Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2511682(TA95-2511682)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision de la présidente de l'université Paris-X refusant son inscription en troisième année de licence de psychologie. Le tribunal a jugé que la décision n'avait pas à être motivée sur le fondement de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et que le moyen tiré de l'absence de mention de son handicap était inopérant. Il a également écarté le moyen relatif à la notification avant la fin de la période de candidature, non établi. Enfin, malgré l'excellence de son dossier, le tribunal a estimé que la présidente de l'université n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-3 et D. 612-8 du code de l'éducation.
N° TA95-2513646(TA95-2513646)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en renvoi après cassation par la cour administrative d’appel de Versailles, a examiné la demande de M. B... tendant à l’annulation de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise du 2 juillet 2024 ordonnant son expulsion du territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de l’arrêté, estimant qu’il comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a ensuite appliqué l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, jugeant que la condamnation pénale de M. B... pour des faits graves et répétés de fraude documentaire et d’aide à l’immigration irrégulière caractérisait une menace grave pour l’ordre public justifiant son expulsion. La solution retenue est le rejet de la requête de M. B....
N° TA95-2516342(TA95-2516342)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de communiquer à M. A..., ressortissant malien, une copie de l’arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que l’absence de notification de cette décision, malgré plusieurs relances, créait une situation d’urgence et que la mesure demandée était utile. L’injonction a été assortie d’un délai de sept jours et l’État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2516349(TA95-2516349)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un titre. Le juge estime que la demande de délivrance d'un titre de séjour excède sa compétence, car elle ne constitue pas une mesure provisoire. Par ailleurs, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration pendant quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers), la demande d'attestation de prolongation d'instruction fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2516678(TA95-2516678)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B... pour lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'absence de document justifiant la régularité du séjour de l'intéressé, dont le titre avait expiré, créait une situation de précarité administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. L'État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2516887(TA95-2516887)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B..., ressortissant malien, à un rendez-vous en préfecture dans un délai de sept jours. Cette mesure vise à lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour et d'obtenir un récépissé, en raison d'un délai anormalement long de traitement de sa demande (23 mois) et de l'absence de défense du préfet. Le juge a caractérisé l'urgence et l'utilité de la mesure, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. L'Etat a également été condamné à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2517199(TA95-2517199)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant égyptien, afin d’obtenir un récépissé ou un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a rejeté l’argument du préfet selon lequel une décision implicite de rejet serait née, estimant que le simple dépôt en ligne ne valait pas demande complète. Constatant l’urgence et l’utilité de la mesure, il a enjoint à l’administration de convoquer M. A... pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2517278(TA95-2517278)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient qu’une décision implicite de rejet de cette demande est née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui fait obstacle à l’exécution d’une décision administrative. La solution est fondée sur l’impossibilité pour le juge de l’article L. 521-3 d’ordonner une mesure qui se heurte à une décision administrative existante, invitant la requérante à former un référé suspension contre cette décision implicite.
N° TA95-2521147(TA95-2521147)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant philippin. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé avait été convoqué par la préfecture pour le renouvellement de son récépissé, ce qui faisait obstacle à la présomption d'urgence habituellement applicable en matière de refus de renouvellement. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative à l'urgence en matière de titres de séjour.
N° TA95-2521149(TA95-2521149)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2521186(TA95-2521186)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... C... pour suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait l'urgence, justifiée par l'impossibilité de concrétiser des promesses d'embauche, et des doutes sérieux sur la légalité de la décision, notamment une méconnaissance des articles L. 432-1-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a fait droit à la demande en suspendant l'exécution de l'arrêté, retenant que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité.
N° TA95-2521212(TA95-2521212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie pour une demande de renouvellement et que le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer, sous quinze jours, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2521243(TA95-2521243)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour suspendre le refus du préfet des Hauts-de-Seine d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et, admettant provisoirement Mme A... à l’aide juridictionnelle, a condamné l’État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2521281(TA95-2521281)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé de M. A..., qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de titre de séjour « passeport talent ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, titulaire d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 20 janvier 2026, n’avait pas informé la préfecture de l’échéance fixée par son employeur pour produire le titre. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2521333(TA95-2521333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du certificat de résidence d’un an et la délivrance d’un certificat de dix ans à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, n’était pas établie en l’espèce, la requérante ne démontrant pas de bouleversement grave de sa situation personnelle ou professionnelle. En l’absence d’urgence, la demande a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, fondés notamment sur l’accord franco-algérien et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2521350(TA95-2521350)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante cambodgienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas de l’urgence ni de l’utilité de la mesure, faute d’avoir démontré avoir effectué plusieurs tentatives vaines pour obtenir un rendez-vous en préfecture. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l’obligation pour l’administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA95-2521351(TA95-2521351)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant mauricien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a estimé que le requérant n'établissait pas avoir effectué plusieurs tentatives vaines pour obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture, et qu'il ne justifiait donc ni de l'urgence ni de l'utilité de la mesure sollicitée. La décision rappelle que l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, mais que cette obligation n'est pas établie en l'espèce. Toutes les conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA95-2521375(TA95-2521375)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté du 8 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et un arrêté du 7 novembre 2025 l'assignant à résidence. Sur le premier arrêté, le tribunal a relevé que la requête, enregistrée le 14 novembre 2025, était tardive car introduite au-delà du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification ayant eu lieu le 9 septembre 2025. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français ont été déclarées irrecevables. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité partielle, sans qu'il soit statué sur le fond des autres moyens.
N° TA95-2521379(TA95-2521379)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 novembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait assigné à résidence M. B..., ressortissant algérien, dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant assigné l'intéressé à résidence dans un département où il ne résidait pas, sans fixer de lieu de résidence conforme. Le tribunal enjoint à l'administration de restituer la carte d'identité de M. B... et condamne l'Etat à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2521380(TA95-2521380)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 8 novembre 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme C., ressortissante kirghize, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en qualifiant la nouvelle demande de Mme C. de "demande de réexamen", alors qu'elle avait sollicité une "réouverture de dossier" dans le délai de neuf mois prévu à l'article L. 531-40 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur a conduit à un refus illégal, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme C. dans ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.