Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 385/2613
N° TA95-2519877(TA95-2519877)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant iranien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisante pour écarter l'obstacle constitué par la décision implicite de rejet de sa demande de titre, née le 10 août 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative fait obstacle à la mesure sollicitée, qui n'a pas pour objet de prévenir un péril grave.
N° TA95-2519875(TA95-2519875)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. C..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, le requérant se trouvant en situation de précarité administrative et économique depuis l'expiration de son titre en août 2022, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 433-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA95-2519871(TA95-2519871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen personnalisé. Il a jugé que le refus, pris en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, le requérant ayant présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile.
N° TA95-2519812(TA95-2519812)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vietnamienne, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à l'expiration de son titre et à la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le changement de statut sollicité ne présumait pas l'urgence et que la privation de ressources n'était pas établie. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2519811(TA95-2519811)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant brésilien, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour lui fixer un rendez-vous et délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. B... avait déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour sur la plateforme « démarches-simplifiées.fr » avant l'expiration de son titre, ce qui lui permettait de bénéficier de la prorogation des droits liés à son titre précédent en application des articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence caractérisée et de mesure utile justifiée.
N° TA95-2506333(TA95-2506333)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 6 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 mars 2021, n’avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 31 mars 2022. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et ses deux enfants, hébergés dans un logement de transition dégradé depuis 2017.
N° TA95-2519793(TA95-2519793)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C..., ressortissant algérien, contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine l'assignent à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, son fils souffrant d'une grave insuffisance rénale nécessitant sa présence. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet n'avait pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant, en application de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA95-2519791(TA95-2519791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté de transfert aux autorités italiennes pris par le préfet des Hauts-de-Seine sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, de l'absence d'accord implicite des autorités italiennes, et des risques de défaillances systémiques en Italie. Il a jugé que la décision de transfert était légale et a refusé de faire application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement.
N° TA95-2510425(TA95-2510425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) le 11 mai 2022, pour la carence fautive de l'administration à exécuter l'injonction de relogement prononcée par le tribunal le 21 mars 2023. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à M. A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, incluant l'hébergement chez sa fille dans un logement surpeuplé et inadapté à son état de santé, ainsi que l'impossibilité de recevoir son fils.
N° TA95-2519689(TA95-2519689)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a constaté que la requérante avait reçu un récépissé après l’introduction de sa requête, rendant sans objet ses conclusions principales en injonction et astreinte. Il a également rejeté la contestation relative à l’absence d’autorisation de travail, faute d’urgence et d’utilité démontrées. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais de justice.
N° TA95-2519669(TA95-2519669)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A..., ressortissant sénégalais, contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant contestait la décision en invoquant notamment son absence d'attaches en Espagne et des défaillances systémiques dans le traitement des demandes d'asile par ce pays. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, y compris le défaut de qualification de l'agent ayant mené l'entretien individuel, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté de transfert, en application des articles 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013.
N° TA95-2316532(TA95-2316532)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SARL MS coiffure contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 octobre 2023 lui infligeant une contribution spéciale de 8 020 euros et une contribution forfaitaire de 2 124 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a relevé d'office que la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 a abrogé l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fondait la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement. En conséquence, la solution retenue est l'application de la loi nouvelle plus douce, entraînant l'annulation de la contribution forfaitaire. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le moyen d'ordre public soulevé indique une probable décharge de cette contribution forfaitaire, tandis que la contribution spéciale, régie par le code du travail, reste en principe maintenue sous réserve des autres moyens examinés.
N° TA95-2510404(TA95-2510404)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 25 novembre 2020, en raison de l’absence de proposition de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, incluant son maintien dans une résidence sociale avec sa fille, pour la période du 26 mai 2021 à la date du jugement.
N° TA95-2506311(TA95-2506311)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a été saisi par Mme B... d’un recours en annulation contre la décision implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine rejetant sa demande de logement prioritaire et urgent. La requérante invoquait sa grossesse, un congé de son propriétaire et l’insalubrité de son logement (moisissures, plafond détérioré). Le tribunal a examiné la légalité de cette décision au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique.
N° TA95-2519593(TA95-2519593)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant ivoirien, contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise du 19 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique et l'instruction a été clôturée. Les textes appliqués incluent la CESDH, la CIDE, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code de justice administrative.
N° TA95-2519539(TA95-2519539)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 octobre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal écarte les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen, de méconnaissance du droit d'être entendu et d'atteinte à la vie privée et familiale. La décision est fondée sur les articles L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2506235(TA95-2506235)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 janvier 2022. La requérante, hébergée temporairement avec ses trois filles dans un logement de type T3 via l'association Aurore, n'avait reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois imparti. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis.
N° TA95-2519503(TA95-2519503)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. C..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de douze mois, et un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a considéré que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'annulation des arrêtés et les conclusions subsidiaires, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.
N° TA95-2519459(TA95-2519459)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant polonais, contre un arrêté préfectoral du 17 octobre 2025 prononçant la caducité de son droit au séjour, une obligation de quitter le territoire français (OQTF), et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le CESEDA.
N° TA95-2506202(TA95-2506202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à indemniser M. B... pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 8 avril 2022. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de la carence fautive à exécuter la décision de la commission et l’injonction du tribunal du 11 avril 2023, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d’existence, incluant le stress lié au congé du propriétaire et la situation de son foyer composé de six personnes, dont un enfant handicapé. Les conclusions du préfet tendant au rejet de la requête ont été rejetées.