Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2515234(TA95-2515234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. D..., ressortissant ukrainien, contre un arrêté du préfet des Yvelines du 5 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et contre une décision du préfet du Val-d'Oise du 17 octobre 2025 l'assignent à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que la menace pour l'ordre public était établie et que les circonstances humanitaires exceptionnelles n'étaient pas justifiées, en application des articles L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions accessoires et celles dirigées contre le signalement au système d'information Schengen, jugées irrecevables.
N° TA95-2511837(TA95-2511837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique (Pôle Social), a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Val-d’Oise du 23 mai 2025 rejetant son recours gracieux, lequel contestait un refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a interprété ces conclusions comme étant également dirigées contre la décision initiale du 14 février 2025. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, relatifs au droit au logement opposable et à la procédure devant la commission de médiation.
N° TA95-2510871(TA95-2510871)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation de la décision du 12 mars 2025 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La requérante invoquait la suroccupation et l'insalubrité de son logement de 28 m² où elle vit avec ses trois enfants. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permettent de saisir la commission sans condition de délai en cas de logement suroccupé ou indécent pour un demandeur ayant au moins un enfant mineur. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet ayant conclu en ce sens et les moyens soulevés n'ayant pas été jugés fondés.
N° TA95-2507999(TA95-2507999)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de douze mois prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur en estimant que, bien que le défaut de soins puisse avoir des conséquences graves, Mme B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, le Maroc. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ et interdiction de retour) ont été jugées légales.
N° TA95-2503320(TA95-2503320)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a opéré une substitution de base légale, jugeant que le refus de séjour relevait de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, et non du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision n'était pas entachée d'incompétence et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA95-2503190(TA95-2503190)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande indemnitaire de M. B..., reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation le 8 février 2023. Le requérant, qui n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 30 novembre 2023, sollicitait la réparation de ses préjudices pour la période allant du 8 août 2023 jusqu'à son relogement effectif le 21 mai 2025. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation. La solution retenue consiste à condamner l'État à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis pendant cette période.
N° TA95-2503035(TA95-2503035)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l’irrégularité de l’avis médical préalable et la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que l’arrêté préfectoral était légal tant en la forme qu’au fond. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA95-2502024(TA95-2502024)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant colombien, qui contestait le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour "visiteur". Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, le requérant n'ayant pas demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait pas entaché sa décision d'un défaut d'examen sérieux et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés.
N° TA95-2501039(TA95-2501039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure lié à l'avis de l'OFII, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, du code des relations entre le public et l'administration, et de l'accord franco-algérien.
N° TA95-2500946(TA95-2500946)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 décembre 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de renouveler le titre de séjour de Mme B..., ressortissante turque, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue et régulière de l'intéressée en France depuis 2009, de ses attaches familiales stables et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B... un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA95-2419085(TA95-2419085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contre les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 10 juin 2024 (refus de renouvellement de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour d’un an, retrait de carte) et du 14 juin 2024 (assignation à résidence). Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus de séjour et le retrait de titre, en application de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l’entrée et du séjour des étrangers, estimant que la menace pour l’ordre public justifiait ces mesures. Les autres décisions (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) avaient déjà été tranchées par un jugement antérieur du 6 août 2024. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2416694(TA95-2416694)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS) par le garde des Sceaux. Le juge a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en inscrivant M. D..., cette mesure visant à renforcer la sécurité et la surveillance sans porter d'atteinte disproportionnée à ses droits. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022 relative au répertoire des DPS.
N° TA95-2415434(TA95-2415434)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la commune de Sarcelles d’une demande d’expulsion d’un logement de fonction situé dans une école, occupé sans droit ni titre par M. B... après l’expiration de sa convention d’occupation temporaire. Constatant que le bien relève du domaine public communal et que l’occupation est irrégulière, le tribunal fait droit à la demande en enjoignant à M. B... de libérer les lieux sans délai, sans toutefois assortir cette injonction d’une astreinte. La décision se fonde sur les articles L. 2111-1, L. 2111-2 et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. En outre, M. B... est condamné à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA95-2414693(TA95-2414693)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 13 août 2024 lui refusant la délivrance d’une carte de résident. La requérante invoquait notamment une erreur d’appréciation au regard de l’article L.314-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et une méconnaissance de la convention franco-camerounaise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement subordonné la délivrance de la carte de résident au respect des conditions d’intégration républicaine, dont la maîtrise de la langue française au niveau A2, conformément aux articles L.413-7 et R.413-15 du CESEDA. Il a jugé que Mme C... ne justifiait pas de ce niveau de langue, les documents fournis étant insuffisants, et que la convention franco-camerounaise ne faisait pas obstacle à l’application de ces dispositions.
N° TA95-2411211(TA95-2411211)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet du Val-d'Oise. La requête a été jugée irrecevable car la décision de classement sans suite, prise en application du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible d'être contesté par un recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires de la requérante ont été rejetées.
N° TA95-2316305(TA95-2316305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur renvoi du Tribunal Administratif de Paris, a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) à lui verser une provision de 120 000 euros. Le requérant soutient que la responsabilité de l’AP-HP est engagée en raison d’une opération chirurgicale non indiquée, dont le lien de causalité avec son préjudice professionnel serait établi par une expertise médicale. Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l’obligation de l’AP-HP n’était pas non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, et a également refusé d’ordonner une nouvelle expertise. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur le fond de la responsabilité.
N° TA95-2316271(TA95-2316271)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de la société BAT 3F contestant la décision de l'OFII du 8 février 2023 lui infligeant une contribution spéciale de 56 400 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 2 124 euros (anciens articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des droits de la défense. S'agissant de la contribution forfaitaire, le tribunal a fait application de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, plus douce, qui a abrogé les textes fondant cette sanction, et a prononcé la décharge de cette contribution en l'absence de réacheminement effectif du salarié. En revanche, il a maintenu la contribution spéciale, jugeant son montant proportionné et non susceptible de modulation par le juge.
N° TA95-2307103(TA95-2307103)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite du maire d'Asnières-sur-Seine refusant de faire cesser l'occupation du domaine public par la terrasse du restaurant « Audass’ ». Le tribunal a jugé que la société exploitante disposait d'une autorisation d'occupation valide (permis de stationnement) et que l'absence d'une permission de voirie n'était pas établie, faute de preuve que les barrières délimitant la terrasse aient été installées par la société. Les moyens soulevés par la requérante ont donc été écartés.
N° TA95-2307032(TA95-2307032)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la société Pizza house, qui contestait des titres de perception émis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour un montant total de 28 937 euros, correspondant à des contributions spéciale et forfaitaire pour l'emploi de trois travailleurs étrangers en situation irrégulière. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'abrogation de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par la loi du 26 janvier 2024, qui supprime la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement. En conséquence, la décision du 12 avril 2022 de l'OFII est illégale en ce qu'elle a mis à la charge de la société cette contribution forfaitaire, et les titres de perception correspondants sont annulés. La solution retenue est l'annulation partielle des titres de perception pour la part relative à la contribution forfaitaire, avec application de la loi nouvelle plus douce.
N° TA95-2304938(TA95-2304938)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... et autres demandant l’annulation de l’arrêté du maire d’Antony du 24 mars 2023 les mettant en demeure de quitter un campement irrégulier. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le maire avait légalement exercé ses pouvoirs de police municipale (articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales) face aux risques pour la sécurité et la salubrité publiques. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’atteinte à l’intérêt supérieur de l’enfant ou de la disproportion.