Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA95-2503087(TA95-2503087)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir la carte mobilité inclusion avec mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante contestait le refus du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, soutenant que son état de santé justifiait l'attribution de cette carte. Le tribunal a fait droit à sa demande, annulant la décision de refus du 24 avril 2025. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017, en considérant que Mme A... remplissait les conditions de mobilité pédestre réduite.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2506333(TA95-2506333)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 6 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 mars 2021, n’avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 31 mars 2022. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et ses deux enfants, hébergés dans un logement de transition dégradé depuis 2017.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2503204(TA95-2503204)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la requête de M. A..., reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 15 février 2023, et pour lequel une injonction de relogement sous astreinte avait été prononcée le 8 janvier 2024, mais non exécutée. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de la demande indemnitaire préalable, considérant que le litige relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, engageant sa responsabilité en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, vivant dans un logement sur-occupé et inadapté à son handicap. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2503235(TA95-2503235)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante togolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour soins médicaux. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, dont l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et le vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles tendant à la suppression de propos injurieux dans le mémoire en défense.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2505982(TA95-2505982)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré deux décisions de la commission de médiation (9 janvier 2019 et 9 novembre 2022) la reconnaissant comme prioritaire. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme B... une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, prenant en compte la durée de la carence et l'absence de proposition de logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA95-2506957(TA95-2506957)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, était saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de son besoin de logement social. En cours d’instance, une décision explicite de rejet du 9 avril 2025 s’étant substituée à la décision implicite, les conclusions de la requête ont été regardées comme dirigées contre cette nouvelle décision. Pour rejeter la demande, le tribunal s’est fondé sur les dispositions des articles L. 300-1, L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation et R. 441-14-1 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par Mme B... n’étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA95-2500909(TA95-2500909)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et le préfet ayant procédé à un examen sérieux de sa situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les dispositions relatives à la motivation des décisions administratives.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2500452(TA95-2500452)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l'État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation le 4 janvier 2023, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal du 11 décembre 2023. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une indemnité mensuelle de 300 euros à compter du 5 juillet 2024 (fin du délai de six mois post-décision de la commission) jusqu'à la date du jugement, pour les troubles dans les conditions d'existence subis (logement de 10 m² sans sanitaires privatifs).

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2500439(TA95-2500439)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme C... pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 18 janvier 2023 la reconnaissant comme prioritaire pour un logement, ainsi que l'ordonnance du 20 novembre 2023 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante et ses trois enfants, hébergés chez ses parents sans espace personnel. Le tribunal a accordé une indemnité de 3 000 euros pour la période de carence, tout en rejetant la demande d'astreinte et en mettant à la charge de l'État les frais d'avocat.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA95-2418621(TA95-2418621)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à indemniser M. B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 3 mars 2021. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 1 200 euros, incluant les intérêts au taux légal à compter du 4 juin 2024 et la capitalisation des intérêts, pour la période d’indemnisation allant du 23 mars 2024 à la date du jugement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2506108(TA95-2506108)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien et père de trois enfants français. Le juge estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la communauté de vie établie avec la mère française et de l'intérêt supérieur des enfants. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois. L'État est également condamné à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2418300(TA95-2418300)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le maire de Nanterre avait interdit la présence du public lors d'un match de basketball. La juridiction a jugé que le maire n'était pas compétent pour prendre cette mesure, car la commune dispose d'une police étatisée et que l'arrêté visait à réprimer des atteintes à la tranquillité publique, relevant de l'État. De plus, l'événement constituait un grand rassemblement d'hommes, ce qui confiait également la compétence au représentant de l'État en vertu de l'article L. 2214-4 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté pour incompétence de l'auteur de l'acte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2213408(TA95-2213408)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Sfordus Market contestant les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a relevé d'office l'abrogation des articles L. 822-2 et L. 822-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024. Il a appliqué le principe de la loi répressive nouvelle plus douce, ce qui a conduit à une réduction du montant de la contribution forfaitaire. La solution retenue est donc un allègement partiel des sanctions pécuniaires initialement fixées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA95-2314841(TA95-2314841)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Anis coiffure, qui contestait les sanctions pécuniaires (contribution spéciale de 60 150 euros et contribution forfaitaire de 2 124 euros) infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre de travail. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation sur sa bonne foi. Le tribunal a examiné le moyen d'ordre public tiré de l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, mais a jugé que cette abrogation n'affectait pas les infractions antérieures. En conséquence, la décision de l'OFII a été confirmée, les textes appliqués étant les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 à L. 822-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2411568(TA95-2411568)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait l'attribution rétroactive de points de nouvelle bonification indiciaire et une indemnité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens, ni conclusions à fin d'annulation ou d'indemnisation, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni connaître de demandes gracieuses. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521344(TA95-2521344)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par cette procédure n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas une situation nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2521282(TA95-2521282)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mauricienne, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de l’enregistrer pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure dans un délai de quarante-huit heures, n’était pas remplie, faute pour la requérante d’établir une précarité financière immédiate et alors que son titre de séjour était encore valable. Il a également rappelé que la requérante pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du même code pour obtenir une mesure utile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA95-2520329(TA95-2520329)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Mme B... qui se plaignait de l’inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine d’une précédente ordonnance du 5 octobre 2025. Cette précédente ordonnance enjoignait au préfet de convoquer l’intéressée pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Constatant que le préfet n’a pas exécuté cette mesure et n’a pas produit d’observations, le juge retient que ce défaut d’exécution constitue un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA95-2511104(TA95-2511104)

Refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B..., intervenu le 6 novembre 2025. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fondant sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA95-2520932(TA95-2520932)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'examiner la complétude de son dossier de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La juge des référés constate que la demande de la requérante, déposée avant l'expiration de son titre, a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée.

Résumé IA