Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2211733(TA95-2211733)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour 2014. Le requérant soutenait que la procédure de vérification était irrégulière, faute pour l'administration d'avoir expressément rejeté sa comptabilité avant la reconstitution de son chiffre d'affaires, et en raison d'un manquement au devoir de loyauté. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, qui détaillait les motifs pour lesquels la comptabilité n'était pas probante (notamment l'absence de recettes en espèces dans les relevés G7 et la non-conservation des données du taximètre), était suffisamment motivée et régulière. La solution retenue est fondée sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2306924(TA95-2306924)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant le retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à plusieurs infractions, soit parce que le point retiré avait été restitué, soit parce qu'aucun retrait n'avait été effectué. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait a été écarté comme inopérant, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits. Enfin, le moyen tiré du défaut d'information préalable, pourtant reconnu comme une garantie essentielle par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, a été examiné mais non retenu comme fondé.
N° TA95-2413200(TA95-2413200)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de refus de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans opposée à M. C..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que le requérant justifiait de plus de cinq ans de résidence régulière en France. En conséquence, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2413213(TA95-2413213)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant russe reconnu réfugié. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur de droit en ne délivrant pas la carte de résident de dix ans prévue à l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dont le requérant bénéficie de plein droit. Il enjoint au préfet de délivrer cette carte dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et condamne l’État à verser 1 500 euros au titre des frais d’instance.
N° TA95-2413244(TA95-2413244)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., ressortissant tunisien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de lui délivrer un titre de séjour, née du silence gardé sur sa demande de carte de résident. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988. En cours d’instance, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2212461(TA95-2212461)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A... contestant le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins des Hauts-de-Seine de déférer le docteur B... devant la chambre disciplinaire. Le tribunal a jugé que le conseil départemental dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour décider des suites à donner à une plainte, et que le requérant n’établissait pas que ce refus était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. La décision a été rendue au visa des articles L. 4124-2, R. 4127-35 et R. 4127-76 du code de la santé publique.
N° TA95-2300175(TA95-2300175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A..., brigadier de police, contestant son arrêté de suspension de fonctions (29 juillet 2022, modifié le 3 août 2022) et son arrêté de mutation dans l'intérêt du service (16 février 2023). Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la suspension, jugeant qu'il s'agit d'une mesure conservatoire non soumise à l'obligation de motivation et que le moyen tiré d'une erreur sur la date d'entrée en vigueur était infondé. Concernant la mutation, le tribunal a estimé que la décision ne faisait pas grief et a rejeté les conclusions comme irrecevables. Enfin, la demande d'indemnisation pour perte de primes a été rejetée, faute de demande préalable liant le contentieux.
N° TA95-2304624(TA95-2304624)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par MM. Christian et Gérard A... de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester plusieurs arrêtés du maire de Domont relatifs à leur projet de division de parcelles. Dans la première instance (n°2304624), les requérants demandaient l'annulation d'un arrêté de retrait de non-opposition tacite et d'une décision de sursis à statuer, tandis que la seconde (n°2417466) concernait un arrêté d'opposition à leur déclaration préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant notamment que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'absence de procédure contradictoire, et de l'erreur d'appréciation au regard des articles R.111-2 du code de l'urbanisme et UD 7 du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions municipales fondées sur des motifs de sécurité publique et de protection des arbres, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme.
N° TA95-2415274(TA95-2415274)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de délivrance d'un titre de séjour née du silence gardé sur sa demande. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir sollicité la communication des motifs. Il a également jugé que l'insertion professionnelle invoquée n'était ni suffisamment ancienne ni stable pour justifier une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la durée excessive d'instruction ne pouvait utilement être invoquée pour contester la légalité de la décision.
N° TA95-2415278(TA95-2415278)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B..., ressortissant tunisien, par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision implicite dans le mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 232-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais d'instance.
N° TA95-2415412(TA95-2415412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. B..., ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de refus de délivrance d’un titre de séjour née du silence de l’administration. En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l’intéressé une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415416(TA95-2415416)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision n'était entachée ni d'un défaut d'examen sérieux, ni d'un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de sa vie privée et familiale en France. Les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA95-2317452(TA95-2317452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Kately Distribution, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2023 ordonnant la fermeture administrative de son commerce pour sept jours. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requête, bien que maladroite, devait être regardée comme tendant à l'annulation et non à la suspension de la décision. Sur le fond, il a jugé que l'infraction d'emploi d'un étranger non autorisé à travailler était constituée, le salarié ne pouvant se prévaloir de la libre circulation des ressortissants de l'Union européenne. La décision s'appuie sur les articles L. 8272-2, L. 8211-1 et L. 5221-2 du code du travail.
N° TA95-2317304(TA95-2317304)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de propriétaires indivis demandant l'annulation de la délibération du 25 octobre 2023 par laquelle le conseil municipal de Mours a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole, qu'ils estimaient incompatible avec le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF) et incohérent avec le projet d'aménagement et de développement durables (PADD). Le tribunal a examiné les moyens soulevés sur le fondement des articles L. 151-4, L. 151-5 et R. 151-1 du code de l'urbanisme, mais les a écartés comme non fondés.
N° TA95-2519585(TA95-2519585)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 février 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant indien. La juge a relevé d'office que la décision était entachée d'une méconnaissance du champ d'application de la loi, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettant pas de refuser le renouvellement d'une carte de résident au seul motif d'une menace pour l'ordre public. Ce moyen a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et la condition d'urgence a été reconnue.
N° TA95-2501261(TA95-2501261)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d’Oise refusait le renouvellement du titre de séjour de Mme B..., ressortissante gabonaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante, le préfet ayant examiné sa demande sous l'angle d'un changement de statut (article L. 421-1 du CESEDA) alors qu'elle sollicitait un simple renouvellement de son titre « entrepreneur / profession libérale ». En conséquence, le tribunal a également annulé l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de trois mois, en la munissant d'une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2520998(TA95-2520998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de titre de séjour « salarié » de Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante sollicitait un changement de statut et non le renouvellement de son titre « étudiant », ce qui exclut la présomption d’urgence. Il a également relevé que les éléments fournis, notamment la perte d’un contrat de travail à durée déterminée, ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2211841(TA95-2211841)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins des Hauts-de-Seine de déférer un médecin devant la chambre disciplinaire. Le requérant soutenait que le docteur C... avait établi un certificat médical sans examen préalable, en violation de l’article R. 4127-76 du code de la santé publique. Le tribunal a jugé que le conseil départemental dispose d’un large pouvoir d’appréciation pour décider des suites d’une plainte et que M. A... n’apportait aucun élément probant à l’appui de ses allégations. La décision attaquée n’est donc pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2211734(TA95-2211734)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge des impositions supplémentaires mises à son recouvrement pour les années 2015 et 2016, issues d'une vérification de comptabilité de son activité de taxi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle détaillait les éléments (relevés G7, données CPAM, comptabilité globale) ayant conduit l'administration à écarter la comptabilité comme non probante, sans nécessité d'employer le terme "rejet". Il a également constaté que le contribuable n'avait pas saisi la commission des impôts dans le délai de trente jours prévu à l'article R. 59-1 du livre des procédures fiscales, rendant ce moyen inopérant. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501387(TA95-2501387)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 29 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, dès lors que M. C... avait été auditionné par les services de police avant l'édiction de l'arrêté et qu'il ne se prévalait d'aucune circonstance pertinente qui aurait pu modifier la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques invoqués par le requérant.