Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2501387(TA95-2501387)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 29 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, dès lors que M. C... avait été auditionné par les services de police avant l'édiction de l'arrêté et qu'il ne se prévalait d'aucune circonstance pertinente qui aurait pu modifier la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, sans qu'il soit fait application des textes spécifiques invoqués par le requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2309166(TA95-2309166)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. C... qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire. Le juge a constaté que la décision "48 SI" récapitulant les retraits avait été régulièrement notifiée à l'intéressé le 13 mars 2023, avec mention des voies et délais de recours. La requête, enregistrée le 28 juin 2023, était tardive car présentée après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le recours gracieux formé le 2 juin 2023 n'a pas pu proroger ce délai, déjà expiré à cette date.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2414693(TA95-2414693)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 août 2024 lui refusant la délivrance d’une carte de résident. La requérante invoquait notamment une erreur d’appréciation au regard de l’article L.314-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et une méconnaissance de la convention franco-camerounaise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement subordonné la délivrance de la carte de résident au respect des conditions d’intégration républicaine, dont la maîtrise de la langue française au niveau A2, conformément aux articles L.413-7 et R.413-15 du CESEDA. Il a jugé que Mme C... ne justifiait pas de ce niveau de langue, les documents fournis étant insuffisants, et que la convention franco-camerounaise ne faisait pas obstacle à l’application de ces dispositions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2519634(TA95-2519634)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B..., ressortissante algérienne, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 3 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la requête n°2519636 était irrecevable en tant qu'elle contestait l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour, ces décisions ayant déjà été attaquées dans la requête n°2519634. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par Mme B..., estimant que le préfet n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur d'appréciation, ni erreur manifeste, et que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, notamment au regard des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2519683(TA95-2519683)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant philippin, contestant l'arrêté préfectoral du 20 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l'information de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, cet acte ne faisant pas grief. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé, pris par une autorité compétente, et sans défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2411211(TA95-2411211)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée irrecevable car la décision de classement sans suite, prise en application du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible d'être contesté par un recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de la requérante ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2304570(TA95-2304570)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme Isabelle Dazy, qui contestait un titre exécutoire émis le 3 février 2021 pour un trop-perçu de rémunération de 2 866,63 euros. La requérante demandait l'annulation du titre et de l'acte de poursuite, la décharge de l'obligation de payer, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires et des conclusions principales, faute de réclamation préalable et pour non-respect du délai raisonnable de recours d'un an à compter du rejet implicite de son opposition à exécution. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 611-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2304544(TA95-2304544)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., diététicienne du service de santé des armées, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 4 septembre 2021. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que le ministre avait fait une exacte application de l'article 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 en opposant le délai de quinze jours à compter du certificat médical initial du 6 septembre 2021, la requérante n'ayant pas adressé sa déclaration d'accident dans ce délai. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B..., y compris celles relatives à l'enquête administrative et à l'expertise.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2303485(TA95-2303485)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 20 décembre 2022 par laquelle l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a refusé d’octroyer des congés bonifiés à Mme D..., infirmière, pour l’été 2023. Le tribunal juge que l’administration a commis une erreur d’appréciation en considérant que la demande était « hors cycle », alors que le droit au congé bonifié s’ouvrait le 2 août 2023, après une période de service ininterrompue de vingt-quatre mois. La solution retenue s’appuie sur les articles 3 et 6 du décret n° 87-482 du 1er juillet 1987 modifié, ainsi que sur l’article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2520016(TA95-2520016)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision de transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des règlements européens (UE n° 604/2013) et de la convention européenne des droits de l'homme en raison de défaillances systémiques en Italie. Le tribunal a considéré que la décision du préfet du Val-d'Oise était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les textes applicables, dont le règlement Dublin III et l'article 3 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A..., y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2520165(TA95-2520165)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de Mme A..., ressortissante péruvienne, contestant un arrêté préfectoral du 27 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé les moyens infondés, considérant que la décision d'éloignement était légale et proportionnée au regard de la situation personnelle de l'intéressée. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2504474(TA95-2504474)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A... B... contestant le classement sans suite de leur demande d’acquisition de la nationalité française par le préfet du Val-d’Oise. Les requérants n’ont pas apporté de preuve suffisante pour contester le caractère incomplet de leur dossier, malgré une mise en demeure de produire des pièces complémentaires. Le tribunal a appliqué l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-respect des demandes de l’administration. La requête a été rejetée comme manifestement infondée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2316305(TA95-2316305)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur renvoi du Tribunal Administratif de Paris, a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser une provision de 120 000 euros. Le requérant soutient que la responsabilité de l’AP-HP est engagée en raison d’une opération chirurgicale non indiquée, dont le lien de causalité avec son préjudice professionnel serait établi par une expertise médicale. Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l’obligation de l’AP-HP n’était pas non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, et a également refusé d’ordonner une nouvelle expertise. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fond de la responsabilité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2504846(TA95-2504846)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du préfet du Val-d'Oise du 4 mars 2025 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucun commencement de preuve démontrant avoir produit l'ensemble des pièces demandées, rendant son moyen manifestement insuffisamment précis. La décision a été fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-respect d'une mise en demeure de produire des pièces complémentaires. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2316271(TA95-2316271)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de la société BAT 3F contestant la décision de l'OFII du 8 février 2023 lui infligeant une contribution spéciale de 56 400 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 2 124 euros (anciens articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense. S'agissant de la contribution forfaitaire, le tribunal a fait application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, plus douce, qui a abrogé les textes fondant cette sanction, et a prononcé la décharge de cette contribution en l'absence de réacheminement effectif du salarié. En revanche, il a maintenu la contribution spéciale, jugeant son montant proportionné et non susceptible de modulation par le juge.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2505029(TA95-2505029)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... contre la décision du préfet du Val-d'Oise du 17 mars 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal constate que le requérant a été invité, via la plateforme NATALI, à produire des pièces complémentaires dans un délai de deux mois, conformément à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Faute pour M. A... d'avoir déféré à cette mise en demeure dans le délai imparti, le préfet a pu légalement classer sa demande sans suite. Le moyen soulevé, tiré de l'absence de demande de pièces, est donc écarté comme manifestement infondé, permettant au tribunal de rejeter la requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2307032(TA95-2307032)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Pizza house, qui contestait des titres de perception émis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour un montant total de 28 937 euros, correspondant à des contributions spéciale et forfaitaire pour l'emploi de trois travailleurs étrangers en situation irrégulière. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, qui supprime la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement. En conséquence, la décision du 12 avril 2022 de l'OFII est illégale en ce qu'elle a mis à la charge de la société cette contribution forfaitaire, et les titres de perception correspondants sont annulés. La solution retenue est l'annulation partielle des titres de perception pour la part relative à la contribution forfaitaire, avec application de la loi nouvelle plus douce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2503035(TA95-2503035)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de l’avis médical préalable et la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que l’arrêté préfectoral était légal tant en la forme qu’au fond. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2502024(TA95-2502024)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant colombien, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "visiteur". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait pas entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2503320(TA95-2503320)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, jugeant que le refus de séjour relevait de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, et non du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.

Résumé IA