortissants marocains pour une activité salariée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant l'annulation et l'injonction, sur la base de l'accord franco-marocain et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA