Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2410436(TA95-2410436)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... B..., ressortissant soudanais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de résident valable jusqu’en 2034, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
N° TA95-2410454(TA95-2410454)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 décembre 2023 refusant la délivrance d'un certificat de résidence à une ressortissante algérienne, ainsi que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur. Le tribunal estime que la requérante justifie, par un faisceau d'indices suffisants (nombre et répartition dans le temps de documents médicaux), résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Cette solution est fondée sur une application inexacte des stipulations du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA95-2410703(TA95-2410703)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'absence de production de pièces complémentaires, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve des problèmes informatiques allégués pour justifier l'absence de transmission des documents. La décision s'appuie sur les articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux naturalisations.
N° TA95-2414672(TA95-2414672)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., réfugié afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le requérant s’est vu délivrer le titre demandé, ce qui a conduit à un désistement de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La solution retenue est fondée sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA95-2415160(TA95-2415160)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A..., ressortissant algérien, a examiné la légalité de l’arrêté préfectoral du 20 septembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an. Le requérant soutenait notamment que l’arrêté méconnaissait les dispositions de la convention d’application de l’accord de Schengen et du règlement (UE) n° 2016/399, car il était titulaire d’un titre de séjour en cours de validité délivré par un autre État membre de l’Union européenne. Le tribunal a fait droit à ce moyen, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de ce titre de séjour, et a annulé l’arrêté attaqué.
N° TA95-2417998(TA95-2417998)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. E..., ressortissant sri-lankais, contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal constate que le préfet, malgré une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense et est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. La solution retenue est que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418067(TA95-2418067)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. D... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction, sur le fondement de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2027. Le tribunal constate que cette délivrance rend les conclusions de la requête sans objet et prononce un non-lieu à statuer.
N° TA95-2514373(TA95-2514373)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que ce classement, motivé par l'absence de production d'une pièce originale (extrait d'acte de naissance) malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc irrecevable. La solution s'appuie sur les articles 9 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permettent à l'administration de classer sans suite une demande incomplète.
N° TA95-2418621(TA95-2418621)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mars 2021. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 1 200 euros, incluant les intérêts au taux légal à compter du 4 juin 2024 et la capitalisation des intérêts, pour la période d’indemnisation allant du 23 mars 2024 à la date du jugement.
N° TA95-2519561(TA95-2519561)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante philippine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à sa résidence continue en France depuis 2018 et à sa situation familiale et professionnelle. Le juge a estimé que ces circonstances ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant un examen prioritaire par rapport à d'autres étrangers dans une situation similaire. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2500439(TA95-2500439)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme C... pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 18 janvier 2023 la reconnaissant comme prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 20 novembre 2023 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses trois enfants, hébergés chez ses parents sans espace personnel. Le tribunal a accordé une indemnité de 3 000 euros pour la période de carence, tout en rejetant la demande d'astreinte et en mettant à la charge de l'État les frais d'avocat.
N° TA95-2517712(TA95-2517712)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... comme portée devant une juridiction incompétente. Le requérant contestait la décision de la CPAM du Val-d'Oise fixant son taux d'incapacité permanente à 40% et lui allouant une rente trimestrielle pour maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, dont la compétence appartient au juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2517089(TA95-2517089)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par les sociétés exploitant l’hôtel Sheraton à l’aéroport Charles-de-Gaulle, conteste une décision de résiliation partielle de leur concession d’occupation du domaine public et demande une indemnisation. Le juge constate que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 312-11 et R. 221-3 du code de justice administrative, car le lieu d’exécution du contrat se situe dans l’emprise de cet aérodrome. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction, sans se prononcer sur le fond.
N° TA95-2500452(TA95-2500452)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 4 janvier 2023, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 11 décembre 2023. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une indemnité mensuelle de 300 euros à compter du 5 juillet 2024 (fin du délai de six mois post-décision de la commission) jusqu'à la date du jugement, pour les troubles dans les conditions d'existence subis (logement de 10 m² sans sanitaires privatifs).
N° TA95-2516930(TA95-2516930)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige relatif à une décision implicite de rejet de la commission de médiation du droit au logement opposable de l’Essonne. Le tribunal, constatant que le département de l’Essonne relève du ressort du Tribunal Administratif de Versailles, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA95-2500909(TA95-2500909)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et le préfet ayant procédé à un examen sérieux de sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les dispositions relatives à la motivation des décisions administratives.
N° TA95-2501057(TA95-2501057)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 20 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l’arrêté était signé par une autorité bénéficiant d’une délégation régulière et qu’il était suffisamment motivé. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d’être entendu, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA95-2501312(TA95-2501312)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du 10 janvier 2025 le plaçant à l'isolement au centre pénitentiaire de Nanterre. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le placement était justifié par des considérations de sécurité et de protection, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 213-8 et R. 213-30 du code pénitentiaire. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme a été écarté.
N° TA95-2510745(TA95-2510745)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le Centre hospitalier d’Argenteuil d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la CPAM du Val-d’Oise de régler une facture de soins. La CPAM ayant régularisé la situation en cours d’instance, le centre hospitalier s’est désisté de sa requête. Par ordonnance du 17 novembre 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2501607(TA95-2501607)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien. Le juge retient un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.